Et Geoff Johns écrivit Aquaman

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Nous sommes en 2014. Il y a quelques semaines, DC a annoncé une série Aquaman and The Others. Ce super héros auparavant mal considéré n’a donc pas uniquement sa propre série qui marche, mais en aura également une seconde à son nom dans les mois à venir. Cela aurait été inimaginable il y a quelques années. Si aujourd’hui on en est arrivé la, c’est principalement grâce à un homme, Geoff Johns, qui a sublimé le personnage pendant plus de deux ans.

Aquaman Comic Talk

Geoff Johns, c’est un peu le Dr Frankenstein de chez DC, l’homme chargé de ramener à la vie les super-héros, et également de relancer des séries. Du côté des résurrections, ces dernières années on lui doit les retours de Flash et Green Lantern. Rien que ça. Et les douze personnages revenus suite aux événements de Blackest Night. Vibe aussi, mais cela ne restera pas autant dans les annales. Flashpoint amènera un relaunch (quasi) complet de l’univers DC. Il sera d’ailleurs en charge (entre autres) du titre fer de lance qui ouvrira la marche : Justice League. On retrouve d’autre relaunches plus vieux dans son CV : Hawkman, Teen Titans, ou encore Booster Gold. Certes, et sans vouloir leur manquer de respect, ce sont des noms et des titres moins importants que Green Lantern, mais ce sont des relaunches quand même. Il restera d’ailleurs 9 ans sur Green Lantern, continuant dans les New 52 ce qu’il avait commencé par le passé, et ne laissant son bébé que très récemment. A l’occasion des New 52 donc, en plus de Justice League (et des back up sur Shazam), le natif de Detroit scénarisait un troisième titre : Aquaman. Entre scepticisme, rires, et curiosité, voilà Johns devant un grand défi : rendre Arthur Curry intéressant et populaire.

Si je ne m’étais pas mis dans l’idée de lire tous les premiers numéros des New 52 (mon libraire a apprécié, mon banquier moins), je ne me serais jamais attardé sur Aquaman. La principale raison ne venait pas du héros en lui-même, mais du scénariste. Je n’accroche pas forcément à Geoff Johns. Cela vient surtout du fait qu’il a officié sur des personnages qui ne m’intéressaient pas. Flash m’a toujours ennuyé (ce n’est plus le cas depuis Buccelato/Manapul), Green Lantern m’indiffère. Les cross-over de DC ne m’ont jamais emballé (je ne crois même pas avoir lu la fin de Brightest Day). J’entamais donc mon Aquaman #1 sans réel espoir d’accrocher. Pour finalement le retrouver parmi mes préférés.

Rendre un personnage attachant et intéressant n’est pas une chose facile en soi. Il s’agit bien souvent d’un travail de longue haleine, sur la durée. Bien qu’étant membre fondateur de la Justice League, la réputation d’Aquaman était au plus bas. Johns réalise alors un premier numéro proche de la perfection en remettant tous les compteurs à zéro en une vingtaine de pages. Il n’essaie pas de redorer son blason en évitant tous les a priori négatifs : il les balance tout simplement sous notre nez. Entre un policier qui lui propose un verre d’eau, Arthur Curry qui mange dans un fast food de la mer, son pull orange, sa capacité à parler aux poissons, le fait qu’il ne soit le super héros préféré de personne, et j’en passe… tout est balayé dans une quinzaine de pages pour rendre Aquaman sympathique plutôt que de tomber dans l’exagération de ses qualités et de nous survendre un héros. Une fois cela fait, il reste cinq pages pour lancer alors la série et l’intrigue à venir. Ca y est, on est dedans.

Aquaman

Par la suite, à aucun moment le côté ringard d’Aquaman ne reviendra. Le héros est entièrement redéfini. Il nous sera tout simplement livrée une aventure épique du King of the Seven Seas, alternant entre récits sous-marins mais également sur terre. Cette appartenance à deux Mondes (une mère Atlante et un père Humain) est parfaitement exploitée et sera un fil conducteur tout le long de la série. Des créatures venant des profondeurs attaquent la surface, pitch conventionnel et attendu pour redorer le blason d’Aquaman auprès des lecteurs à qui il doit prouver sa valeur, en plus de devoir le faire pour le monde et pour lui même. Non, il n’est pas que le mec qui parle aux poissons. Dans le même temps, Mera est installée comme un personnage fort et pas uniquement la présence féminine auprès du Dweller-of-the-Depths. Leur relation ne sera pas un point anecdotique du récit mais de réelles fondations sur lesquelles Aquaman pourra et devra s’appuyer. Un plus non négligeable pour donner du corps à Arthur.

