De la délicate gestion des univers partagés

Univers Partagés Comic Talk By The Way

Jeffzewanderer Par

La notion d’univers partagé fait partie de celles avec lesquelles les fans de comics sont le plus familiers, au point qu’ils finissent par ne même plus y faire attention. Certes, au cinéma ou dans les séries TV, on remarque encore quand un logo Wayne Entreprise se balade dans le décor de Man Of Steel. On traque les indices pour être bien sûrs que les agents du SHIELD de la série du même nom partagent le même monde que les Avengers. Et on se demande si X-Force et les X-Men vont vraiment cohabiter.

Mais sur papier on est tellement habitués à voir Superman rendre visite à Batman à Gotham, ou Spider-Man saluer Daredevil à un coin de rue New-yorkais, qu’on y prête à peine attention. On s’étonne même parfois de l’absence d’autres héros dans une histoire (osez me dire que vous ne vous êtes jamais dit « qu’est-ce qu’ils fabriquent les Vengeurs/la Justice League pendant que la ville/planète est attaquée dans Spider-Man/Superman ? ».

Et pourtant, gérer la coexistence de tous ces personnages au sein d’un même univers n’est pas chose aisée. Il s’agirait même plutôt d’un véritable casse-tête chinois pour les auteurs et éditeurs. D’où souvent une gestion « à minima » desdits univers.

One world

Avant toute chose, accordons nous sur une idée simple : on parle d’univers partagé quand il est établi que des personnages indépendants coexistent de manière permanente au sein du même monde. Les deux adjectifs ont leur importance. Il serait en effet abusif de parler d’univers partagé simplement parce que deux ou plusieurs personnages coexistent. Car dans n’importe qu’elle série, il est évident qu’il y aura plusieurs personnages : le héros, les seconds rôles, les vilains… Même les autres héros si la série conte les mésaventures d’une équipe. D’où l’importance que ces personnages soient indépendants les uns des autres.

Prenons un exemple : voir Lois Lane ou Ma et Pa Kent dans Superman, ou Mary Jane Watson dans Spider-Man, ce n’est pas la preuve de l’existence d’un univers partagé. Ce sont simplement des seconds rôles au sein de l’univers de ces titres. Ils sont liés à leurs héros. Mais si Superman va rencontrer Batman, qui a lui aussi sa propre série, avec ses propres seconds rôles, vilains, etc…, donc qui existe indépendamment, là on aura la certitude d’être face à un univers partagé. Et ça marche aussi si c’est Lois Lane qui va interviewer le Dark Knight, ou même Alfred. C’est donc paradoxalement l’indépendance de chaque série au sein d’un même univers qui prouve, lors des rencontres éventuelles entre les protagonistes respectifs de chacune, l’existence d’un univers partagé.

Et cette coexistence doit être permanente. On a en effet assisté à bien des rencontres improbables le temps d’une histoire, allant d’un personnage Marvel croisant un homologue de chez DC (JLA/Avengers, Superman/Spider-Man pour citer les plus célèbres…) à des choses bien plus étonnantes (ah l’immortel Punisher vs Archie…). Mais ces rencontres ne sont pas la preuve de l’existence d’un univers partagé (Marvel et DC respirent…) car elles ne sont que ponctuelles et n’ont pas d’impact sur la continuité, ne s’inscrivent pas dans la durée. Superman et Spider-Man n’ont coexisté que le temps d’un numéro, et le reste du temps n’existent pas l’un pour l’autre. Littéralement. Ils ne partagent donc pas le même univers. Alors que même si ledit Superman ne croise pas Batman tous les jours, il reste en permanence conscient de son existence et peut le croiser à tout moment.

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Superman & Batman : World’s Finest

« La rareté du fait donne du prix à la chose. »

Il convient aussi de signaler que si on s’est habitué aux univers partagés, ils restent finalement assez rares. Il y a les univers Marvel et DC, bien sûr, qui faussent un peu le paysage du fait de leurs tailles respectives, mais finalement, hormis le Big Two, peu d’éditeurs ont tenté le pari.

