C’est quoi un super-héros ? Partie 1 : Les quatre critères

Super-héros Comic Talk Critères

Jeffzewanderer Par

“Superhero :  a fictional hero having extraordinary or superhuman powers”

Voici la définition proposée par le dictionnaire américain Merriam-Webster. Exacte (encore heureux me direz-vous), mais tellement restrictive. Le super-héros (ou superhéros) c’est la figure littéraire la plus propre à la bande dessinée américaine. C’est un cousin des héros « pulps » qui l’ont précédé, voire un lointain descendant des héros de la mythologie comme des légendes et croyances traditionnelles. Mais concrètement c’est quoi un super-héros ?

On sait qui est le premier super-héros : Superman, créé en 1938 par Jerry Siegel et Joe Schuster. Apparu dans Action  Comics #1, ce surhomme en collants bigarrés, soulevant une voiture à main nue, va marquer la naissance d’un nouveau type de personnages, d’un genre même, et surtout annoncer la création d’une pléthore de ses successeurs (pour ne pas dire d’imitateurs). C’est logiquement chez Superman qu’on retrouve les éléments constitutifs du super-héros, une série de critères présents ensuite chez tous les autres personnages rattachables à ce genre. Et c’est par là qu’on va commencer.

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Les quatre critères du super-héros

On peut en effet identifier quatre critères, présents chez Superman et chez tous ses successeurs, qui semblent permettre de caractériser le super-héros. A noter bien sûr que ceux-ci se sont affinés avec le temps, et le présent article s’est efforcé de tenir compte de cela pour arriver à une liste a priori exhaustive et précise. Signalons aussi que ces critères sont cumulatifs. Qu’il en manque un seul et on n’est plus face à un super-héros. Peut-être est-ce là la conséquence de la jeunesse (relative) du super-héros en tant que figure littéraire : il faut être d’autant plus précis pour le différencier de ceux qui l’ont précédé. Le super-héros se doit donc d’avoir : un costume, des pouvoirs, une identité secrète et une mission.

1) LE COSTUME (ou l’apparence)

Le fait pour un héros de porter une tenue qui lui est propre, et le rend immédiatement reconnaissable n’est pas l’apanage du super-héros. Nombreux sont les personnages de fiction au look récurrent : Tintin et son pull bleu/pantalon de golf, Indiana Jones et son blouson de cuir/chapeau, James Dean et son blouson rouge dans « La Fureur De Vivre »… Le costume du super-héros a cependant quelques particularités.

En effet il est une sorte d’uniforme, que le super-héros porte systématiquement et pour remplir sa mission. C’est une première différence majeure par rapport à ce qui serait le look iconique d’un personnage donné comme le smoking de James Bond ou la casquette de Sherlock Holmes, qui n’a ni dimension systématique, ni finaliste. Autre exemple : si Astérix porte toujours un débardeur noir et un pantalon rouge (il y a donc bien systématisme), il ne le fait pas parce qu’il va remplir une mission. C’est juste qu’il s’habille toujours comme ça. Il manque donc la dimension finaliste du costume de super-héros.

Seconde particularité, le costume de super-héros obéit à des codes esthétiques propres. Souvent moulant et coloré, il peut aussi être orné d’un emblème. Ces costumes furent probablement inspirés par les artistes de cirque (les « Hercules de foire » notamment), ainsi que par les limites techniques de l’impression lors de l’apparition des super-héros (d’où le slip sur le pantalon, servant de repère visuel). Le costume a aussi une dimension symbolique, qu’on pourrait rapprocher de l’héraldique (voir l’importance des logos des héros par exemple). Il est là pour identifier le héros comme un être à part, symbole du bien, et pas simplement une brute qui a pris la justice à son compte. C’est l’armure éclatante des chevaliers blancs modernes que sont les super-héros. Je vous renvoie à notre article « Pourquoi les super-héros portent ces costumes ? » pour de plus amples développements sur ce sujet.

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Queqlues emblèmes de super-héros Marvel et DC

Précisons aussi que c’est notamment la spécificité de ce type de costume qui permet de différencier le superhéros de son cousin le héros « pulps », ce dernier portant des vêtements certes spécifiques, mais souvent plus proches de vêtements ordinaires (l’écharpe rouge de The Shadow, le feutre et pardessus verts du Green Hornet…). A noter que le Fantôme de la Jungle (The Phantom) créé en 1936 par Lee Falk et habillé d’une combinaison moulante violette pourrait notamment servir de contre-exemple. Mais il lui manque de toute façon un autre critère pour pouvoir être qualifié de super-héros. Ou peut-être est-il seulement une exception confirmant la règle.

