Pourquoi Iron Man est-il une femme noire ?

Comic Talk Iron Man Riri Wiiliams

Jeffzewanderer Par

Civil War II pas encore terminé, Marvel nous annonce déjà les bouleversements à venir de son univers. Parmi ceux qui retiennent le plus l’attention, il y a le futur relaunch d’Iron Man, toujours écrit par Brian Bendis, qui annonce que la célèbre armure ne sera plus portée par Tony Stark, mais une jeune femme noire. Celle-ci, répondant au doux (et bizarre) nom de Riri Williams, voit ses origines dévoilées en ce moment même dans la série Invincible Iron Man, en marge de Civil War II. On ne s’attardera donc pas spécialement sur ce personnage en lui-même, dont on sait de toute façon trop peu de choses pour le moment, et surtout  qui mérite bien d’être découvert au travers de la série, fort plaisante au demeurant.

On va en revanche souligner avec un peu plus d’insistance qu’une fois ce remplacement effectué, les membres de la sainte trinité des Avengers, Captain America, Thor et Iron Man, seront respectivement un homme noir, et deux femmes dont une noire. Voila un changement assez marquant par rapport aux trois mâles blancs hétérosexuels qu’on connaissait jusque là.

Ch-ch-changes

La métamorphose de la triplette emblématique des Avengers n’est d’ailleurs que la partie émergée de l’iceberg, et s’inscrit en fait dans une politique bien plus large mise en œuvre par Marvel. La Maison des Idées a en effet entrepris depuis quelques temps de changer le sexe et/ou l’ethnie de pas mal de ses héros. On pourrait dire que cette vague a commencé avec le remplacement du Peter Parker de l’univers Ultimate par Miles Morales, jeune homme noir et latino qui a repris le nom de Spider-Man. Mais la tendance s’est accélérée lors des deux dernières années.

Carol Danvers passée Captain Marvel, l’identité de Ms. Marvel a été reprise par Kamalah Khan, jeune américaine d’origine pakistanaise et de confession musulmane. Depuis la fin de Secret Wars, Bruce Banner n’est plus Hulk et le nouveau géant vert est Amadeus Cho, jeune américain d’origine coréenne déjà aperçu en tant que sidekick culte et brièvement héros. Même Wolverine, autre personnage parmi les plus emblématiques de l’éditeur avec Spider-Man, est désormais une jeune femme : Laura Kinney, alias X-23, clone de feu Logan. Pour compléter la liste (même si là on donne vraiment dans l’anecdotique), si Devil Dinosaur est toujours un T-Rex rouge, il n’est désormais plus accompagné de Moon Boy mais de Moon Girl, une fillette noire.

Avant de crier à la révolution, il convient cependant de souligner que remplacer le titulaire d’une identité super-héroïque n’est pas chose nouvelle. Ainsi on se rappellera que Bucky Barnes, alias le Winter Soldier, a un temps été Captain America. Ben Reilly, le clone-pas clone-finalement clone de Peter Parker, a un temps été le nouveau Spider-Man. On a même déjà eu un changement de couleur de peau, quand James Rhodes a un temps remplacé Tony Stark en tant qu’Iron Man. Et même au moins un changement de sexe, Loki ayant un temps été une femme sous la plume de Joe Straczynski. On pourrait aussi évoquer la litanie de personnages qui ont porté le nom de code Captain Marvel après le kree Mar-Vell, dont Phyla-Vell, jeune femme lesbienne (qui fut aussi Quasar).

Comic Talk Iron Man James Rhodes

James Rhodes, le premier Iron Man noir.

Marvel n’est d’ailleurs pas le seul éditeur à faire passer les identités super-héroïques d’un personnage à un autre. DC nous a ainsi proposé de suivre toute une kyrielle de Flash (Jay Garrick, Barry Allen, Wally West, Bart Allen, le nouveau Wally West…), on dénombre au moins trois Batman (Bruce Wayne, Jean-Paul Valley alias Azrael pendant Knightfall, Dick Grayson alias Nightwing) et tout un assortiment de Robin (Dick Grayson, Jason Todd, Tim Drake, Stephanie Brown, Damian Wayne, Duke Thomas…). Ne parlons même pas des Green Lantern, où pour ne citer que les humains on a l’original Alan Scott, Hal Jordan, Guy Gardner, John Stewart, Kyle Rayner, Simon Baz et Jessica Cruz.