Top Cow s’y est essayé avec Witchblade, Darkness, Artifacts, Aphrodite IX (sensée se dérouler dans le futur), Magdalena, et même Cyberforce et Hunter-Killer (même si les liens de ces deux franchises avec les précédentes sont bien plus ténus). Mais il arrive aussi au label de publier des titres sans rapport avec cet univers (le récent Ravine par exemple). Wildstorm, aujourd’hui disparu, s’était aussi essayé à l’exercice. Et puis c’est à peu près tout.

Dark Horse tente parfois d’inscrire quelques titres dans le même univers (les séries Helboy, BPRD…) mais peut-on réellement parler de personnages indépendants (BPRD est un spin-off d’Hellboy à l’origine) ? Pour les autres éditeurs (Boom, le reste d’Image, Devil’s Due…), chaque titre à son univers propre, et les croisement semblent uniquement ponctuels (voir Infestation chez IDW, mêlant leurs licences…).

Outre les questions de droits quand il s’agit de licences indépendantes (encore une fois je vous renvoie au cas IDW, mais aussi aux catalogues de Dynamite ou même Dark Horse), sans doute est-ce dû aux multiples difficultés qu’engendre la gestion d’un univers partagé une fois qu’il est établi.

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L’univers partagé Top Cow

Labyrinthe

En effet, en premier lieu, il convient de souligner que la gestion d’un univers partagé au quotidien est une tâche extrêmement difficile, voire impossible à réaliser, pour les équipes éditoriales comme pour les auteurs. Déjà imaginez le cas du scénariste qui veut simplement utiliser un méchant pour l’opposer à son héros. Non seulement il faut vérifier que le vilain est en vie. Bon ça c’est le plus facile et encore, rappelons nous de Mysterio, tué dans Daredevil par Kevin Smith et opposé à Spider-Man le mois suivant. Il faut aussi s’assurer qu’il est disponible (qu’il ne vient pas d’être envoyé en prison par exemple, sinon il faudra qu’il s’évade). Et ce ne sont que les problèmes les plus évidents à résoudre car ils ne se posent que ponctuellement, comme quand on organise un crossover entre deux personnages/série.

Parce qu’on pourrait aussi parler des changements subis par un héros dans sa série à répercuter éventuellement sur les autres titres où il apparaît (la perte du pouvoir guérisseur de Wolverine par exemple, ou le cas de Superior Spider-Man qui a mis du temps à « sortir » de sa série solo…). Sans compter qu’il ne faudrait pas balancer un spoiler sur la fin d’un arc en en annonçant les répercussions dans une autre série (genre un retour de Peter Parker dans Avengers plutôt que dans Amazing Spider-Man). Et le dessinateur devra quant à lui se préoccuper de ce genre de détails, ne serait-ce que pour s’assurer que chaque personnage porte le bon costume. On se rappellera qu’Iron Fist par exemple a longtemps porté son costume ouvert sur le torse dans New Avengers, alors que David Aja lui en avait designé un nouveau dans sa série solo.

Normalement ce travail de mise en cohérence de toutes les histoires doit être celui des éditeurs et assistants éditeurs de chaque titre ou groupe de titres, un même éditeur chapeautant plusieurs séries, regroupées en ensembles plus ou moins évidents. Et malgré les exemples cités plus tôt, il est dans l’ensemble bien fait, avouons-le. Mais, outre la complexité extrême de la tâche vu le nombre de titres que Marvel et DC publient chaque mois même la meilleure équipe éditoriale ne peut parer à tous les inconvénients. Un simple retard d’un auteur peut mettre une panique monstrueuse dans un planning trop millimétré. Ce fut le cas en plein milieu de Civil War, la mini principale ayant pris du retard, il a fallu se livrer à des acrobaties éditoriales pour meubler en attendant que l’event reprenne son cours.

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Iron Fist et ses deux costumes (dans New Avengers #50)

Double tranchant

Et même si par impossible les divers éditeurs réussissaient à transformer les univers partagés en utopiques machines parfaitement huilées, cela ne résoudrait pas les autres inconvénients liés auxdits univers. Car mettre en place un univers partagé peut aussi être très problématique du point de vue de la sacro-sainte accessibilité des diverses séries le composant. Certes, utiliser un personnage bien connu pour servir de « porte d’entrée » vers d’autres moins célèbres est une technique éprouvée (voyez les multiples apparitions de Wolverine, Spider-Man, Batman…).