En tout cas la « spécificité » du costume super-héroïque demeure, résistant même à la tendance actuelle au réalisme à tout prix. Ainsi même les costumes plus « pragmatiques » de la nouvelle Ms Marvel, ou de Batgirl ou Spider-Woman après leur récent relooking, ne risquent pas de passer pour des vêtements ordinaires. Là encore il existe cependant quelques exceptions. Les looks paramilitaires du Winter Soldier ou de Blade pourraient presque avoir l’air ordinaires. Et surtout depuis qu’il a abandonné son chemisier jaune, Luke Cage porte souvent un t-shirt (parfois jaune) et un jean. Mais dans tous ces cas on peut trouver une explication. Pour Blade ou le Winter Soldier, on se réfugiera derrière le « presque » ordinaire. Pour Cage on évoquera l’auto-référencement : il portait un « vrai » costume avant, et son nouveau look renvoie à cela (d’où le t-shirt jaune).

Enfin il convient d’évoquer le cas de personnages considérés comme des super-héros qui n’ont pas à proprement parler de costume. Citons par exemple Hulk, , La Chose, le Silver Surfer, ou encore Hellboy. Appeler « costume » le pantalon violet du géant vert ou les slips bleu du neveu préféré de Tante Pétunia serait un peu abusif. Idem pour l’imper d’Hellboy, encore moins spécifique. Mais pour ces personnages c’est leur apparence inhumaine qui leur tient lieu de costume, et c’est pour cela qu’il n’ont pas forcément besoin de revêtir des vêtements spécifiques en plus (même si certains le font : La Chose et son slip estampillé Fantastic Four par exemple). A noter que pour le coup si la dimension systématique est bien présente, la finaliste peut faire défaut par la force des choses si le héros ne contrôle pas son apparence (voir Hellboy). Il s’agit donc d’une subtilité au sein du critère du costume : l’apparence se suffit à elle-même, et contrairement au cas du vêtement ne nécessite pas que les dimensions systématiques et finalistes soient envisagées.

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Son apparence suffirait à la chose, mais il a quand même orné son « uniforme » d’un macaron.

2) LES POUVOIRS (ou les gadgets)

« Plus rapide qu’une balle, plus puissant qu’une locomotive… », on connaît la chanson. Un autre élément caractéristique du super-héros est qu’il possède des capacités surhumaines : ses super-pouvoirs. Peu de choses à dire sur ce sujet si ce n’est que l’origine desdits pouvoirs importe peu : résultat d’un accident ayant eu le genre de conséquence improbable propre au genre (l’araignée irradiée qui refile des pouvoirs, une bonne dose de produits chimiques et un éclair…), capacité naturelle due aux origines (extra-terrestres, atlantes…) ou à une mutation génétique (les Mutants, Inhumains…), médicament, expériences scientifiques, magie… Toutes les origines sont acceptables. La nature des pouvoirs a aussi peu d’importance, et ceux-ci sont on ne peut plus variés, allant des classiques vol, force ou pouvoirs psychiques et j’en passe jusqu’au fait d’avoir un système digestif hors de son corps sous la forme de deux larves (si, si, Maggott des X-Men, et oui…).

Là encore la présence de super-pouvoirs est un élément permettant souvent de différencier le super-héros du héros pulp. Ce dernier n’est en effet que rarement pourvu de pouvoirs. Rarement parce qu’on peut tout de même trouver assez facilement des exemples comme les (faibles) pouvoirs psychiques de The Shadow.

Mais par contre on dénombre beaucoup de personnages unanimement reconnus comme des super-héros qui sont pourtant dépourvus de pouvoirs, à commencer par l’autre représentant le plus célèbre du genre : Batman. Mais citons aussi Iron Man avant son upgrade à l’Extremis, Hawkeye, Black Widow ou le tout récemment superstar Green Arrow, ainsi que tous les représentants de la Bat-family (les Robins, Nightwing, Batgirl…). Alors comment concilier l’appartenance de ces personnages au genre et leur absence de pouvoir ?

