Batman par Tom King, classique ou déception ? (ATTENTION SPOILERS A GOGO)

BATMAN Tom King Comic Talk

Jeffzewanderer Par

Un personnage aussi iconique que Batman ne manque pas de runs de référence (O’neill, Miller, Loeb, Snyder…) et le dernier scénariste à avoir essayé de poser sa marque sur le personnage est le très bankable Tom King (Vison, Mr Miracle, Heroes In Crisis, Sheriff Of Babylone…). Annoncé à 100 numéros, finalement stoppé à 85 (89 avec les annuals) avec la promesse d’une mini-série Batman/Catwoman pour conclure, le passage de l’auteur sur la série n’a pas laissé vos serviteurs indifférents, au point même de convaincre notre Steeve (inter)national de reprendre la plume sur Comic Talk.

Place donc à une analyse croisée entre un déçu et un inconditionnel de ce Batman. C’est bien évidemment BOURRE DE SPOILERS (y compris sur les numéros « post-King ») ! Donc vade retro si vous n’avez pas encore fini la lecture de la série

Jeffzewanderer : Maintenant que la partie « purement Batman » du run de Tom King est fini, quel est ton sentiment général ?

Steeve : J’ai suivi le run depuis le début. Au début je kiffais pour plusieurs raisons :

Les débuts du run étaient plus fluides à lire que le run de Scott Snyder que j’ai trouvé désagréable à lire dans l’ensemble (j’ai vraiment aimé que la première partie de la cour des hiboux, la première partie de Death of the Family et le seul arc que j’ai apprécié en entier a été Endgame… je ne tiens pas compte de ce qu’il a fait avant d’arriver sur la série Batman à proprement parler, j’ai kiffé son passage sur Detective Comics).

J’avais encore lu très peu de King quand ça a commencé, les tricks d’écriture sur lesquels il se rabat dès qu’il est en galère étaient encore rafraîchissant la narration était… « simple », il jouait du côté complètement barge et inarrêtable de Batman et je trouvais ça fun vraiment. L’épisode dans lequel Batman fait une descente sur l’île de Bane (#16-20), j’ai trouvé ça énorme à lire. Puis y’a le non-mariage (#50), j’ai aimé. Puis l’arc avec Freeze (#51-52), Bruce qui a du mal à gérer d’avoir été recalé. Cool. Puis, Knightmares (#61-63 et #66-69)… et à partir de là j’y suis plus du tout arrivé.

Jeffzewanderer : C’est marrant que tu mettes la coupure à Knightmares, parce que ce point du run ne m’a pas paru particulièrement un pivot. Disons que c’était dans la continuité de la descente aux enfers de Bruce après son non-mariage/recalage justement.

Ce qui est aussi marrant, et peut-être une clé pour expliquer nos ressentis différents sur ce run, c’est que dès le départ, je suis limite à l’opposée de toi.

Le début de run ne m’a pas emballé du tout. Trop basique, trop systématiquement  » Batman s’en prend plein la gueule mais en fait tout était prévu « …

Et finalement c’est un peu « à l’usure » que j’ai fini par rentrer (et à la relecture le début m’a paru mieux mais parce que je le mettais en perspective par rapport au reste).

Bon pour le non mariage on est d’accord, c’était un bon twist.

Par contre Knightmare, autant j’avoue que le côté déstructuré était un peu déroutant, mais je trouve qu’il a offert quelques vignettes géniales.

Et ça me fait venir aux « tics » de King justement. Je n’en avais pas lu des tonnes avant (juste le premier tradepaperback de Sheriff of Babylone je crois) donc finalement j’ai vraiment découvert sa façon d’écrire avec Batman aussi, mais j’ai aimé voir son style se développer à mesure.

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Steeve : Justement les « vignettes géniales » c’est son go-to quand il a des pages à remplir j’ai l’impression, et autant il est très doué à ça, ça fait pas une histoire.

Le fait que la narration switch d’une structure assez directe à son parfait opposé ça m’a mis une claque. J’avais l’impression d’avoir Morrison aux commandes d’un coup. Et en vrai il s’est beaucoup inspiré de son run, mais comme pas mal d’auteurs depuis alors que c’était y’a pas « si longtemps » que ça.