Mais trop prendre en compte les répercussions des évènements de chaque série à l’échelle de l’univers pourra poser des problèmes au lecteur qui n’aura pas lu tous les titres, mais qui se retrouvera quand même confronté aux conséquences de ce qui s’est passé dans une autre série. Prenons un exemple tout bête : si vous ne lisez qu’Avengers, il y a de quoi être surpris en voyant tout d’un coup le sympathique et gouailleur Spider-Man se transformer en sale c** arrogant et cassant. L’explication : Superior Spider-Man est passé par là. Mais si vous ne l’avez pas lu… Et plus ces répercussions sont importantes, plus le lecteur risquera de se sentir largué. C’est le syndrome des events en pire (parce qu’au moins avec un event, si on ne l’a pas lu, on sait quand même exactement ce qu’on a manqué, c’est assez circonscrit).

Et poussée à l’extrême, la logique d’un univers partagé pourrait aussi nuire à l’intensité dramatique d’un récit donné. Car à part quand on lit les aventures des Avengers ou de la JLA, qui regroupent les cadors de chaque univers, il n’est pas rare que le héros soit confronté à une menace qui le dépasse. Du coup le ressort dramatique consistera à le voir se surpasser pour faire face à ladite menace. Et ça tomberait à l’eau s’il lui suffisait de passer un coup de fil à Superman ou Thor pour venir régler ça en deux coups de cuillère à pot. Alors on va se contenter d’excuses toutes préparées (genre : tous les autres héros sont dans l’espace, à croire qu’on y va aussi souvent qu’à la campagne). Ou on va juste faire abstraction du fait que le héros n’est pas seul au monde, et que oui, techniquement il aurait pu demander de l’aide, simplement pour profiter d’une bonne histoire.

Sans compter que les créatifs pourraient être agacés par l’obligation de prendre en compte tout ce que leurs collègues font avant d’écrire la moindre ligne. Travailler pour Marvel ou DC implique certes de s’accommoder de certaines contraintes, mais quand celles-ci viennent empêcher les auteurs de faire leur travail, ce n’est plus à ces derniers de s’en accommoder, c’est aux éditeurs de régler le problème.

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Les excuses pour justifier l’indisponibilité des héros (Avengers #2)

All in the family

Pour s’accommoder des inconvénients et difficultés liés à l’existence et la gestion d’un univers parallèle, les éditeurs ont mis en place plusieurs techniques. Bon la plus répandue est celle du « on s’en fiche », consistant à simplement ignorer que tout ce petit monde cohabite au sein du même univers. C’est basique mais ça a fait ses preuves. On peut citer par exemple Astonishing X-Men, dont les retards pharaoniques ont fait qu’il était devenu impossible de la prendre en compte dans le reste de l’univers Marvel. Du coup pour éviter que Cyclops, Wolverine et compagnie soient indisponibles pour tous les autres auteurs, Marvel a simplement laissé la série se dérouler dans son coin.

C’est aussi la technique utilisée pour certaines rencontres ponctuelles entre deux personnages, si elles ne portent pas trop à conséquence. Une fois que c’est fini on n’en parle plus et puis c’est tout (voir par exemple le combat entre Superman et Batman dans l’arc Hush de Batman, ignoré dans les séries Superman).

Mais ça c’est gérer sans gérer. Une technique beaucoup plus intéressante est celle consistant à regrouper les divers titres en plusieurs « familles » ou « lignes » et à gérer l’univers partagé plus rigoureusement au sein de ces familles plutôt qu’à l’échelle de l’univers entier. Moins de titres étant impliqués, le casse-tête éditorial s’en trouve grandement simplifié. DC comme Marvel ont adopté cette méthode, avec divers groupes comme les séries Avengers, Superman, Batman, X-Men en tous genres… DC l’avait même formalisé à l’époque du lancement des New 52, espérant gagner en lisibilité. Et on retrouve souvent ces groupes au niveau de la structure éditoriale au sein de la maison d’édition.

Mais si cette méthode est efficace, elle n’est pas non plus parfaite. Car au final elle ne fait que réduire l’ampleur des problèmes de gestion et d’accessibilité, sans les résoudre réellement. Et surtout cette politique peut engendrer un autre inconvénient. Certains groupes de titres peuvent ainsi finir par constituer des « îlots » au sein d’un univers partagé, existant entre eux, en marge du reste. Et la conséquence principale est que lorsqu’un méga event est mis en place, ces séries risquent de rester en marge et de ne pas bénéficier de l’effet d’entraînement engendré par ledit event.

