Edito : FUCK COMICSGATE

Fuck Comicsgate Comic Talk

Jeffzewanderer Par

FUCK COMICSGATE.

Au cas où le titre de cet édito vous aurait échappé, autant le répéter, et prévenir que la subtilité ne sera pas de mise. Pour le débat point par point voire case par case chaque fois qu’un comicsgater avance un argument, ce sera pour d’autres articles réalisés par des gens bien plus patients que moi. Pour les débats comptables sur les chiffres de vente, allez donc checker les données brutes (http://www.comichron.com/index.php) et pour l’interprétation cherchez par vous-même, comme ça on ne m’accusera pas de faire passer des opinions pour des vérités. Non, cet édito c’est la réaction d’un fan ulcéré par ce mouvement crypto-facho (lato sensu, inutile de me sortir les dicos et cours d’histoire pour débile léger) qui pourrit la blogosphère comics (surtout US apparemment).

Kesako Comicsgate

Mais c’est quoi Comicsgate ? Un « mouvement » au sens le plus large du terme, une bannière, revendiquée avant tout par la chaîne youtube Diversity and Comics de Richard C. Meyer et le dessinateur Ethan Van Sciver. L’apparition ? Floue comme souvent avec ces mouvements désorganisés qui se développent sur la toile et auxquels à peu près n’importe qui peut dire appartenir en un clic ou un hashtag. Un moment symbolique semble avoir été celui où la photo de quelques employéES de Marvel rendant hommage à feu Flo Steinberg (ancienne employée de Marvel devenue éditrice indé pour faire court) autour d’un milkshake, déchaîna un tombereau d’attaques plus ou moins (enfin surtout plus) misogynes (notamment l’accusation classique d’être des « fausses geeks », pour rester dans ce qu’il y a eu de plus soft) contre les participantes. Une réaction de soutien et d’autres commentaires désobligeants plus tard, Diversity and Comics était sortie de la fange (j’avais prévenu pour la subtilité) et les réac’ en tous genres avaient un étendard derrière lequel se rallier. Pour en finir avec les origines, je me permettrais de souligner que le choix du nom n’est pas anodin. Comicsgate n’est pas seulement une nouvelle émanation de cette manie américaine de singer le nom du Watergate pour chaque scandale ou moment d’émoi national (on se rappellera pêle-mêle le Monica-gate pour les ébats extraconjugaux de Clinton, ou le nipple-gate pour l’accident vestimentaire de Janet Jackson au superbowl). C’est surtout une référence directe au Gamergate, mouvement tout aussi flou apparu sur internet autour de l’industrie du jeu vidéo et de son milieu journalistique. Sous couvert de réclamer de l’éthique en la matière, nombre de campagnes de harcèlement online ont été lancées, surtout contre les femmes travaillant dans le milieu. Ô la belle référence que voilà…

Fuck Comicsgate Comic Talk

Le selfie de la discorde.

Mais surtout, que veulent les comicsgaters ? C’est là que ça se gâte. Comme tous les mouvements dont l’idéologie pourrait être qualifiée d’extrême droite, il faut compter avec une bonne part d’hypocrisie de la part des membres. Internet et un QI en berne aidant, la parole est quand même pas mal libérée. Officiellement, le comicsgater moyen ne veut que sauver une industrie qu’il aime en critiquant librement les mauvaises séries que les méchants éditeurs essaient de les forcer à acheter, et donc en leur faisant comprendre, via leurs achats, ce qu’ils devraient vraiment publier. Bon, pourquoi pas… En même temps un mouvement pour dire « montrez ce que c’est un bon truc en l’achetant, comme ça les mauvais trucs disparaîtront car personne ne les achètera » c’est comment dire… Aussi utile qu’un vélo pour un escargot ? Mais en général, quand on éprouve le besoin de gueuler que personne n’achète les bonnes choses, et surtout qu’il n’y a que la bouse qui se vend, c’est qu’on a une idée bien arrêtée de ce qu’est une « bonne chose ». Et là, surprise, surprise… le mal absolu ce serait les comics pour et par les SJWs (Social Justice Warriors). Ce label valise regroupe en gros tous ceux qui revendiquent une idéologie généralement qualifiée de progressive (anti-racisme, anti-homophobie, féminisme…). On retrouve là aussi un grand bazar idéologique, tant sur le fond que sur le degré d’engagement. Comprenez qu’on pourra qualifier de SJW autant celui/celle qui trouve que flinguer impunément un jeune noir « armé » d’un coca c’est mal (j’ose espérer qu’on sera tous d’accord sur ce point… Sinon vous vous trompez sûrement de site) et celui/celle qui trouve que la pratique du yoga est une scandaleuse appropriation culturelle (là encore, si c’est votre opinion, elle est sans doute moins nocive que celle de l’abruti(e) à qui je m’adressais dans la parenthèse précédente, mais vous aussi vous avez dû vous tromper de site…). Bref on pourrait assimiler ça à nos « gauchos » nationaux, avec la précision que le terme SJW est très souvent employé péjorativement par les adversaires de ces idées.