Comic Talk Azrael Batman Knightfall

Jean-Paul « Azrael » Valley, l’un des multiples Batmen, un temps remplaçant de Bruce Wayne.

Change.org

Mais si le changement d’identité d’un héros n’est pas neuf, il n’en demeure pas moins que la vague récente chez Marvel en la matière semble être le résultat d’une volonté éditoriale évidente de l’éditeur : ajouter de la diversité parmi ses héros. En effet, au-delà de tous les changements susmentionnés (Spider-Man, Wolverine, Captain America, Thor, Iron Man, Ms. Marvel, Hulk…), on note une recrudescence des titres dont le héros n’est pas le mâle blanc hétérosexuel jusque là archétypal. Il y a en effet de plus en plus de séries mettant en scène une héroïne : trois séries avec des Spider-Women en tous genres (la classique Spider-Woman, les nouvelles Silk et Spider-Gwen), une nouvelle série Black Widow, Hellcat, Squirrel Girl, les futures séries Gamora, Jessica Jones et Wasp. Ajoutons à celles-ci Weirdworld, Scarlet Witch ou l’équipe 100% féminine d’A-Force.

Les héros de couleurs sont aussi mieux lotis en termes de visibilité ces dernières années, et surtout ces derniers mois : Luke Cage a de nouveau son mensuel Power Man & Iron Fist, Black Panther aussi récupère sa série. On peut aussi évoquer Blindspot, nouveau sidekick de Daredevil de nationalité chinoise, ou les séries collectives. New Avengers donne ainsi un rôle de premier plan au brésilien Sunspot, leader de l’équipe. The Ultimates sont quant à eux dirigés par Blue Marvel (Adam Brashear) et Spectrum (Monica Rambeau), tous deux noirs. Avant eux, le Nick Fury Jr noir qui avait remplacé son père était un précurseur.

Comic Talk Silk

Silk, alias Cindy Moon, l’une des nouvelles héroïnes Marvel star de sa série (et d’origine asiatique).

Enfin la Maison des Idées semble aussi désireuse de mettre en scène des héros et héroïnes homosexuelles. On passera sur la pansexualité de Deadpool, qui n’est rien de plus qu’un ressort comique, mais on pourra citer pêle-mêle le couple Wiccan et Hulkling des New Avengers, America Chavez (The Ultimates) ou encore la révélation/retcon concernant Iceman, dont la version teenage a avoué son homosexualité (et la version adulte a fait de même peu après). Là encore la tendance remonte à quelques années : Northstar avait eu droit à son mariage fort médiatique avec son compagnon Kyle, Anole des New X-Men avait révélé son homosexualité, idem que Karolina Dean des Runaways, et à peu près tous les personnages de la version Gillen/McKelvie des Young Avengers étaient bisexuels ou homosexuels.

Cette stratégie agressive de diversification se décline aussi sur grand et petit écrans. Le Nick Fury noir des films était un clin d’œil cool à l’univers Ultimate et un bon moyen de faire venir une star au casting. Aujourd’hui la quête frénétique d’une héroïne à mettre au premier blanc se poursuit, et l’heureuse élue devrait être Carol Danvers alias Captain Marvel. Révélé dans Civil War, Black Panther devrait lui aussi avoir son propre film. Et niveau séries TV Daredevil et Iron Fist vont cohabiter avec Luke Cage et Jessica Jones. Comment ne pas voir là la marque de la même stratégie que sur papier ?

Luke Cage Comic Talk Netflix

Luke Cage, futur star du petit écran.

The times, they are a-changing

La question qu’il convient dès lors de se poser est donc celle de savoir pourquoi Marvel a mis en place cette stratégie. Une simple volonté désintéressée de mettre en avant la diversité qui fait la richesse de l’espèce humaine relevant de l’utopie, il faut sans doute chercher le pourquoi du comment au niveau du portefeuille. Si Marvel diversifie autant son roster de personnage, c’est parce que l’éditeur espère y trouver son compte. Deux raisons plus précises peuvent donc être avancées.