Et si y’avait que la structure de Knightmares qui était particulière, pourquoi pas, l’arc s’y prête tout long qu’il soit. Mais quand on sort de cet arc ça continue, on te file des morceaux pas forcément dans l’ordre chronologique, mais sans que ce soit particulièrement pertinent, au contraire, ça rend juste la lecture à raison d’un à deux numéros par mois ultra chiante en fait.

J’ai arrêté de lire au début de City of Bane (#75-85). J’ai continué d’acheter parce que je savais que la fin arrivait, puis j’ai tout lu d’un coup. C’est un problème que beaucoup de séries DC ont eu ces derniers temps : Doomsday Clock, la Justice League de Snyder

Si tu lis ces histoires sur deux ans, tout est tellement lié que si t’as le malheur de lire d’autres séries à côté, avec l’absence de résumé des épisodes précédents tu passes à côté de tellement de passages qui sont censés être marquants. C’est des histoires faites pour être bingées en fait, et autant quand tu les consommes comme ça, ça fonctionne pour la Justice League de Snyder et Doomsday Clock, autant la fin du run de King sur Batman, wahou…

Il y a deux épisodes c’est littéralement Batman et Catwoman en vacances à la plage, alors quand c’est le seul numéro que t’as à te mettre sous la dent, chaud. Quand tu lis tout d’un coup, Il y a toujours un numéro de trop qui reste sur leurs vacances. Et dans ce cas précis, la temporalité qui n’est pas une ligne droite n’apporte juste rien à la narration j’ai trouvé. Et l’arc du père de Bruce qui est plié en un épisode à la fin du run. Il se contente de faire comme dans le film et reléguer Bane du statut de puissance instopable à juste l’outil du « vrai méchant », et perso ça m’a juste pas touché. « Ouh la la, mon fils il est devenu Batman, il trouvera jamais le bonheur, alors je vais lui mettre la misère sa mère et comme ça il aura une happy end« … « Ah ! » comme dirait Denis Brogniart.

Jeffzewanderer : Denis Brogniart, a.k.a. le dernier mec que je pensais voir citer dans un article Batman !

Alors moi encore une fois c’est complètement l’inverse. Autant je suis bien d’accord que Doomsday Clock c’est un truc à lire d’un coup, limite il fallait faire direct un graphic novel. Pour Snyder sur JL, peut-être moins, je pense surtout que le mec s’est perdu dans ses concepts cosmiques. Mais pour Batman, je pense justement que c’est la sérialisation qui a sauvé la fin de run.

En fait, toute la fin du run (après Knightmare justement, je m’en rend compte avec cette discussion, et du coup c’est finalement un pivot assez logique), c’est effectivement vilain papa Wayne qui veut démonter fiston « pour son bien ». Et justement c’est hyper basique. Y a pas de plans retors, de twist de ouf… C’est juste « je te mets la misère, je te pète la gueule, je tues ceux que tu aimes« …

Le mec c’est un méchant de film d’action des 80s !

Mais justement, avec ses vignettes, sa narration déstructurée, King habille ça mois après mois. Finalement j’ai trouvé qu’il arrivait à me donner un petit bonbon chaque mois, et me laisser avec un cliffhanger pour que j’attende le suivant. Et je pense que c’est imputable à son manque d’expérience en matière d’écriture de comics surtout sur une série très longue.

C’est une pure conjecture hein. Mais en gros, je l’ai ressenti comme : face à un histoire courte, auto-contenue (Mr Miracle, Sheriff of Babylone…) il a sa structure, il déroule un tout. Par contre face à une série hyper longue où il ne devait avoir que des « points étapes », il use et abuse du fait qu’il la distille en tranches de 22 pages. Et il fait ça à coup de stylisation extrême, justement pour « justifier » chaque numéro. D’où les vignettes. D’où les éléments récurrents dont justement la récurrence te saute à la gueule si tu lis tout d’un coup.

Je suis d’accord que c’est clairement une évolution par rapport au début de run. Ce qui me paraît cohérent : il serait logique qu’il ait eu son début plus précis en tête, alors que la suite se dessinait / précisait à mesure. D’où cette bascule.