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Cyclops des X-Men (Marvel) déchaînant ses pouvoirs.

On pourrait « tricher » et évoquer la maîtrise de leurs capacités soi-disant humaines à un niveau qui lui ne l’est pas. Bruce Wayne peut bien maîtriser un million d’arts martiaux, à dix contre un aucun humain normal n’a la moindre chance. Mais Batman s’en sort, lui. Seulement ce genre de licence poétique de la violence n’est pas l’apanage des super-héros, n’importe quel héros de film d’action pouvant dégommer des dizaines d’adversaire sans coup férir. Alors peut-être serait-il plus pertinent de se rabattre vers un autre point commun qu’on ces super-héros sans pouvoirs : les gadgets.

Le « sans pouvoir » va en effet souvent avoir recours à un arsenal largement aussi imaginatif que les capacités de ses pairs surhumains. On citera les centaines de Bat-gadgets (Batarang, Bat-grappin…), les flèches à tout faire des archers (explosives, filet, électriques, boomerang, gant de boxe…). Ou de manière plus spectaculaire les armures d’Iron Man ou War Machine. Il semble néanmoins assez délicat de fixer un seuil minimum de « gadgetisation » (les bracelets des Black Widow suffisent-ils ?), mais dans tous les cas il paraît assez bas. Et c’est là encore un point de rapprochement possible entre super-héros et héros pulps finalement.

A noter que certains héros, tirant leurs pouvoirs d’objets (comme Green Lantern avec son anneau, ou tous les porteurs de talismans divers et variés comme White Tiger) semblent un peu entre les deux catégories, n’étant pas à proprement parler « sans pouvoirs » (ou disons plutôt qu’ils ont des capacités que même la fantaisiste « comic book science » ne peut justifier) mais devant quand même ces pouvoirs à une source extérieure.

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La ceinture de Batman et ses multiples gadgets.

3) L’IDENTITE SECRETE (devenue le « nom de guerre »)

Ce troisième critère est à n’en pas douter celui qui a connu l’évolution la plus radicale, au point qu’il faille aujourd’hui le reformuler au lieu de simplement l’affiner pour qu’il reste pertinent. En effet dès l’origine il est établi que le super-héros possède une identité secrète d’homme ordinaire lui permettant de vivre sa vie lorsqu’il n’est pas en train de défendre la veuve et l’orphelin. On peut distinguer deux schémas en la matière. Le plus répandu est celui du héros dont l’identité civile est la véritable identité, et l’identité super-héroïque un « masque » qu’il revêt pour aller combattre le Mal. La vie super-héroïque peut prendre plus ou moins de place par rapport à la vie civile, mais elle reste artificielle, créée par un acte de volonté du héros. A noter qu’une des marques de fabrique de Marvel par rapport à DC a notamment été de mettre l’accent sur les vies civiles de ses personnages, là ou DC privilégiait la vie super-héroïque (voir notre série de dossier « Les Différences Entre Marvel et DC ».

Mais on peut aussi avoir le cas du super-héros dont la vie civile est une fiction créée de toutes pièces. Le cas le plus représentatif est sans doute celui de Wonder Woman, princesse Amazone qui va parfois vivre dans le monde des hommes sous la fausse identité de Diana Prince. Toujours chez DC le Martian Manhunter, J’onn J’onzz, a parfois essayé de se faire passer pour un humain du nom de John Jones. On pourrait aussi évoquer Superman, Kal El de son vrai nom et Kryptonien de son état qui se fait passer pour l’humain Clark Kent. Mais le fait d’avoir grandi en tant que Clark Kent, élevé par ses parents adoptifs, donne une « réalité » à cette identité qui fait défaut à celles de Diana Prince ou John Jones.

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Une paire de lunette et hop, Superman devient Clark Kent.

Cependant l’identité secrète semble être un code du genre super-héroïque qui a pris du plomb dans l’aile ces dernières années. On ne compte en effet plus les identités jadis secrètes désormais connues de tous : Iron Man (Tony Stark), Captain America (Steve Rogers), Matt Murdock (Daredevil)… Ce phénomène semble plus répandu chez Marvel d’ailleurs. Peut-être faut-il voir là un attachement de DC à une conception plus traditionnelle du super-héros, là où Marvel a une réputation plus iconoclaste. Ou peut-être l’emphase plus grande mise sur la vie civile des héros Marvel rend-elle d’autant plus tentante la révélation de cette identité pour le scénariste, qui y voit une source de péripéties intéressantes. Alors que chez DC l’alter ego civil est si mis en retrait que voir sa vie bouleversée par ladite révélation présenterait moins d’intérêt, les seules aventures « importantes » étant celles du héros. Flash étant une exception à cette règle par exemple.