Fuck Comicsgate Comic Talk

Le démon selon Comicsgate.

Cogito ergo sum nom d’un chien !

Un élément apparaît toutefois clairement : en revendiquant une posture anti-SJW, Comicsgate se définit comme un mouvement anti-progressiste, ce qui n’est jamais bon signe quand on veut se ranger dans le camp des gentils idéologiquement parlant. Et c’est là que la rhétorique et l’hypocrisie propres aux mouvements d’extrême droite repointe son vilain nez. Le comicsgater moyen est en effet souvent bien en peine de dire en quoi les scandaleuses idéologies SJW qui détruisent ses chers comics sont si nocives. Il est heureusement assez délicat de clamer directement : je ne veux pas de noirs/femmes/homos etc… dans mes comics, surtout quand on n’est plus entre soi. D’où l’argument de la médiocrité des histoires qu’ils honnissent, et par extension de leurs auteurs. Mais là où le serpent se mort vite la queue, c’est que la critique littéraire est un art difficile, et surtout une discipline éminemment subjective. Il est donc quasi impossible de « démontrer » en quoi une histoire est mauvaise, sauf via quelques éléments purement techniques (du style : une erreur de proportion dans un dessin, une faute de syntaxe dans un dialogue, une contradiction dans un scénario…) qui sont si élémentaires qu’il est exceptionnel de les trouver dans l’œuvre d’un professionnel. Le mérite littéraire pur n’est d’ailleurs jamais réellement analysé, ou en termes si simplistes que la critique ne saurait être prise au sérieux. C’est d’ailleurs logique : si une critique ponctuelle peut être légitime, la systématisation la fait basculer dans le dogmatisme, et lui ôte cette légitimité. On peut, par exemple, justifier des critiques contre certaines histoires « SJW », telles que la révélation de l’homosexualité d’Iceman, qui a tout d’un retcon assez artificiel malgré les quelques cases ambiguës glanées ça et là par des historiens avisés (à ce compte là on peut démontrer 10 fois l’homosexualité de Batman…). Idem pour la série America, dont l’héroïne trop parfaite est difficilement attachante. La critique de l’idéologie véhiculée (trop pro gay, trop pro femmes noires lesbiennes…) est ainsi dissimulée derrière la critique littéraire. C’est hypocrite, mais le vernis est là. Le vernis se craquelle quand on cherche à systématiser le procédé, car vu la quantité et la diversité des histoires qualifiables de SJW qui sont publiées, il n’est pas crédible de TOUTES les qualifier de mauvaises. Le Thor de Jason Aaron n’avait pas grand-chose à voir avec le Sam Wilson Captain America de Nick Spencer, qui lui-même n’a rien à voir avec The Unbeatable Squirrell Girl ou Champions, et on peut multiplier les exemples à l’envie. Donc si vous détestez TOUTES les séries dont le héros n’est pas un mal hétéro blanc ou une bombasse en string, soit vous détestez les comics en général, soit le mérite littéraire n’est pas au centre de vos préoccupations. La seule solution pour justifier cette haine universelle : attribuer le mal à la présence de l’idéologie qu’on veut critiquer dans le récit. Et pour ce qui est de dire en quoi c’est mal… Gnap la queue.