Après un premier arc introductif, Geoff Johns décide de donner de la profondeur à son nouveau bébé. Pour cela, la recette est simple : on explore son passé. Une exploration qui tiendra de la découverte autant pour nous que pour la personne sensée connaître le mieux Arthur, c’est à dire Méra, plus en retrait sur cet arc. Aquaman gagne en complexité, avec encore une fois un très bon équilibre entre son côté atlante, héroïque, et son côté humain. C’est ainsi un homme avec des secrets, des doutes, des anxiétés, qui nous est décrit. Pourtant, le pitch est tout aussi basique que pour le premier arc. Black Manta hait Aquaman et s’attaque à tous ses anciens coéquipiers en les tuant pour s’approprier leurs armes atlantes. Mais bien évidement, Black Manta n’est pas à la tête de tout cela, ce qui sera développé par la suite.

Aquaman Méra

Dans ces deux arcs, le rythme de lecture est à la fois académique et parfait : on alterne entre action, révélations, flashbacks pour en savoir plus. La fluidité dans la narration est impressionnante et on ne s’ennuie à aucun moment. Il n’y a vraiment aucun temps mort, une alternance parfaite entre baston, action, et avancée de l’intrigue. A cela on rajoute les dessins d’Ivan Reis et Joe Prado qui explosent la rétine. On se prend fracture de l’œil sur fracture de l’œil. Le brésilien réussit à saisir l’ambiance désirée par Geoff Johns, soutenu par une grande colorisation de Rod Reis. On passe ainsi de planches ultra colorées à certaines plus sombres, plus contemplatives. Obtenir un bon rendu lorsqu’on fait évoluer l’action sous l’eau a toujours été un exercice compliqué, dans tous les supports. Cela semble si facile avec Reis. Il arrive à retranscrire la profondeur des océans, l’anxiété des abysses sous-marines, puis la page d’après magnifier la splendeur d’Atlantide, qui tient une place capitale tout au long des récits de Johns. L’artiste s’adapte parfaitement au rythme du récit voulu par Johns, entre émotion et action. On sent que ce n’est pas la première collaboration entre les deux.

Au moment d’arrêter la série, Ivan Reis réalise une transition en douceur en arrivant sur Justice League en remplacement de Jim Lee pour le cross-over entre les deux séries : Throne of Atlantis. Le premier event des New 52 se déroulera donc dans une série sur laquelle peu de personnes auraient parié lors du relaunch massif. Geoff Johns fait le lien entre les deux titres qu’il écrit, offrant à Arthur Curry le haut de l’affiche, montrant une fois de plus l’ambition de DC concernant le personnage. Dans son déroulement, l’histoire Throne of Atlantis aurait très bien pu  être uniquement dans Aquaman, mais il fallait inclure le titre Justice League pour les conséquences sur ses membres pour le futur. L’inverse n’aurait sûrement pas été vrai, et n’aurait pas eu le même impact. Le héros anciennement boudé est le moteur du premier cross-over de la nouvelle ère de DC. Le numéro 14 sert de prélude à cet évent, avec un grand changement de rythme. D’une série très dynamique, on passe à un numéro très bavard, calme, mais néanmoins réussi, à travers une discussion entre Arthur et son frère Orm The Ocean Master, actuel roi d’Atlantis.

Tout comme pour Black Manta, le personnage est à peine introduit qu’on a face à nous un vilain très charismatique, qui prend autant le devant de la scène qu’Aquaman. Un héros n’est rien sans des hommes (et femmes) fortes face et autour de lui. Johns le sait bien et il tisse de vraies histoires, des rivalités complexes, allant bien plus loin qu’un enchaînement de batailles d’égos. Orm défend ses idées, et son camp, et son peuple sera bien plus important que son frère. Face à lui, Aquaman va devoir également prendre ses responsabilités. Il se retrouve véritablement au milieu d’une guerre entre les Atlantes et la surface. Ses choix ne seront pas sans conséquence pour le monde mais surtout pour lui. On ne s’émouvra pas des milliers de morts faits par les inondations, ni par les affrontements. On sera par contre happé par l’évolution des rapports entre Aquaman et ceux qui l’entourent, autant ennemis qu’amis, et des décisions qu’il prendra. Cet event, c’est son event, même s’il concerne également la Justice League. C’est surtout dans ses conséquences et dans finalité que ses membres seront surtout impactés, amenant à Trinity War, tandis que l’univers du Dweller of the Depths est immédiatement concerné. Il ne cherche aucunement ce qui est bien pour lui, mais ce qui est le meilleur pour tout le monde. Au final, Throne of Atlantis réussit à être à la fois un excellent event blockbuster rempli d’action et très intense, tout en étant indispensable pour la suite de l’univers DC.