Quoi qu’il en soit ce n’est pas cette mode des identités révélées qui a, à elle seule mis à mal le critère de l’identité secrète. En effet on rencontre depuis longtemps des personnages qui sont indubitablement des super-héros mais dont les identités ne sont pas secrètes. Les Fantastic Four en sont le plus bel exemple. On peut aussi citer Luke Cage, Black Panther (dont tout le Wakanda au moins sait qui il est vu qu’il en est le roi)…

Dès lors plutôt que d’identité secrète ne serait-il pas plus pertinent de parler de « nom de guerre » pour le super-héros ? Il s’agirait donc d’un pseudonyme qu’il prend lorsqu’il va accomplir sa mission. Si on utilise ce terme, les exceptions à la règle deviennent bien plus rares. La question des personnages n’ayant pas d’identité civile subsiste pourtant. Ils sont souvent d’origine mythologique (Thor, Hercule, Ares…), mais il y a quelques autres cas (Namor par exemple). Ils n’ont en effet qu’une identité et ne sont connus que par leur vrai nom. Certes il y a parfois eu des tentatives de mise en place d’identité secrète lorsque ces personnages ont eu leur série. Citons Thor et ses alter ego civils comme Don Blake ou Jake Olson, avec une mécanique assez compliquée voire incompréhensible. Namor s’appelle lui Namor McKenzie (étant un hybride humain/atlante) et a pu parfois utiliser cette identité, mais bon, Namor reste son nom. Si on veut pinailler on pourrait arguer qu’ils ont cependant souvent un sobriquet faisant office de nom de guerre. Ainsi Namor est « The Sub-Mariner », Hercule le « Prince Of Power » et Thor évidemment le « God Of Thunder ». Mais peut-être serait-il plus honnête de les voir comme de rares exceptions à la règle.

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Iron Man se dévoile au monde.

4) LA MISSION (pour le bien)

Ce dernier critère est sans doute celui qui nécessitera le moins de développements, mais il est tout aussi important que les trois précédents. Agir pour le bien est une évidence pour tout héros, super ou pas. En revanche le super-héros en fait sa raison d’être. Il va activement chercher le mal à combattre et pas seulement réagir quand celui-ci pointe le bout de son nez.

En fait ce critère sert surtout à différencier le super-héros du super-vilain, qui partage avec lui les trois autres critères. A noter d’ailleurs que le fait pour le super-héros d’avoir une galerie d’ennemis attitrés n’est par contre pas un critère d’identification dudit super-héros. En effet tout personnage principal récurrent va acquérir au fil de ses aventures toute une pléthore d’ennemis avec lesquels il va développer des antagonismes plus ou moins personnels. On pourrait arguer qu’avoir une galerie de super-vilains est par contre l’apanage du super-héros, mais ce serait inexact.

Le super-héros peut en effet parfaitement combattre des criminels « ordinaires », c’est même monnaie courante qu’il le fasse entre deux missions importantes. Et ceux-ci peuvent même devenir des ennemis récurrents. Le Caïd dans Daredevil en est le meilleur exemple. Comme les Falcone à Gotham. On pourrait aussi ajouter Lex Luthor à la liste, même si son goût pour les armures vertes et violettes lorsqu’il faut en découdre le fait se rapprocher de la catégorie super-vilain (mais il lui manque le « nom de guerre »). Plus globalement il n’est pas rare que les super-héros urbains aient toute une série de mafieux et autres gangsters « classiques » parmi leurs ennemis.

Mais surtout le lien entre super-héros et super-vilains tient plus de la logique scénaristique que du critère d’identification. Le super-héros se doit d’affronter des ennemis à sa hauteur (voir un surhomme rosser des hommes ordinaires laisse à désirer niveau intensité dramatique).

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« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », déclinaison Spider-Manienne du crédo super-héroïque.