Fuck Comicsgate Comic Talk

Bon oui c’est tout pareil tout ça, ça se voit non…?

L’argument avancé est parfois la simple présence d’UNE idéologie dans le récit, procédé qui serait propre aux vilains SJWs : ils utilisent les comics comme vecteur de diffusion insidieux, alors que les gentils comicsgaters voudraient juste lire leurs petits mickeys. Mais là encore l’argument est spécieux, voire hypocrite. TOUTE histoire véhicule une idéologie, qu’elle le revendique ou non, et peut être analysée selon ce prisme. Elle reflète les valeurs de son auteur. Même Boule et Bill a une idéologie ! Prétendre qu’une œuvre est idéologiquement neutre, même en matière de pur divertissement, est une simple hypocrisie. Montrer uniquement des badasses bien hétéros et les bombasses en string précitées c’est le résultat d’une position idéologique (un vrai héro c’est ça, une femme cool c’est ça), comme le fait de montrer un Captain America noir ou un Thor femme. Critiquer la présence d’une idéologie en tant que telle est donc une manière détournée de critiquer ladite idéologie, et dire qu’il n’y a pas d’idéologie dans l’œuvre n’est qu’une manière de faire passer une opinion pour une évidence, une sorte de « valeur culturelle par défaut » (par exemple considérer un homme blanc comme une « base universelle » pour dissimuler de l’européocentrisme, le « mec de base » n’étant sûrement pas blond au yeux bleus pour un chinois ou un ghanéen…). De plus, même si on admettait la possibilité d’une œuvre sans idéologie, en qualifiant ainsi celle qui est si simple dans sa narration que la dimension idéologique est négligeable (Oui-Oui quoi…, ou Fast and Furious), n’est-il pas extraordinairement réducteur de cantonner les comics à ce registre ? On devrait faire fi des Watchmen, Sandman et autres merveilles qui ont fait grandir le médium en lui donnant une profondeur qui n’a rien à envier à celle de la littérature et du cinéma pour le cantonner à « boum boum héros taper vilain » ? C’est ça aimer et défendre les comics ?

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Voilà un bon comic, sans idéologie dedans ! Oh wait…

La peur du grand remplacement (eux aussi…)

L’autre argument dont les comicsgaters ont un temps abusé est celui selon lequel Marvel aurait trahi ses fans en remplaçant massivement ses héros classiques par des versions « diversifiées ». Petite parenthèse : Marvel est leur cible favorite au sein du Big Two, chose peu étonnante vu que l’éditeur a souvent joué la carte de la modernité et de l’innovation là où DC jouait souvent celle de l’héritage, de la légitimité historique (ceci étant dit sans AUCUNE critique : Superman et compagnie sont des classiques et c’est aussi ce qui les rends mythiques, et Marvel ne pouvait que jouer la rupture pour se démarquer). Et DC n’échappe pas à l’ire des comicsgaters d’ailleurs, en témoigne par exemple leurs critiques sur une Black Canary à la poitrine trop petite. Fin de la parenthèse et retour à Marvel : cet argument est peut-être le plus insidieux, parce qu’il y a un fond de vrai. Moi-même, qui fustige Comicsgate, j’ai été déçu de ne plus avoir mes héros classiques pendant un long moment, malgré mon affection pour leurs remplaçants. Mais c’est avant tout un argument qui a fait son temps, les classiques étant de retour en force. Et c’est surtout un argument d’ignare en comics. N’importe quel lecteur un peu averti savait que les versions « classiques » reviendraient, tous les personnages de comics ayant vocation à revenir à une sorte de « version de base ». Les évolutions, surtout les plus radicales, ne sont jamais pérennes, et l’essence du personnage reprend toujours le dessus : Spidey sera toujours un galérien sympathique, Wolverine un bad ass violent, Superman un boy-scout etc… C’est bien peu connaître le médium que d’en avoir douté. Et c’est surestimer sa propre importance d’imaginer que des tweets enflammés et des vidéos youtube moisies ont joué un rôle dans le retour des classiques.

