Batman vs Superman : la rédemption ?

batman vs superman

Jeffzewanderer Par

Parmi la kyrielle de films de comics sortis au cours de l’année passée, aucun n’a autant divisé que le Batman vs Superman : Dawn Of Justice de Zack Snyder. Fantasme ultime de fanboy attendu comme le messie pour permettre à DC de rattraper des années de retard en matière de création d’univers cinématographique, il est devenu le symbole des difficultés de l’éditeur à imposer ses personnages sur grand écran. Honni assez unanimement par la critique, le film a tout de même trouvé grâce aux yeux d’une partie significative du public, dont votre serviteur. Néanmoins, tout le monde semble s’accorder à propos de deux critiques : le ton trop sombre du film et le ridicule du « moment Martha ». Tout le monde, non, un petit Jeff résiste encore et toujours…

One shining moment

Autant commencer par le plus difficile, et défendre l’indéfendable, ce moment de cinéma qui, à en croire l’avis général, ferait passer la mort de Marion Cotillard dans Dark Knight Rises ou la filmographie d’Uwe Boll pour des grands moments du septième art. Petit rappel des faits : Superman et Batman viennent de passer les minutes précédentes à s’écharper, le premier parce qu’il est forcé par Luthor de lui ramener la tête de Batman s’il veut sauver sa mère, prisonnière. Le second parce qu’il a passé tout le film à se monter le bourrichon jusqu’à se convaincre que Superman est la pire menace que le monde ait connue et qu’il doit être éliminé pour préserver l’humanité entière du danger qu’il représente. Contre toute attente (mais si, mais si…) le David à la chauve-souris a triomphé du Goliath kryptonien,  qui gît à ses pieds, et il s’apprête à le pourfendre de sa lance. Sentant sa dernière heure venue, Superman murmure ses derniers mots : « Save Martha ». Ces deux mots figent littéralement Batman qui, plutôt que d’achever son ennemi, veut savoir pourquoi il a dit ça. Il se trouve ensuite inexplicablement pris de compassion pour celui qu’il s’apprêtait à tuer quand Lois Lane lui explique que « Martha » est la mère de Superman/Clark Kent. Parce que Martha était aussi le prénom de la mère de Bruce Wayne/Batman. La vache ! Quelle heureuse coïncidence !

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Raconté comme ça, il est vrai que la scène peut paraître un peu ridicule. Comme si elle voulait prendre une coïncidence on ne peut plus fortuite, et lui donner un sens profond artificiellement. Sauf que ça paraît moins stupide si on considère le film dans son ensemble. Tout au long de son histoire, Zack Snyder insiste sur la dimension iconique de Superman. Plus exactement, il en fait une icône. Plutôt qu’un personnage, il est plus une présence à laquelle tous les autres protagonistes réagissent, en fonction de laquelle ils se positionnent : politiciens, héros, vilains, civils, tous agissent à cause de l’existence de Superman. Le héros lui-même est à peine acteur des évènements, si ce n’est en tant que déclencheur (le sauvetage de Lois, qui cristallise le danger potentiel que Superman représente par ses actions même bien intentionnées). Et si le spectateur est amené à voir Superman comme une icône, un symbole, c’est aussi le cas des autres protagonistes du récit, à commencer par Batman. Il ne voit pas le kryptonien comme une personne, mais comme exclusivement comme un danger, une abstraction. Et lui a vite fait de se persuader qu’il sera le sombre chevalier qui pourfendra ce dragon. Au moment du combat il n’est pas un homme qui s’apprête à en tuer un autre, il est un héros tragique qui va se sacrifier pour abattre le Mal. Jusqu’au moment où le Mal s’humanise.