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Les « familles » de séries : chacun dans son coin !

De minimis

Mais la technique la plus usité, sans doute car elle est à la fois la plus simple et la plus efficace, est celle de la gestion « à minima ». En gros on limite la gestion de l’univers partagé à la prise en compte d’éléments de contexte, mais on ne la laisse pas s’immiscer dans la situation individuelle de chaque personnage. Ainsi on préserve l’idée d’un univers envisagé comme un tout cohérent, sans risque de perdre le lecteur et sans risque d’invraisemblance.

Cela passe par l’utilisation de références communes à tous les titres, comme des villes ou pays fictifs (Gotham, Metropolis, le Wakanda, la Latvérie…) voire simplement des bâtiments ou lieux dits (le Baxter Building où logent les Fantastic Four, Avengers Tower, le Hall Of Justice…). La création d’institutions propres à chaque univers est aussi un élément important. Assez étonnamment c’est d’ailleurs plutôt une spécialité de Marvel (même s’il y a des équivalents chez DC comme Star Lab ou Checkmate).

On peut citer par exemple le SHIELD, dont l’existence est reconnue dans tous les comics Marvel. C’est d’ailleurs par le biais de cette organisation que l’univers partagé des films Marvel Studio a été mis en place, avec les apparitions multiples du célèbre Agent Coulson et du Big Boss Nick Fury.

On pourrait aussi mentionner les entreprises fictives (Stark Entreprise, Wayne Industries…), ou encore les diverses organisations de malfaiteurs dont la pérennité ne tient pas à un seul personnage (Hydra, AIM…).

Si cette technique permet une approche globale des univers partagés sans trop avoir d’impact sur l’accessibilité et la liberté créative des auteurs. Mais elle a aussi ses limites. Déjà parce qu’en pratique elle s’apparente beaucoup au « on s’en fiche », puisqu’au final c’est le background de l’univers qui est vraiment partagé, pas les péripéties des divers protagonistes. Et elle n’empêche pas que les références à ces divers éléments de contexte peuvent être maladroites. Ainsi ces derniers temps dans l’univers Marvel c’est à croire qu’AIM est la seule organisation terroriste qui subsiste tant elle est omniprésente (Avengers, Secret Avengers, et à chaque fois dans des intrigues sans rapport entre elles).

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La célèbre cité de Batman, connue dans tout le DCverse

Ainsi la gestion parfaitement rigoureuse d’un univers partagé apparaît à la fois impossible et même pas forcément souhaitable, pour les auteurs comme pour les lecteurs. Finalement elle se rapproche de la gestion de la continuité, dont elle est le pendant au quotidien. Et la clé est avant tout de ne pas laisser cette gestion se mettre en travers de bonnes histoires.

4 Responses to De la délicate gestion des univers partagés

  1. « En effet, en premier lieu, il convient de souligner que la gestion d’un univers partagé au quotidien est une tâche extrêmement difficile, voire impossible à réaliser, pour les équipes éditoriales comme pour les auteurs. Déjà imaginez le cas du scénariste qui veut simplement utiliser un méchant pour l’opposer à son héros. »

    Et des fois, le cas où ne pas y prêter attention est pénalisant pour le lecteur. Par exemple la cas New X-Men/Avengers Dissassembled où un même personnage agissait de manière complètement opposée quasiment le même mois. Marvel avait dû donner une explication fiable pour expliquer que dans l’un le personnage est un psychopathe tueur (et décapité) et que dans l’autre presque un personnage salvateur qui s’en va tranquillou.

    Moi j’adore les univers partagés et j’adore qu’on me donne l’impression que les aventures se déroulent en parallèle : ça peut être des clins d’oeil (comme toutes les factions Avengers réunies dans Uncanny Avengers #15-17), ça peut être des références à des arcs passés dans d’autres séries. Bref, il y a des petites astuces de scénaristes qui flattent le lecteur pour le remercier d’avoir lu tel ou tel titre avant.