Aquaman Orm

Ivan Reis parti sur le titre Justice League, ce sont Paul Pelletier et Sean Parsons (à l’encrage) qui le remplacent sur Aquaman. On pouvait avoir peur du changement tant le brésilien nous a ébloui pendant plus d’un an. Le canadien s’adapte parfaitement au titre en restant dans le même style. La transition est donc toute faite, et on obtient une grande homogénéité dans ToA avec ces deux artistes. Rod Reis restant à la colorisation, cela aide grandement. Malheureusement, Pelletier aura du mal à se mettre dans le rythme et il lui faudra quelques numéros avant d’être constant. Mais il arrivera à un niveau hallucinant…

Death of a King marquera la fin de l’ère Johns, sans que l’on ne le sache en début d’arc. Après s’être battu contre des créatures sous-marines assez primitives, un vieil ennemi, avoir empêché une guerre entre la surface et les Atlantes en se confrontant en même temps à son frère, il fallait trouver un adversaire encore plus redoutable : The First King. Les origines même d’Aquaman, ce à quoi il a toujours cru et nous aussi, vont être mises à mal. Et puisqu’une intrigue, ce n’est pas suffisant, Geoff Johns va dans le même temps nous offrir un des moments les plus épiques des New 52 : une invasion de l’Atlantide par The Scavenger et ses hommes. Le parallèle entre le premier affrontement d’Aquaman et le Dead King pendant lequel il a du mal a avoir le dessus, et le Scavenger qui rentre dans la salle du Trône, est d’ailleurs des plus réussi. Deux histoires qui se font écho. L’attaque de la Cité Sous Marine permet également à Paul Pelletier de nous offrir des splash pages sublimes. On pourrait même croire que le scénariste offre quelques pages à son dessinateur pour se faire plaisir et en mettre plein la vue aux lecteurs, qu’il a construit tout son récit pour ces quelques pages de bonheur. Aquaman était présenté comme un héros avec de grands pouvoirs, mais sans que l’on ne sache réellement ses limites. Ici, il dépasse tout ce qu’on aurait pu s’imaginer, en plus de son charisme et son leadership qui transpirent à chacune de ses apparitions. Mais pour voir l’étendue de sa force, il fallait un élément déclencheur.

Arthur n’est pas le seul Atlante a avoir été exploité pendant ces deux ans de récit. Outre Ocean Master Orm, deux autres personnages ont eu une place importante : Vulko et Urn. Après avoir fui sa patrie, Vulko s’est réfugié sur Terre, avant d’être retrouvé par Arthur dans la quête de sa nation. Celui qui s’approchait d’Arthur, aurait pu lui servir de mentor, s’avérera finalement cacher de bien sinistres secrets, et garant de nombreuses vérités. Il se révélera bien plus complexe qu’aux premiers abords, d’une importance capitale dans tous les événements entourant les aventures d’Aquaman. Pendant l’attaque du Scavenger, certains Atlantes auront d’autres priorités que la défense de la cité : profiter de la cohue pour exécuter un prisonnier de marque, gardé en vie par Arthur pour qu’il ait un procès. C’est sans compter sur le Warden Urn, qui se dressera devant eux malgré la situation. La Loi Atlante décrétée par le Roi sera respectée, quoiqu’il arrive. Le portrait d’un personnage droit, moral, avec une foi en son Roi Arthur inébranlable, est immédiatement dressé, le rendant sympathique. Il est également un des seuls Atlantes à accepter Méra comme Reine. Il est rare qu’un personnage en si peu d’apparition marque autant. Et pourtant, par sa destinée, le sort de l’Atlantide dépendra de lui. En quelques cases, Geoff Johns utilise un cas d’école scénaristique, que l’on ne voit pas venir, et qui fonctionne. Encore une fois, il n’invente rien, il s’agit de codes basiques de l’écriture, comme il l’a fait pendant deux ans.