Le nom de Martha, qui unit les deux protagonistes, est le rappel de leur humanité. Pour Superman, c’est du fait qu’il n’est pas qu’une icône. Martha Kent est d’ailleurs le seul personnage du film qui ne le voit que comme l’homme derrière l’icône, qui sait que s’il devient icône ce ne sera qu’un masque qu’il portera, et qu’il peut d’ailleurs choisir de ne jamais porter s’il en juge le prix trop élevé. Pour Batman, la mort de Martha Wayne est le moment où tout a basculé, où l’homme Bruce Wayne a commencé à s’effacer derrière le symbole de la chauve-souris, à mourir métaphoriquement tandis que Batman naissait. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si c’est sur elle et son collier que la caméra s’attarde dans la scène d’introduction, si c’est son nom qu’on distingue dans le caveau familial. Le réalisateur n’y est pas allé de main morte avec la symbolique visuelle, mais au moins il est cohérent. Entendre le nom de Martha, implorer qu’on la sauve, ce que lui n’a pas pu faire, renvoie donc brusquement Batman à son humanité perdue. Et surtout à celle de son adversaire, qu’il niait jusque là. Un adversaire qui, lui aussi, se retrouve impuissant à « sauver Martha » mais n’a que cette préoccupation à l’esprit à l’orée de sa mort. A cet instant les icônes laissent place aux hommes. Il n’est plus le sombre chevalier sur le point de terrasser le dragon, il est un homme sur le point d’en tuer un autre. Et ça il n’y est pas prêt. Bien qu’aigri, rongé par la colère née d’années à affronter ce que l’humanité a de pire à offrir dans un combat dont lui-même a fini par percevoir la futilité (voir l’échange avec Alfred où il explique que mettre des criminels en prison ne change rien, alors que protéger le monde du danger kryptonien serait un héritage plein de sens), Batman n’a pas encore sombré. Il n’est pas devenu le mal qu’il combat. Il est le chevalier noir, loin d’être innocent mais quand même du côté du bien. Il n’est surtout pas un meurtrier de sang froid et n’a jamais eu l’intention de le devenir.

batman vs superman

Alors oui, le revirement est soudain, mais après tout, dans l’urgence de la situation, une fois l’esprit clair et ayant réalisé que Superman n’est pas une menace abstraite mais bel et bien un homme, Batman n’allait pas non plus tergiverser des heures. S’il ne le tue pas, il se doit de l’aider du mieux qu’il peut, en héros. Il n’allait pas juste s’excuser du malentendu et rentrer un peu gêné à la Batcave. On peut aussi critiquer certains aspect formels de la scène : Superman qui, évidemment, ne se contente pas de crier dès le début que sa mère est retenue en otage et préfère la jouer taiseux. A la limite on peut mettre ça sur le compte de la haine personnelle qu’il nourrit à l’encontre de Batman tout au long du film, mais on aurait quand même pu espérer plus de lucidité de la part du personnage. Et oui, surtout, au bord de la mort, j’ai du mal à croire qu’il appelle sa mère par son prénom et pas « maman » ou autre petit nom de ce genre. Seulement la symbolique n’aurait pas fonctionné sans le prénom. Et après tout peut-être veut-il juste être sûr que son bourreau sauve tout de même la malheureuse, alors il lui donne une information plus précise que juste « maman ». Mais laissons de côté  ces ratiocinations qui ne doivent pas nous distraire de la puissance et la justesse de la symbolique de ce « moment Martha », à défaut de sa finesse.

Let there be light

Autre critique, qui remonte d’ailleurs à Man Of Steel, le film précédent de la saga que DC essaie de mettre en place sur grand écran : tout cela est trop sombre. Une noirceur de façade qui ne serait là que pour donner un vernis de sérieux et donc de légitimité aux héros de comics. Une trahison notamment de l’icône lumineuse que Superman est censé incarner. Et force est de reconnaître que Man Of Steel comme Batman vs Superman sont effectivement sombres. Au-delà de la destruction massive de Metropolis, on a un Superman hésitant en permanence à assumer son statut de héros (et à la moue en permanence renfrognée) au lieu d’inspirer les autres. Pire, il a déjà un meurtre sur la conscience dès le premier film. Et tout ça fait petit joueur à côté de Batman et de son tank Batmobile au volant duquel il pulvérise une bonne dizaine de criminels en une poursuite. Sans parler de ceux condamnés de facto par sa marque en prison. Enfin Wonder Woman se contente quant à elle de jouer les indifférentes face au sort du monde.

