Black Panther, la critique

Black Panther critique review Comic Talk

Jeffzewanderer Par

CRITIQUE GARANTIE 100 % SANS SPOILERS

(Même pas les coordonnées GPS du Wakanda)

Nouvelle année, nouveau film pour Marvel Studios et nouvelle licence à développer : Black Panther de Ryan Coogler débarque sur les écrans avec Chadwick Boseman dans le rôle titre (après sa première apparition dans Civil War), Michael B. Jordan (Killmonger) en vilain, Lupita Nyong’o (Nakia) en premier rôle féminin, Danai Gurira (Okoye) en Dora Milaje et bad-ass de première catégorie, et Martin Freeman (Everett Ross) en représentant des USA (revenant de Civil War lui aussi). Ajoutons Angela Bassett (Ramonda) et Forest Whitaker (Zuri) en seconds rôles de luxe, et vous bouclez un casting quatre étoiles pour un long métrage qui réussit à être à la fois un bon divertissement, et à porter un véritable message…

I am T’Challa, son of T’Chaka

Bon divertissement tout d’abord, parce que Black Panther est avant tout un film d’action grand public. Pas vraiment une origin story, au sens où le héros est déjà dans son rôle au commencement du film, mais un peu quand même vu que T’Challa vient de monter sur le trône suite au décès de son père (dans Civil War, seule concession à la continuité, un bref rappel au début du film le rendant accessible à qui n’a pas vu tous ses prédécesseurs). L’un des thèmes centraux est l’évolution de T’Challa en tant que monarque. L’autre est la découverte du Wakanda, utopie technologique dissimulée aux yeux du monde. Deux axes narratifs qui s’entremêlent tout au long du film, la destinée de sa nation et la manière de la guider étant au cœur de l’évolution personnelle du héros.

Un propos ambitieux, évidemment simplifié pour laisser la place à des scènes d’action spectaculaires, et un bon vieux conflit contre le duo de vilains Klaue (Andy Serkis, trafiquant d’armes revenant d’Age Of Ultron) et le petit nouveau Killmonger. Difficile d’en dire plus sans spoiler l’intrigue, dont la construction est classique mais diablement efficace. N’attendez pas de rebondissements spectaculaires, les « surprises » restant assez prévisibles. Mais le film ne joue pas sur ce terrain.

Il privilégie plutôt les relations entre ses protagonistes (T’Challa et Nakia notamment, dont l’histoire sonne plus juste que l’amourette standard de film d’action, ou l’amitié avec l’agent Ross…) et les instants de bravoure épique pour mettre en lumière la classe des protagonistes tous incarnés à merveille (la bataille finale donne le frisson, et Okoye est impériale tout au long du film). A noter enfin qu’il évite l’écueil de la recherche du gag à tout prix et opte pour un ton sérieux à la manière des films Captain America par exemple. On a bien quelques vannes (dont un certain nombre tombent un peu à plat, il faut l’avouer) mais elles sont globalement discrètes à défaut d’être mémorables.

Black Panther critique review Comic Talk

All hail the King

Globalement on ne peut qu’être admiratif de la performance de tous les acteurs. Chadwick Boseman avait laissé entrevoir de belles choses dans Civil War, il confirme ici. Son T’Challa a toute la dignité, la noblesse, qu’on attend de lui. Mais il sait aussi laisser paraître les failles dans son armure. Le numéro d’Andy Serkis en Klaue cabotin  au possible est assez plaisant et donne un côté attrayant au vilain sans trop en faire. La Shuri de Letitia Wright est pétillante à souhait et « vole » quelques scènes par son côté « attachiante ». Le Zuri de Forrest Whitaker et la Ramonda d’Angela Bassett sont aussi impressionnants malgré des rôles réduits. Enfin le M’Baku bourru de Winston Duke est étonnamment attachant et charismatique.

Esthétiquement parlant Black Panther est un  bijou. Ne vous fiez pas à la scène d’action d’ouverture qui abuse un chouia de la shaky cam et des coupes rapides pour insister sur l’aspect brutal de ce combat, le reste est aussi lisible qu’élégant. La photographie, sans rivaliser avec un Dr Strange ou un Guardians Of The Galaxy 2 (sans doute les références en matière de compilation de belles images chez Marvel Studios, nonobstant leurs autres défauts), offre quelques magnifiques plans. Mais c’est surtout le design, des décors comme des costumes, qui volent la vedette à tout le reste. Le Wakanda est à la fois la nation fantasmagorique qu’on espère, et ancré dans une réalité qui le rend crédible.

Mais ce qui rend Black Panther unique, et en fait un film à part dans la saga Marvel Studios, c’est son message, qu’on ne peut évoquer sans dévoiler l’intrigue…

Nous en resterons donc là pour cette première partie d’article, en concluant que Black Panther mérite d’être vu ne serait-ce que pour ses qualités plastiques, la justesse de ses interprètes, et sa valeur de super divertissement d’action spectaculaire. Mais c’est sa dimension et sa portée idéologique qui font qu’il se doit d’être vu…

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