Aquaman

Un des pouvoirs d’Aquaman est de pouvoir communiquer avec les êtres sous-marins. On est habitué à ce qu’il appelle des poissons, des requins, mais aucune de ces interventions n’est restée dans les mémoires. Johns ici propose une scène qui restera à jamais gravé dans la votre. Il nous fait plaisir, mais également à ses artistes, qui ont alors tout le loisir de pleinement s’exprimer : Arthur appelle une des créatures légendaires des plus mythiques et emblématiques du folklore sous-marin pour défendre sa cité contre les envahisseurs du Scavenger. J’essaie d’imaginer la réaction de Paul Pelletier lorsqu’il a du recevoir le scénario, et je m’imagine un petit post it en bas de page avec écrit : « enjoy ». Il faut du talent pour une telle splash page, et il nous en met plein la vue. Ces quelques pages, c’est du pur bonheur, ces petits moments qui font qu’on aime les comics de super héros. La démonstration de sa force est telle qu’il en perdra connaissance, et ce pour six mois…

Geoff Johns utilise (encore) un schéma d’écriture classique mais tellement efficace avec son ellipse temporelle. Il termine une intrigue en fanfare (l’attaque du Scavenger) et nous laisse celle de fond, celle qui va plus loin qu’un affrontement puisant sa source dans les racines même du personnage en suspens. Oubliez tout ce que vous savez sur Atlantis et la Mythologie des Seven Seas. Ou plutôt rappelez vous toutes ces petites phrases dont vous vous demandiez le sens sur les origines d’Arthur et de son peuple. Toutes trouvent leur sens dans un numéro de révélations. Le tout avec la barbe. Et oui, avec ce petit détail, Geoff Johns arrive à rendre Aquaman encore plus classe. Le tout avant d’aller botter les fesses du First King, retrouver sa reine, et reprendre son Royaume. Mais surtout, sauver sa bien aimée. On pourrait à la limite résolution un peu abrupte de tout ce qui a été construit en plus de deux ans. Mais la petite séquence émotion finale viendra conclure un travail de longue haleine avant de laisser des ouvertures pour son successeur.

Aquaman

Une leçon d’écriture. C’est en ces mots que je qualifierais le travail de Geoff Johns pendant plus de deux ans sur Aquaman. Quand la majorité des séries des New 52 faisaient les montagnes russes qualitatives (pour celles qui arrivaient à être intéressantes), cherchant à aller dans le sensationnel, le scénariste pose tout simplement son récit avec une simplicité déconcertante. Mois après mois, on se prenait une claque, une montée en puissance de la série. Avec du recul, on se rend compte de la complexité de ce qu’il a construit, que tout ce qui semblait anodin ne l’était pas, de toutes les connexions entre les arcs, les histoires, les personnages, que l’on ne pouvait pas voir au départ. Arthur s’impose vraiment comme un véritable homme fort du relaunch, à travers une mythologie Atlante des plus travaillées et intéressantes. Malgré son appartenance à deux peuples, il arrive à trouver sa place dans ce monde notamment grâce à son amour sans faille pour Méra. Aux côtés de chaque homme puissant, il y a une femme. Cette dernière définit intégralement qui il est et justifie ses actes. Le numéro 25 fût le dernier d’Aquaman que j’ai pris chez mon libraire. Le dernier de Johns aussi, j’ai abandonné Justice League il y a un moment. Il m’a fallu du temps pour le digérer, me rendre compte de la grandeur de ce que je venais de lire. Voila ce que je veux garder en mémoire, vu que je n’appréciais ni le scénariste, ni le personnage à la base : un run historique et grandiose. Le héros des New 52, c’est lui.

7 Responses to Et Geoff Johns écrivit Aquaman

  1. AllStarDK dit :

    Encore un super dossier les gar
    Ce serait sympa des dossier comme ça
    Grant Morrison écrivit Batman, BMB écrivit Ultimate Spider-Man etc…
    En je crois que je ne l’avais pas encore dit, mais c’est franchement un super-site les gars, bravo

    • Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

      Merci pour le compliment sur le site :-) Pour celui sur l’article je laisserai Apteis, l’auteur, te répondre.