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Le cauchemard du Comicgater…

Plus globalement, la défense du statu quo, la lutte contre le changement en tant que tel, est une aberration : une œuvre est le produit de son époque et doit évoluer si elle veut continuer à vivre. Son essence doit être préservée, mais tout le reste change tout le temps. Personne ne peut décemment soutenir que le Superman des années 40, qui tuait des criminels, et sa Lois qui lui faisait des supers muffins n’auraient pas dû changer. Et qu’on ne me sorte pas l’argument du classique qui est intemporel : j’en ai assez usé pour connaître sa limite. Un classique est une œuvre ponctuelle, qui résiste au passage du temps (ce qui n’interdit d’ailleurs pas une réinterprétation à la lueur d’une autre époque). Elle est un point, mais un personnage n’est, lui, pas figé. Je ne veux pas qu’on change une ligne du Cid. Mais si Rodrigue avait dû avoir de nouvelles aventures jusqu’à aujourd’hui, il aurait eu intérêt à se moderniser un peu (buter son beau-père parce que papa l’a demandé à la suite d’une insulte, c’est un peu extrême comme différent familial de nos jours…). Donc non, le changement n’est pas un mal en soi, il est une nécessité. Et si c’est l’essence qui est maltraitée, elle revient toujours, et ce ne sont pas les beuglements de quelques réac’ qui y sont pour quoi que ce soit. C’est la simple logique qui veut que si  un personnage est toujours populaire 75 ans après sa création, il y a une bonne raison que son éditeur a bien comprise.

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Quels retours surprenants… On ne s’en doutait pas du tout hein…

Le syndrome Calimero

Enfin, la dernière caractéristique des comicsgaters est un discours de victimisation permanent (vous savez, comme les fachos qui crient à la mort de la liberté d’expression à longueur d’interviews parce qu’on ne les laisse pas dire qu’il y a trop de noirs/femmes/homos etc… Comme ça ils n’ont même pas besoin de le dire mais on se comprend hein). Ils prêtent aux vils SJWs des méthodes détestables de harcèlement via internet ou d’exiger le licenciement de tout ce qui leur déplait, les accuse de fermeture d’esprit et de traiter en ennemi tout ceux qui ne respectent pas leur dogme… Bref de faire exactement ce que les comicsgaters font : réclamer de virer les créateurs SJWs, arrêter toutes leurs séries, et pour les menaces et le harcèlement oserais-je dire que le « mouvement » est partie de ça suite à une photos de femmes buvant un milkshake… On pourrait aussi citer le cas de Mags Visaggio, autrice transsexuelle qui fait partie des cibles favorites des comicsgaters. Ou encore le récent exemple de Marsha Cooke, veuve du génial Darwyn conspuée pour avoir dit que feu son mari n’aurait pas soutenu Comicsgate (on l’a même accusée d’avoir instrumentalisé la mort de son mari alors que le tweet qui a tout lancé venait d’un comicsgater qui revendiquait le soutien posthume du défunt). Mais tout ça n’est jamais assumé par les principaux auteurs, trop confiants dans leurs séides anonymes pour se mouiller explicitement. Pourquoi donner un ordre quand des légions d’imbéciles dévoués sont tout prêts à l’exécuter par anticipation ? Même en matière de recherche intensive d’outrage à dénoncer, grief souvent adressé au SJWs, les comicsgaters se défendent bien. Parce qu’entre celui qui se scandalise qu’un VILAIN traite un autre personnage d’« autiste » (dans Action Comics #1002 de Bendis, alors justement que l’auteur utilisait ce mot pour montrer que son vilain était une ordure) et celui qui trouve que She-Ra sans gros boobs c’est un scandale qui va ruiner notre belle jeunesse, il y a match niveau débilité… (enfin au moins le défenseur des autistes avait une bonne intention, l’autre voulait juste se rincer l’œil…).