Après, sur le cas précis de Bane, du traitement du personnage, c’est vrai que justement la bascule est pas très bien gérée. Il passe de Machiavel jusqu’au 50 à Hulk vilain ensuite, avec Papa Wayne en vrai mastermind. Mais ayant découvert le personnage avec le film Batman et Robin, j’ai personnellement toujours du mal à le voir stratège. Donc personnellement cette « maltraitance » de Bane ne m’a pas plus choquée. M’en fiche de Bane en fait, j’avoue.

Et enfin, autant je trouve le final en effet trop vite expédié (mais c’est un défaut récurrent du run, c’est ce que je n’aimais pas au début) autant je trouve que la façon dont il explicite son thème à la fin dans le bar, avec le running gag du QB de l’équipe de Gotham qui est nase, c’est très « on the nose« , mais ça vient bien mettre un joli ruban sur le tout et justifier la trop grande récurrence d’évènements sur la fin de run (le Bruce tente, perd, se relève etc…).

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Steeve : Juste pour revenir sur la JL de Snyder même si c’est pas le thème du jour, je ne trouve justement pas qu’il s’est perdu, quand tu lis tout d’un bloc le gars a une ligne directrice et écrit une seule histoire depuis Dark Knights Metal, et franchement ça se lit plutôt bien en bloc.

Autrement, quand tu dis que c’est son approche épisodique qui a sauvé King sur la fin du run, c’est surtout ce qui l’a fait quitter la sérié 15 numéros plus tôt que prévu. A la base la série lui avait été confiée pour 100 numéros, c’est comme ça que DC s’est assuré son exclusivité. Tout est parti en vrille quand les ventes ont commencé à dégringoler à partir de Knightmares.

Après un de mes problèmes c’est aussi que je prends beaucoup en compte ce qui se passe en dehors de l’histoire. Le gars tout le long de son run racontait à qui voulait bien l’entendre « Moi mon histoire c’est Batman aime Catwoman et Bane et méchant, c’est tout« . Bah non, ton histoire c’est Batman aime Catwoman et le papa de Batman est fou. Aussi il a annoncé la mort de Batman entre les mains de Gotham Girl dès l’épisode 5 il me semble, sur twitter un lecteur lui a demandé si ce truc allait finir par arriver, et il a cité Morrison et dit que pour écrire une bonne histoire de Batman, fallait le tuer. Une approche que Snyder a aussi reprise avec Endgame. Endgame que j’ai adoré, véritable affrontement final entre Batman et le Joker (bonne chance à Tynion IV avec la redite qu’il est en train de préparer) et qui donnait une vraie « mort » à Batman, là franchement la chute du chevalier noir qu’il m’a donné m’a tellement pas touché.

Puis que t’aimes Bane ou pas, tu ériges pas un perso en génie du mal pour ensuite en refaire une brute épaisse qui se fait doubler comme une merde au détour d’une page…

Après, je vais lire sa Batman/Catwoman si un jour elle sort. J’adore son écriture de leur relation et ça va être du 12 numéros, DC a compris qu’à l’image d’un Millar qui ne sait plus faire que du 6 épisodes, faut pas trop en demander à King haha !

Sinon, j’ai adoré son dernier annual, même si en vrai c’était Superman up in the sky pour Batman.

Jeffzewanderer : Ben tu me pique ma réponse/transition : je pense en effet que tu as peut-être trop pris en compte les déclarations de l’auteur, qui justement ne peuvent être que partiel. Le mec n’allait pas t’annoncer son twist « En fait c’est Thomas Wayne le vilain » en interview. Ce serait comme de spoiler le twist du mariage dans la presse (oh wait…). Mais surtout, le run n’est pas fini. C’était pour ça que je parlais de « partie purement Batman » au début. La vraie fin ce sera Batman/Catwoman. Donc ne perds pas espoir, Bruce peut encore calancher.

Mais en relisant le 85 vite fait, et surtout en tenant compte de ce que tu m’apprends du côté éditorial (je ne savais pas que les ventes s’étaient cassées la figure sur la fin), je me dis aussi qu’en fait on l’a eue la mort de Batman : Thomas Wayne. Tué par Bane. Bon si c’est ça j’avoue ça fait vraiment « je me suis bien foutu de vos gueules au numéro 5″ mais en même temps, le procédé d’annoncer la fin, je ne l’aime pas parce que je trouve que justement ça se prête TOUJOURS à ce genre de pirouette un brin facile.