      Dans le même genre on avait déjà fait Green Lantern par Johns, et récement le Punisher par Rucka.

      Batman par Morrison il y aurait en effet un paquet de choses à dire, et l’idée me trotte dans la tête depuis quelques temps donc… ça se fera sûrement dans pas des siècles :-)

      Ultimate Spidey par Bendis par contre ça serait tout aussi intéressant mais bien plus compliqué. Déjà parce que ce n’est pas fini (relaunch à venir en avril ou mai) et surtout, même si on se limitait à la période Peter Parker (et e serait dommage), ça fait une quantité industrielle de numéros à relire d’où un problème de temps pour le réaliser. Mais pourquoi pas, un jour…

    • Apteis dit :

      Merci beaucoup !
      Honnetement, pour Batman de Morrison, c’est un sujet qui m’intéresse. Mais je n’aurais pas du tout le même angle car de base, j’adore le personnage, et surtout, j’adore ce scénariste. Mais le problème c’est que je n’aurais pas le temps de développer tout ce que je souhaiterais et me perdrais rapidement pour écrire un roman…

      • AllStarDK dit :

        Un roman? Cela ne me dérange aucunement
        Sinon pour revenir au sujet, je n’ai pas encore fini ce run, mais jusque là je dois avouer que je trouve cela super (j’en suis à la fin de Throne of Atlantis) même si effectivement très décompressé et très blockbuster, mais sur des dessins magnifique et bien écrit ça passe franchement très bien.

  2. Eddyvanleffe dit :

    C’est marrant de voir comme Aquaman apparaît subitement comme ringard parce que Geoff Johns le dit dans le numéro 1 d’Aquaman des New 52. Depuis je lis partout qu’il a revampé le perso de manière magistrale…
    Et pour faire une transversale avec un autre article récent, c’est aussi assez curieux de voir la relecture stalinienne que les New 52 ont faite de l’univers DC. Tout ce qui date des 90-2000 a dégagé sur les grandes largeurs, trop récent pour être rééllement incontournable, culte etc…
    Je me souviens pourtant de l’Aquaman de Peter David qui était loin d’être ridicule ou même moqué. La plupart des intrigues de cour d’ailleurs y sont assez voisines. Je me souviens aussi de la Ligue de grant Morrisson où Aquaman est traité comme un monqarque empli de prestance (C’est d’ailleurs lui qui flirte plus ou moins avec Diana, jouant justment sur le coté « noblesse princière » des deux personnages)de Même que dans Kingdom Come (où il est discret il est vrai) ou Justice (Krueger/BraithWaite/Ross).
    Il n’a jamais été plus ridicule que le gars qui cache son costume dans une bague, ou l’autre qui parle à sa bague verte allergique aux bagues jaunes..
    Par contre bravo pour ce playdoyer vibrant qu donne envie de redonner sa chance à une série que j’ai largué au bout du premier tome parce que décompréssé à mort (j’ai du le lire en 20 minutes top chrono). Il est certain de Geoff Johns sait écrire les persos qu’il aime bien, il sait les servir et rendre des concepts fumeux ( les bagues de toutes les couleurs façon Bioman/bisounours)en aventures trépidantes.

    • Apteis dit :

      Il n’est pas ringard car Johns le dit, mais parce que c’était le cas. Les premières pages ne sont qu’un état des lieux de sa situation dans l’univers DC avant les New 52. Quand il est invité « tu est le super héros préféré de personne », c’est un fait. Malgré son statut de fondateur de la JL, il n’a pas du tout la notoriété qu’ont ses comparses. Il a bien évidemment été écrit en tant que monarque d’homme fort, ce n’est pas pour autant qu’il était populaire.
      Et je t’assure que même si elle est décompressé (et ça, je ne le nie aucunement), la lecture vaut largement le coup.

      • Eddyvanleffe dit :

        Je te rassure tout de suite, je ne mets nullement en cause la qualité de la série ni l’analyse de ton article (de toute façon votre taf’ ici est toujours super) mais c’est la sensation que j’ai eu moi à la lecture du tome. Pourquoi serait il la risée des gens dans un univers où on a un bon gros martien vert
        quant aux héros populaire chez DC, c’est dommage mais finalement à part Bat et Supes (New à l’appui). Le gros mérite de Johns (et là encore tu le soulignes) c’est d’avoir mis en lumière des héros un peu en retrait.

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