La première est le mythe de l’identification. Une croyance répandue parmi les éditeurs, responsables marketing et autres décideurs de tous poils est que le public a besoin de s’identifier au héros qu’il suit pour ressentir de l’empathie à son égard et se passionner pour ses aventures. C’est par exemple pour ça que les récits de science-fiction ont la plupart du temps un héros humain malgré l’existence de multiples aliens dans ces univers. Transposé aux comics qui nous intéressent, cela donne l’idée que le lecteur de comic moyen est le jeune mâle hétérosexuel blanc et qu’il va donc plus facilement s’identifier à des héros répondant à ces trois caractéristiques.

Spider-Man Batman Comic Talk

S’identifier au pauvre Spidey OK, mais au milliardaire surentraîné Batman…

Ce postulat est éminemment critiquable. Déjà parce qu’il est artificiel de résumer le processus d’identification à ces trois éléments (sexe, orientation sexuelle et couleur de peau). Une jeune noire peut parfaitement se sentir proche de Peter Parker, ou un jeune blanc aux déboires adolescent de Kamalah « Ms Marvel » Khan. Sinon aucun homme ne lirait les aventures de Wonder Woman, et on ne verrait pas une femme dans les salles obscures pour voir les films de Batman. L’argument du « cheesecake » (lire du frisson porno soft) ne suffit (Dieu(x) merci) pas à expliquer la popularité d’un personnage donné chez le sexe opposé.

Mais surtout nombre de héros très populaires ne le sont pas en raison de la facilité qu’on a à s’identifier à eux. Un milliardaire, playboy, philanthrope, un Dieu nordique, un baroudeur immortel, un alien dernier survivant de sa planète ou une amazone ne sont pas des êtres dont il est aisé de se sentir proche. Pourtant Iron Man, Thor, Wolverine, Superman ou Wonder Woman sont des icônes des comics. L’idée que la popularité naîtrait d’une identification du lecteur au héros n’est finalement pertinente guère que dans le cas du héros « everyman », l’homme ordinaire qui se retrouve doté de pouvoirs, comme Spider-Man (l’archétype) ou encore Flash. Il y a bien des zestes d’everyman chez certains héros qui n’en sont pas (Superman élevé par des fermiers du Kansas, Captain America le p’tit gars de Brooklyn…) mais ça ne les empêche pas de correspondre pour l’essentiel à d’autres archétypes, et surtout ce n’est pas le cas chez tous les héros. Nombreux sont ceux qui fascinent par leur aura, leur puissance, leur génie, leur ambiguïté morale et mille autres raisons.

Ms Marvel Comic Talk

… il est plus facile de se sentir proche de Kamalah Khan.

Be the change that you want to see in the world.

Néanmoins, pour critiquable qu’elle soit, cette idée de l’identification du mâle hétérosexuel blanc au héros du même acabit est bien ancrée. Et depuis quelques années, les éditeurs se sont rendu compte que leur lectorat n’est pas composé uniquement de ces fameux mâles hétérosexuels blancs. Les femmes lisent massivement des comics, les noirs, les latinos, les pratiquants de religions diverses et variées, les LGBT etc… Du coup, pour leur donner des personnages auxquels s’identifier, on introduit des représentants de ces communautés dans les comics. Sans doute faut-il notamment voir là une manifestation du communautarisme très fort qui marque la société américaine, et n’est pas perçu là-bas négativement, comme un facteur de division, mais plutôt comme une source d’unité. Le résultat est, en caricaturant : à chaque communauté son comic. Avec quand même un souci de vendre le comic « communautaire » aussi au plus grand nombre. Marvel ne compte pas remplir les salles diffusant Black Panther qu’avec des afro-américains, mais espère plutôt que ceux-ci iront aussi voir Avengers. D’ailleurs les séries marquées du sceau de la diversité ne sont elles-mêmes pas communautaristes dans leur contenu. Dans Spider-Man (de Bendis) on a même actuellement une petite réflexion sur le sujet avec un Miles Morales qui se désole qu’on remarque (même en bien) que le nouveau Spider-Man est noir, et ses amis qui insistent sur son rôle de symbole pour sa communauté.