Par contre, là où King est bien retombé sur ses pieds, c’est que finalement son run est une exploration de Bruce Wayne en tant que Batman, et surtout en tant qu’homme, et que du coup, le mettre face au père, c’est assez bien trouvé, et le twist d’évincer Bane en cours de route se justifie (même si la forme laisse à désirer, je suis d’accord). En fait j’aime vraiment l’écho que le dernier numéro fait au début du run : la conversation avec Gotham Girl, le rapport de Bruce à ses parents, le fait de juger sa vie par rapport à ce qu’ils attendraient de lui, la catharsis…

Je pense même que c’est peut-être ça qui m’a paru le plus original (peut-être à tort…) : l’emphase sur le côté humain de Bruce. Il n’est pas « dissocié » de Batman, mais il est plus humain que jamais je trouve.

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Steeve : Juste, Thomas est pas mort, on a juste eu droit au vingtième brisage de dos du run mais c’est tout, t’inquiète pas que dès qu’un scénariste en aura besoin, à l’image de Hush, il sera réutilisé comme chaire à canon à lancer à la gueule de Bruce pendant que le vilain du jour fait ses trucs en coulisse

Mais on a parlé de tous les éléments marquants du run, le mariage, Bane, Thomas Wayne, ok, mais il manque quand même le truc le plus gros : tu as pensé quoi de la mort d’Alfred ?

Jeffzewanderer : Alors d’abord je vais pinailler, mais autant je suis d’accord qu’on risque de revoir Thomas, mais relis la page : je pense vraiment que « in story » Bane le tue. Il lui dit « Time to die, Batman. This is the end Batman. » et de son côté, Thomas a justement l’air de reconnaître son échec et de lâcher l’affaire. Donc si il revient (comme TOUS les persos de comics reviennent, à part oncle Ben et encore…) ce sera une pure décision éditoriale, mais pas en cohérence avec l’histoire.

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Pour Alfred

Ben en fait c’est le gros point noir. Le truc que j’arriverai pas à bien justifier. Bon déjà j’aime pas les morts de personnages majeurs. Batman sans Alfred il manque un truc. Oui Lucius Fox qui prend la suite est sympa, mais c’est du sous-Alfred quoi, donc laisse moi l’original !

Alors oui, pour le suspens, la dramaturgie etc… Ok on bute un personnage. Mais c’est un cliché facile. Genre « add easy drama : kill somebody« . Mais surtout, autant le côté choc, brutal de la mort, je comprends. C’est pas mal amené, ça m’a laissé de cul. Limite en mode « non mais il va y avoir un twist…« .

Par contre : putain l’explication de POURQUOI Batman & co ont lancé l’assault alors JUSTEMENT qu’Alfred était prisonnier, et donc mis sa vie en danger, mais comme c’est mal amené !

Le fait qu’Alfred ait fait croire qu’il s’était tiré, et qu’il s’est donc sacrifié, c’est limite balancé comme ça, entre la poire et le fromage, presque comme pour rattraper un oubli (genre « ah oui au fait c’est pas de la faute de Batounet si Alfred est mort, il a pas fait exprès de le mettre en danger, il savait pas« ).

Donc en résumé : mort gratuite et facile, ok la surprise marche, mais le reste de l’exécution est raté.

Et toi ?

Steeve : Haha ! Pour moi absolument tout sur les 25 derniers numéros a été « balancé comme ça, entre la poire et le fromage », tu as assez bien résumé mon ressenti sur la fin.

Par contre la mort… C’est marrant que tu parles de décisions éditoriales si Thomas revient, parce que c’est une décision éditoriale qu’Alfred passe vraiment l’arme à gauche. King quand il l’écrit il part sur un twist, en mode il te choque (réussi, y’a pas à chier la page de sa mort je suis resté dessus quelques minutes). Mais fin de run il revient. Mais DC lui a dit « Non non, il est mort, c’est bien comme ça« .