  2. Eddyvanleffe dit :

    Personellement, un des trucs qui m’a rendu accro à l’univers Marvel, c’est ce fameux univers partagé, mais à l’époque ça se bornait à des rencontres épisodiques, sans trop de conséquences, voir même à une certaine ironie allusive lorque Matt Murdock enviait le bonheur d’un couple en bas de son immeuble alorq qu’il s’agissait de Peter et MJ d’ailleurs bien tourmentés dans leurs propres titres. Puis vint l’ère des crossovers et des events permanants qui mélangent tous les titres tout le temps. C’est devenu lourd à lire et j’imagine lourd à écrire surtout qu’à force de tout emmeler, la conitnuité s’est faite beaucoup plus ardue à respecter et les défauts beauoup plus voyants. La cohérence a fini par voler en éclat et la saveur de certains titres individuels complétement évanouis (Iron Man , Wolverine, certains titres X-men qui deviennent presque des « What if… » caduques)
    A un moment, Spider-man avait emménagé chez les Vengeurs avec sa tante et sa femme en portant une armure designé par Tony Stark. Bref tous des personnages apparaisaient de manière anarchiques dans une dizaine de séries où il n’avaient rien àfoutre interdisant justement aux personnages la moindre parcelle d’autonomie. Songez un instant que Jarvis avait à cette époque le même donc d’ubiquité que wolverine.
    La continuité elle peut être ignorée sauf que, les lecteurs les plus anciens ne sont pas amnésiques et se rappellent formellement avoir lu des trucs qui se contredisent et là, il n’y a pas à tourner autour du pot, et inventer des excuses. Ces lecteurs là ne sont pas rescpectés, c’est limite si la réponse de l’éditeur (à grand renfort d’argument ‘il faut évoluer tout ça) n’est pas: « Qu’est ce que vous foutez encore là vous, vous ne voyez pas qu’on parle aux quatre nouveaux lecteurs qu’on a gagné grâce aux films? »

  3. Caldecott dit :

    A noter aussi Image à son lancement était un univers partagé les Wild C.A.T.S de Lee et les Cyberforce de Silvestry ont débuté par un crossover….
    Sinon à l’époque (très lointaine…) je croyais que Stan Lee avais un immense tableau avec les fiches de tout les personnages marvel et que chaque auteur prenais la fiche pour l’utiliser dans son histoire (un peu comme à la bibliothèque) et la ramenais avec ce qui lui était arrivé au cours de son aventure pour que le suivant ne se trompe pas…..

  4. Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

    Merci les gens :-)

    TheMightyBlog.fr : En fait je crois que la vraie raison de ce qui s’était passé à propos de Magneto dans New X-Men/Dissassembled c’était que Claremont voulait à tout pris Magneto pour sa série Excalibur lancée juste après l’arc de Morrison, donc il a fallu bricoler le coup du « Xorn-imposteur », et Avengers Disassembled de Bendis est arrivé un peu après (à l’automne, le reste s’étant déroulé au printemps) alors que Magneto avait dèjà été réinstallé comme un semi-gentil au lieu d’un psychopathe porté sur le génocide.

    Caldecott : Je ne connaissais pas cette anecdote sur Marvel, mais j’adore l’idée :-) Et c’est vrai qu’Image avait en effet tenté le coup de l’univers partagé. ça avait même posé un gros problème avec Spawn, dont le meurtrier (lire le gars qui avait tué Al Simmons hein) était un personnage de Youngblood de Rob Liefeld (Chapel). Et du coup quand Liefeld s’était brouillé avec ses potes et était parti, il a fallu retcon tout ça vu que le personnage en question appartenait à Liefeld justement.

    Eddyvanleffe : Je reconnais que j’attache moins d’importance à la continuité et à ce qui rapporte. J’aime que les grandes lignes soient respectées (évènements marquants qui ont touché le personnage,…), je m’accomode facilement du reste. Mais je n’ai pas le sentiment que les éditeurs ne « respecte pas les lecteurs » en y faisant des entorses ponctuelles. Je ne me sens pas insulté quand certains détails de la continuité ne sont pas totalement pris en compte. Et c’est encore plus vrai pour ce qui touche à la gestion des univers partagés. Mais je me dis que ce rapport à la continuité pourrait mériter un article plus détaillé :-)

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