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Mais peut-être que s’arrêter là, c’est ne pas accorder assez de crédit au plan des scénaristes. C’est surtout tomber dans les travers de la culture de l’instant et ne pas penser qu’il pourrait y avoir un plan en place dont l’échelle dépasse les quelques heures que dure un unique film. On a en effet tendance à prendre comme un donné la nature fondamentalement bienveillante de nos héros (même pour Batman, croque mitaine pour les criminels mais au code moral inflexible). Parce que ça fait des années qu’on les connaît comme ça, et que c’est donc devenu une évidence. Mais dans le film ces héros n’ont pas la même histoire. Superman est un débutant. Batman un vétéran aigri par sa lutte vaine. On ne sait pas pourquoi Wonder Woman a renoncé au monde des Hommes, mais à en juger par ce qu’on sait de son futur film, elle a traversé une guerre mondiale. On peut comprendre que ça n’incite pas à l’humanisme… Il ne sont pas encore, ou ne sont plus, les héros lumineux qu’on connaît. Mais peut-être justement que le plan à long terme de Christopher Nolan, Zack Snyder et toute l’équipe d’auteurs, c’est justement de les faire (re)devenir ces icônes lumineuses.

Superman serait le catalyseur. La métaphore christique est très évidente dans le diptyque de Snyder : âge de 33 ans, chute les bras en croix vers la fin de Man Of Steel avec le soleil qui forme un halo autour de sa tête, Kal-El n’a pas besoin de multiplier les pain pour avoir des airs de Jésus. Une métaphore qu’on peut filer par la suite avec Batman vs Superman. Je vous passe la comparaison avec ceux qui l’ont haï et celle encore plus évidente avec la lance qui telle celle de Longinus a vocation à le transpercer. L’élément le plus pertinent est qu’à la fin du film, Superman se sacrifie pour nous sauver de Doomsday (jugement dernier, oui, là encore bonjour la subtilité…). Il donne sa vie pour sauver l’humanité du monstre a qu’elle a créé (Lex Luthor, doux cinglé qui se donne des airs de Prométhée mais bien humain, étant à l’origine de la création du monstre car lui aussi veut nous sauver du danger Superman). Sa mort, sacrifice purement altruiste, va devenir source d’inspiration pour un Batman qui retrouve espoir, réalise qu’il s’est fourvoyé en laissant sa colère et son amertume dicter sa conduite. Il se lance donc dans sa propre quête pour réunir autour de lui ceux qui honoreront l’héritage de Superman, première pierre sur laquelle la Justice League a vocation à être bâtie. Même Wonder Woman, jusque là belle indifférente, va se joindre à lui, souhaitant sans doute donner une nouvelle chance à cette humanité dont elle avait désespéré. La lumière aurait donc vocation à arriver.