Fuck Comicsgate Comic Talk

Ah ben oui, il y a de quoi s’offenser là…

Le pire c’est que dans certains cas, les accusations de harcèlement et d’extrémisme dirigées contre les anti-comicsgate sont peut-être fondées : chaque camp a son lot de gros cons extrémistes qui vont bien trop loin (NDLA : bon, après une brève recherche internet, les seules traces de harcèlement et d’insultes que j’ai trouvées sont celles émanant des comicsgaters, mais on va admettre l’argument pour le principe vu que les pauvres petits crient que ça leur arrive tout le temps…). La différence, et elle est fondamentale, est que pour les comicsgaters, il s’agit de la méthode d’action normale. Pour le camp adverse (les SJW disons pour simplifier) il s’agit d’une déviance regrettable qui est une trahison de l’idéologie initiale. Le harceleur sera ainsi fustigé par la plupart de ses pairs anti-comicsgate et les auteurs leur servant de maître à penser, pas encouragé (de déplorables écarts sont possibles comme admis plus haut, je ne doute pas qu’on puisse en trouver en cherchant mieux, mais justement un écart n’est pas la norme). On se souviendra à ce titre de la récente vague de retweet de « comics are for everyone » lancée par Tom Taylor, qui fustigeait justement le harcèlement (« I believe comics are for everyone. There is no excuse for harassment. There is no place for homophobia, transphobia, racism or misogyny in comics criticism. »). Il n’y a pas d’équivalent comicsgater, ses partisans n’ayant au mieux que le silence à opposer en guise de défense (« je n’ai pas dit de le faire »). De même, la motivation est différente. Voir ainsi l’exemple du paragraphe précédent du défenseur des handicapés mentaux contre celui des gros boobs : pour un résultat uniformément ridicule, la volonté initiale est bien différente. L’un abuse de bons sentiments, l’autre veut juste se rincer l’œil. Le bon sentiment initial n’excuse pas tout (et ne garantit pas de la bonne littérature non plus), mais c’est un élément à prendre en compte lorsqu’on s’adonne à l’exercice du jugement moral. Vous me permettrez finalement de m’abriter derrière Raymond Aron pour exprimer plus subtilement cette distinction : « Le communisme manifeste parfois le même cynisme réaliste que les fascismes : il ne s’en fait pas gloire au même degré. Le communisme tâche d’apprendre à lire à tous les hommes, et ceux-ci ne se contenteront pas toujours du Capital. Même l’idéologie unique n’a pas la même signification : le communisme est la transposition, la caricature d’une religion du salut, les fascismes ne connaissent plus l’Humanité » (Raymond Aron, « Contribution à L’Ère des tyrannies », séance du 28 novembre 1936, Bulletin de la société française de philosophie, XXXVI, 1936, p. 226-228, publié dans Raymond Aron, Machiavel et les tyrannies modernes, Paris, Éditions de Fallois, 1993, p. 307-308.). Transposez à volonté au présent débat avec toutes les réserves de rigueur. Un camp défend, parfois maladroitement, des idéaux altruistes et progressistes, l’autre ne revendique que le maintien du statu quo et éventuellement son intérêt personnel à voir ce qu’il aime préservé fut-ce au détriment des autres. Ou pour paraphraser un esprit bien moins brillant : non, il n’y a pas des gens biens des deux côtés, il y a justes des connards dans les deux camps, mais dans un des deux il n’y a QUE ça. Mais la victimisation à outrance, et un usage judicieux des hashtags permetent de travestir tout ça.

Fuck Comicsgate Comic Talk

« Je crois que les comics sont pour tout le monde. Il n’y pas d’excuse pour le harcèlement. Il n’y a pas de place pour l’homophobie, la transphobie, le racisme ou la misogynie dans la critique de comics ». Net et sans bavure…

Bref Comicsgate est la combinaison d’une idéologie profondément réactionnaire avec tout ce que ça comporte d’intolérance et d’agressivité, drapée dans l’hypocrisie et l’ignorance de ce qu’ils prétendent défendre. Les fautes de leurs adversaires (coucou les excités toujours à se chercher l’outrage du jour à dénoncer) ou de leur cibles (coucou l’argument de Marvel « ben oui X-23 c’est tout pareil que Logan comme Wolverine ») ne leur offre aucune absolution. Alors plus que jamais : FUCK COMICSGATE.

One Response to Edito : FUCK COMICSGATE

  1. Dragnir dit :

    Bravo pour cet article qui replace les choses ou elles douvent étre