Néanmoins ce critère présente aussi une certaine spécificité par rapport aux trois précédents, car il est le seul qui puisse être contingent. En effet la « mission » du héros peut s’apprécier de deux manières : dans l’absolu ou à chaque histoire. Prenez Superman : Sa mission « générale » est de protéger les gens, défendre le bien, c’est on ne peut plus super-héroïque. Et à peu près toutes ses aventures correspondent à ce schéma. Mais prenez Wolverine. Lorsqu’il est avec les X-Men, il veut protéger l’humanité en oeuvrant pour une coexistence pacifique entre humains et mutants : là encore c’est parfaitement super-héroïque. Mais en solo il arrive souvent au mutant d’adamantium de régler des affaires personnelles, voire de se comporter de manière assez peu héroïque, en étant motivé par des sentiments plus sombres. Ou juste en étant au mauvais endroit au mauvais moment. Cela signifie-t-il qu’il n’est en fait pas un super-héros ? Ou qu’il y aurait des « super-héros à géométrie variable » ? Idem pour Hulk : associé aux Avengers ou au SHIELD, il a tout du super-héros. Ce n’est plus vrai quand il est traqué par le même SHIELD et ne cherche qu’à fuir.

Une réponse plus pertinente serait sans doute de considérer qu’il faut distinguer la mission « générale » de la mission « ponctuelle ». La mission « générale » est la raison d’être du super-héros, et c’est celle qui permet de l’identifier. La mission « ponctuelle » est celle qui change à chaque histoire, et elle permet d’identifier le récit super-héroïque. Mais un super-héros peut parfaitement évoluer dans le cadre d’un récit qui n’est pas super-héroïque. Quant au fait de bien distinguer ces deux types de mission, c’est du cas par cas. A partir de combien de missions « ponctuelles » celles-ci deviennent-elles une mission « générale » ? Il n’y a pas de réponse systématique, juste des débats. Débats d’autant plus essentiels lorsqu’on analyse le cas de l’antihéros pour chercher à savoir s’il est un quatrième archétype de super-héros.

PARTIE II : LES TROIS ARCHETYPES DE SUPER-HEROS

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Wolverine, le meilleur dans sa partie. Mais c’est quoi au juste sa partie ?

7 Responses to C’est quoi un super-héros ? Partie 1 : Les quatre critères

  1. C’est vrai que le terme « nom de guerre » est bien adapté. On le vois avec des figures historiques. Staline qui était appelé  » Le Vojd », ou encore Elvis dit « Le King ». Le surnom accompagne toujours des figures fortes. Ce que sont les superhéros.

    Sinon super article !

  2. Wally dit :

    Excellent article.Un grand merci

  3. Wally dit :

    J avais une question pense tu que par exemple,Batman reste Batman sans son costume?

    • AllStarDK dit :

      Bonne question, ça nous donne le cas de Dick Grayson actuellement en comics en plus (enfin dans une certaine mesure)

    • Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

      Je dirais que non, il est l’ex-Batman. Je ferais le parallèle avec Steve Rogers qui n’est plus Captain America quand il ne porte plus le costume (pendant l’interim de Bucky par exemple, où il avait même récolté le nom de Steve Rogers Super Soldier, ou actuellement avec Falcon en Captain America).

      D’ailleurs pendant l’interim d’Azrael (Knightfall) Bruce Wayne n’était plus Batman justement, et il l’est redevenu pour mettre fin aux errements de son remplaçant.

      Mais même sans costume le héros peut rester un héros. Il n’est juste plus le super-héros qu’on connaît.

      Pour Dick Grayson en plus il est passé de justicier urbain à espion (voir la partie 2 sur les archétypes primaires et secondaires), mais en effet je pense que depuis qu’il a abandonné le costume et le nom de Nightwing il n’est plus un super-héros. Mais il est toujours Dick Grayson :-)

      • AllStarDK dit :

        En fait pour Dick c’est sont identité de Richard Grayson qui prime plus c’est à dire sans son identité de Nightwing il est là on le reconnaît. Que Bruce Wayne sans Batman ça me paraît plus compliqué (même si ça a déjà été fait c’est vrai)

  4. Wally dit :

    Ce que je voulais dire c est qu’une identité ne peut pas tenir sur un costume.Je vois la chose comme cela.
    Bruce Wayne est Batman.Lorqu’il est Batman il revet alors un costume rapelant la chauve souris.

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