Detective Comics Futures End #1, la review

Detective Comics Batman Futures End Review Comic Talk

Jeffzewanderer Par

Depuis le début des New 52, on s’est habitué à ce que le mois de septembre donne lieu à un gimmick pour DC : #0, Villain Month… Et cette année n’échappe pas à la règle avec toute une flopée de one-shots estampillés Futures End.

Futures End c’est l’une des deux séries hebdo de DC (l’autre étant Batman Eternal), qui nous conte les aventures de Batman Beyond aka Terry Mcginnis, le héros apparu pour la première fois dans le dessin animé du même nom, successeur de Bruce Wayne. Ce cher Terry, venu d’un futur lointain, veut empêcher un cataclysme terrible de se réaliser et voyage pour cela dans le passé, mais n’arrive pas à la bonne époque. Il arrive en effet 5 ans après les évènements se déroulant actuellement dans les séries DC New 52.

Futures End se déroule donc dans le passé pour Terry, mais 5 ans dans le futur pour nous, lecteurs. Le mois Futures End servira quant à lui à nous faire découvrir les facettes de cet univers DC version « 5 ans plus tard » qu’on ne voit pas dans la série hebdo principale.

Bref c’est un gimmick pour nous refiler des quasi tie-ins à la série. « Quasi » parce qu’en fait ces numéros one-shots peuvent être lus et appréciés même si on ne suit pas ladite série principale. Ils servent en effet de prétextes aux auteurs pour se laisser aller à des fantaisies sans conséquences se déroulant dans un futur hypothétique dont on se doute bien qu’il ne se produira finalement pas (puisque empêcher sa survenance est tout l’enjeu de Futures End).

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Five years from now…

Cette introduction, un peu longue mais je l’espère utile, achevée, penchons-nous désormais un peu plus sur l’un de ces one-shots : Detective Comics Futures End #1 par Brian Buccelato, Scott Hepburn, Cliff Richards et Fabrizio Fiorentino. La particularité de ce numéro est que si il ne nécessite pas de suivre Futures End pour être apprécié, en revanche avoir lu les séries Batman et Detective Comics récemment aide bien. En effet, Batman se trouve opposé au Calendar Man, qui exige qu’on lui livre l’homme qui a détruit sa famille, sans quoi il fera payer Gotham. Et pour le neutraliser Batman va devoir s’allier à Edward Nygma, aka The Riddler.

Le scénario utilise donc l’histoire du Calendar Man dont Brian Buccelato avait jeté les bases dans le récent Detective Comics Annual #3. Mais il contient aussi une référence essentielle au dénouement de Zero Year de Scott Snyder justifiant l’implication du Riddler. Certes ces deux références sont expliquées, et on peut donc comprendre le numéro en ne lisant que lui. Mais on apprécie mieux le tout en ayant toutes les cartes en main je pense.

D’autant plus qu’il y a pas mal de choses à apprécier dans ces pages justement. J’avais personnellement des doutes sur la version New 52 aux gros biscotos du Calendar Man, mais on découvre ici une facette du personnage qui n’est pas inintéressante. Cela par le biais d’une pirouette finale franchement bien amenée qui nous démontre que Brian Buccelato maîtrise l’art délicat du done-in-one.

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Riddle me this…

Brian Buccelato réussit en effet en très peu de pages à esquisser l’univers dystopique du titre, évoquant divers détails de contexte créant une ambiance prenante (Arkham Island, le parcours du Riddler…). Les dialogues entre les deux partenaires réticents que sont Batman et Nygma sont efficaces. Et les énigmes du second, si elles sont un peu gratuites, apportent néanmoins une touche agréable. Enfin il y a un bon équilibre entre intrigue et action, afin de ne pas seulement avoir droit à 22 pages de scène de dialogue.

Le dessin reste aussi très agréable malgré la présence de trois dessinateurs différents. La cohérence graphique n’est pas parfaite, mais globalement ça se tient, surtout grâce aux couleurs qui servent à unifier la charte graphique. Elles sont semblables à celles utilisées quand Francis Manapul, le dessinateur régulier, officie. A noter aussi que le nouveau look arboré par Batman pour l’occasion n’est pas mal non plus.

Seul petit bémol, j’ai tiqué quant à la réaction finale de Batman, qui me semble aller à l’encontre de ce qui devrait être l’attitude du personnage vis-à-vis du meurtre (il ne tue personne, certes, mais quand même… Sans vouloir spoiler, je vous renvoie à la fin de Batman Begins par exemple). Mais disons que mettre ça sur le compte du côté « Elseworld » de ce titre aide à faire passer la pilule. On est dans un futur dystopique, et donc ce Batman n’est pas vraiment le Batman du canon.

Detective Comics Batman Futures End Review Comic Talk

LE BILAN : Detective Comics Futures End #1 est donc un numéro plaisant à lire. Brian Buccelato se plie avec brio à l’exercice du done-in-one et crée un duo agréable à suivre en associant Batman et le Riddler. Le final passe bien grâce à la bonne pirouette et à la nature « elseworldienne » de ce numéro. Bref un numéro qui n’est indispensable ni pour les lecteurs de Futures End ni pour ceux de Detective Comics, mais qui vaut quand même le coup d’être lu.

LA NOTE : 4/5

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