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Certes, il y a là une part de supposition de ma part, mais un élément plaide en la faveur de ce raisonnement : la destruction de Metropolis. Perçue comme du « destruction porn » facile lors de Man Of Steel, elle devient en fait un rouage essentiel du scénario de Batman vs Superman et plantant les premières graines de la haine de Batman pour Superman, mais aussi de la peur qu’il va susciter chez les dirigeants du monde. Dire que cet aspect du scénario n’est qu’un sauvetage improvisé pour répondre aux critiques suscitées par l’opus précédent serait, je le pense, accorder trop peu de crédit aux auteurs, et bien trop à la vindicte des réseaux sociaux. Surtout que quand un studio commence à bricoler en catastrophe pour apaiser l’ire des fans, ça se voit. Il n’y a qu’à regarder Suicide Squad, film à vocation sombre transformé in extremis en produit fun et osé à coup de remontage frénétique, de musique pop et de lettrage funky pour introduire les personnages (revisionnez la séquence origine d’Harley sans musique, juste avec les dialogues, c’est un monument de glauque…). Il paraît plus crédible de penser que la saga débutée avec Man Of Steel devait justement s’inscrire sur plusieurs films bien plus intimement liés entre eux que les divers films Marvel qui ont contribué à mettre en place le Marvel Cinematic Universe. En effet, là où la Maison des idées a eu tout le loisir d’enchaîner les vrais films solos au fil des ans avant d’arriver à Avengers, et continue de la faire à chaque phase, DC a du retard à rattraper. Il paraît donc censé de se dire que la Distingué Concurrence a misé sur une œuvre dont les composantes sont plus liées entre elles, le temps n’étant pas à la digression. Batman vs Superman était littéralement la suite Man Of Steel dans les faits (la destruction de Metropolis justement) comme dans les thèmes développés (la quête d’identité de Superman). Et Justice League semble clairement s’inscrire dans sa continuité, puisque c’est le résultat de la mission que Batman se donne à la fin du Batman vs Superman. Alors si DC a pu construire une réelle saga avec des films s’enchaînant de manière cohérente, est-il si aberrant de penser qu’ils ont aussi pu élaborer un arc scénaristique s’étendant à l’ensemble de ces films en ce qui concerne le développement de la psychologie des personnages ? Le côté sombre des films estampillés DC aurait donc vocation à s’estomper, ce qu’il a déjà commencé à faire à la fin de Batman vs Superman. Les premiers teasers/trailers de Justice League sont eux aussi plus guillerets. Espérons juste que les décideurs ne voudront pas précipiter les choses comme ils l’ont fait avec Suicide Squad et ne multiplieront pas les blagues forcées en pensant que « petite vanne = film léger = mucho money ». Il serait dommage de na pas laisser une idée aussi intéressante que « l’illumination » des héros ne pas aboutir parce qu’on n’a pas eu la patience de la laisser se développer.

5 Responses to Batman vs Superman : la rédemption ?

  1. PurpleTax dit :

    Hmm… vous semblez défendre une reconstruction mentale plutôt que le film lui-même. Certains de vos arguments sont pertinents mais n’excusent pas la maladresse des auteurs. Par exemple, la mort de Robin qui pourrait expliquer le comportement de Batman n’est qu’à peine évoquée. De nombreux protagonistes se révèlent grotesques, empêchant votre humble commentateur de se projeter dans le film et de combler ses béances : les Kent, répétant de manière obsessionnelle à Superman de ne rien faire, sous peine de noyer les chevaux du voisin, les Kryptoniens, qui non seulement garent leurs vaisseaux n’importe où sauf sur leur planète sur le point d’exploser, mais les protègent avec les systèmes de sécurité consternants qui soient, etc.
    En fait je n’ai pas détesté le film. Je lui fais le même reproche qu’au premier film avec Hulk : les boursouflures du scénario et un pathos excessif (j’ai bien écrit pathos et non noirceur) nuisent terriblement à une œuvre originale digne d’intérêt – voire d’éloges pour certaines scènes.

  2. DoctorVin's dit :

    en soi le véritable problème du film n’est ni sa noirceur ni le Martha mais le fait que tout ça soit assez maladroit dans l’écriture et mal monté. Il y’a des intentions louables dans ce film mais le tout est mal exécuté et il y’a un véritable problème avec l’écriture des personnages qui sont inconsistant et auxquels ont a du mal s’attacher! Même si un personnage est sombre et torturé il faut avoir de l’affect pour lui.
    C’est un film plein de bonnes idées qui sont mal retransmises

  3. Sebours dit :

    Pour moi, ce n’est pas le « moment Martha » le problème du film. C’est tout ce qui se passe après. On est tous copains et on pète la gueule à un VRAI méchant. 1/2 h de tabassage qui dessert le film à mon goût. Le plan de bataille de Batman et les manipulations de Luthor suffisaient amplement. Pourquoi sortir un pseudo Troll version boss final de jeux vidéo? Le seul intérêt est plastique. On voit une planche de DK2 à l’écran (Superman dans l’espace irradié par un missile nucléaire. C’est le seul moment de la baston qui m’a sorti de ma torpeur.)