Du coup, j’ai vraiment du mal à croire que ça tienne sur le long terme, Batman sans Alfred c’est chelou ouais, mais ça peut devenir quelque chose si ça tient sur le long terme en vrai, genre dans 10 piges tu pourras parler de l’époque où y’avait Alfred, une vraie évolution du perso ça pourrait être vraiment cool, mais je n’y crois pas.

Ceci étant dit, le numéro où Bruce est face à la mort d’Alfred (#83), littéralement… J’ai adoré. Toutes les émotions par lesquelles il passe en 20 pages, le fait de lui donner ces 20 pages pour marquer ce que ça lui fait, j’en remercie King. Avec la chute « He says you’re ready. ». C’est LE numéro que j’ai vraiment apprécié sur cette fin de run. Avec le dernier annual encore une fois.

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Jeffzewanderer : Ben du coup ça flatte mon ego d’avoir vu que c’était un twist à la base, et surtout tu apportes de l’eau à mon moulin sur le rapport de King à la sérialisation : en sachant ce que tu me dis, je trouve qu’il a tiré le meilleur d’un truc qu’on lui a imposé. Le numéro dont tu parles est en effet hyper touchant, et s’inscrit super bien dans la thématique du run. Une superbe vignette justement, avec le message d’Alfred en guise de narration. En fait autant je trouve que ce numéro devrait pas exister, autant je trouve que s’il doit exister c’est le mieux à faire.

Par contre je ne crois pas à une mort durable d’Alfred. Seulement jusqu’au prochain changement éditorial (tiens Didio est parti…) ou reboot/crisis/machintruc. Parce que pour évoluer, il faudrait une vraie nouvelle dynamique, pas juste caster le Morgan Freeman du DCverse en Alfred.

Mais en fait, en relisant le dernier numéro pendant qu’on échange, je réalise qu’il fait vraiment « fin » pour le coup. Et je me demande qu’est-ce que King va pouvoir nous mettre dans sa mini Catwoman/Batman ? Un pronostic pour finir ?

Steeve : Juste pour revenir, je pense comme toi qu’il va revenir assez vite, que c’est dommage, et mon pronostic c’est qu’ils ont juste setup cette mort pour justifier un Batman qui sera particulièrement violent lors de son prochain affrontement avec le Joker. Je sais pas ce que donne la série depuis que King l’a lâchée, mais pour ce que j’en vois de loin le pitch est exactement le même que Endgame (je reviens beaucoup dessus je sais, mais cet arc était tellement fou…), et je pense que pour livrer une dynamique différente de ce qu’on a déjà pu voir la mort d’Alfred peut être un moteur.

Autrement, c’est toujours en me reposant sur les interviews de King et il est probable qu’il ne soit pas pertinent de se reposer dessus pour pronostiquer, mais selon lui ce qui nous attend pour Batman/Catwoman c’est ce qu’on a pu voir dans l’annual dans lequel on les voit devenir vieux ensemble (#2) mais déconstruit sur 12 numéros.

Genre l’histoire d’amour absolue entre les deux. La façon dont il en a parlé jusqu’ici laisse même presque penser que c’est le genre de truc que tu dois approcher comme du hors continuité. Et en vrai, si c’est ça, ça me va de ouf. Mais je sens que je vais être déçu haha ! Enfin, si la série sort vraiment un jour…

Jeffzewanderer : Pour la suite de Batman, je viens de la lire, et franchement Batman est exactement comme avant, avec Fox en Alfred et c’est tout.

Et pour la mini avec Catwoman, je signe de suite moi aussi. Parce que dans Batman justement, ce n’est pas ouf. Genre c’est la meuf de Batman quoi. Et sa partenaire de crimefighting, mais il n’y a pas non plus d’angle génial (on a déjà eu droit à « J’ai un terrible secret Bruce« , ahlala ce secret les brisera-t-il ? SPOILER : ben non). Bref je pense que King sera le mieux à même d’en tirer un bon truc.

Steeve : Je finirai juste par quand même reconnaître à King, malgré le fait que je n’ai pas kiffé l’exécution dans son ensemble, qu’il a quand même essayé et globalement réussi à livrer une vision du personnage qui n’est pas une redite de ce qui a déjà été fait et je suis très déçu de ce que tu me dis sur la suite haha, quand il perd un Robin ça devient une machine de guerre décérébrée mais quand il perd Alfred business as usual ça la fout mal…

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