    En plus, tu supprimes cette baston et tu récupère du temps pour ton intrigue. Une vrai enquête sur les méta-humains par exemple. La trinité DC se retrouve à un banquet et on se demande pourquoi. C’est sous-entendu mais tu glisses des scènes de Batman « interrogeant » des malfrats, Bruce Wayne et Clark Kent menant l’enquête et ça épaissi ton intrigue. Wonder Woman mystérieuse, qui surgie de nul part, ça me va.

    J’ai un peu tiqué sur le moment Martha. Ca coûtait quoi de faire dire à Superman « Il faut sauver ma mère! Batman, tu te prétends justicier. Alors sauves ma mère, sauves Martha. Sauves Martha Kent! » Si tu veux vraiment qu’il sorte « Save Martha! » avec la lance sur la poitrine, tu découpes le dialogue dans le combat.

    Et pourtant j’ai vraiment adoré ce film. C’est juste qu’en sortant de la projection j’avais l’impression qu’ils avaient voulu trop en mettre dedans. Le point culminant c’est Batman versus Superman. A la fin Wonder Woman les séparent et montre les manigance de Lex Luthor et c’était top. Ou Luthor file une balle en Krypthonite à un tueur (Deadshot, l’univers partagé tout ça) et on arrive sur le cercueil de fin. Ou les deux d’ailleurs. Ce qui déçoit, c’est cette impression de manque de prise de risque alors que le film est pourtant ambitieux.
    Bon j’arrête. On est exigeant avec ce qu’on aime d’où mes réflexions.

  4. dk dit :

    Je me demande si, en fait, le plus grand défaut de ce film( que j’ai par ailleurs adoré) n’est pas d’arriver avec 20 ans de retard a une époque ou il me semble que le grand public est plus en demande de légèreté, de kawai et d’humour. Peut-être que dans le futur, une fois que la poussière de l’incroyable bashing, dont il a été la victime , sera retombée les qualités de ce film seront elles reconsidérées.
    En attendant toutes mes félicitations pour vous être fait l’avocat d’un tel pestiféré.

  5. Matthieu (amicale du geek ^^) dit :

    Ne t’inquiète pas mon petit Jeff, on est deux à défendre le moment Martha que j’ai compris exactement comme toi. Certes le revirement à 180° de Batman est rapide mais c’est juste une ligne qui m’a dérangé par la suite, lorsqu’il sauve Martha justement en disant qu’il est l’ami de son fils.. un mot un peu fort à ce moment là (je me souviens plus si VO ou VF) mais pécadille que ceci. Snyder n’y est jamais allé de main morte avec un certain sentimatalisme, souvent à la limite du ridicule. Dans le même genre, j’aime beaucoup la puissance émotionnelle du sacrifice de Kent dans MoS qui ne veut pas que son fils s’engage dans une vie compliqué, mais la mise en scène globale, notamment autour du chien, est hélas maladroite, même si il faut remettre le contexte en avant : on est au Kansas, là où les valeurs sont très « vers la terre ». BvS version longue est vraiment acceptable à côté de la recette Marvel.. si seulement, il n’avait pas mis le dernier 1/3 film complètement immangeable!
    Par contre, j’aimais beaucoup le côté sombre, adulte et violent du DCU jusque là, le parfait contre pouvoir vs Marvel et sa lumière et je suis globalement inquiet pour l’avenir de Batman and co au ciné. JL sera la clé je pense.

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