Miles Morales Spider-Man Comic Talk

Miles Morales, porte étendard malgré lui ?

Le prisme des courriers des lecteurs est assez intéressant. Au milieu des torrents d’éloges convenus et de rares critiques « alibi » pour bien montrer qu’on ne publie pas que les compliments, on remarque une autre constante : le courrier de celui ou celle qui a enfin un héros/une héroïne qui lui ressemble et lui donne de l’espoir. C’est touchant, indubitablement sincère, et ça vient valider la politique éditoriale (et l’idée d’identification qui la sous-tend).

La seconde raison qui pourrait expliquer l’arrivée massive de diversité dans le roster des personnages Marvel est l’image que l’éditeur souhaite cultiver. Marvel se veut la maison d’édition qui ose, qui innove, qui a renouvelé les super-héros avec les Fantastic Four et continue d’être à la pointe du progrès. Peu importe le statut de leader de l’industrie partagé avec DC, ou de filiale du géant Disney, Marvel continue de jouer sur cette image. Proposer un Spider-Man ou un Captain America noir (idée déjà explorée par le passé avec la mini série Truth) c’est provoquer, prendre un « risque ». Idem avec une héroïne musulmane ou un héros gay : c’est se présenter en chantre du progrès. Une image pas totalement imméritée, mais surtout qui sert une stratégie commerciale d’une constance et d’une efficacité remarquable.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que DC, éditeur perçu comme plus classique qui a aussi parfois choisi de jouer sur cette image, a une politique réelle mais moins agressive concernant la diversité de ses héros. Les New 52 et Rebirth ont ainsi vu apparaître un Wally West (Flash) et un Robin noirs, deux nouveaux Green Lantern héros de la série qui sont un arabe (Simon Baz) et une latina (Jessica Cruz). On avait aussi eu droit à la révélation de l’homosexualité d’Alan Scott (le premier Green Lantern) version New 52. Batwoman, lesbienne, a eu et a à nouveau sa série (Detective Comics actuellement). On avait eu un Atom asiatique et un Blue Beetle latino il y a quelques années. C’est là la preuve de la volonté de DC aussi de proposer des personnages d’origines, sexes etc. divers à leurs lecteurs qui le sont eux aussi. Mais globalement il n’y a jamais eu de chamboulement massif en la matière comme actuellement chez Marvel. On reboot surtout les univers chez la Distinguée Concurrence. D’ailleurs, comme un symbole, Rebirth voit même le retour du Superman « classique » marié à Lois Lane.

Green Lantern Comic Talk

Simon Baz et Jessica Cruz, fers de lance de la diversité chez DC.

Continuity with change

Si la raison pour laquelle Riri Williams et ses collègues sont apparus dans les pages des comics Marvel est désormais claire, un dernier point reste en suspens : pourquoi la jeune femme héritera-t-elle du nom (et de la série) Iron Man ? S’il est difficile, à part en étant un affreux réac’ (pour ne pas dire pire), de déplorer l’arrivée de plus de personnages de couleurs, sexe, orientation sexuelle et confession différents, on peut en revanche légitimement se demander pourquoi les affubler de noms de code déjà pris par d’autres. Pourquoi en effet ne pas créer carrément de nouveaux héros ?

La réponse est encore plus simple : parce qu’il faut bien vendre. Il est en effet extrêmement difficile d’installer un nouveau personnage dans le cœur et surtout la pull list des lecteurs, surtout au milieu du catalogue déjà très fourni de Marvel (et DC aussi d’ailleurs). Les gens veulent du Spider-Man, Iron Man, Captain America, Wolverine etc. bien plus qu’ils ne veulent de la nouveauté. Pour preuve, combien de personnages 100% originaux (donc sans reprendre un rôle existant) créés il y a moins de vingt ans ont une réelle place de premier plan aujourd’hui ? Jessica Jones fait figure de contre-exemple (et encore, avant sa série TV elle était loin d’être une star). Batwoman un peu, même si elle surfe sur la licence Batman. Et c’est à peu près tout. Les Runaways ont disparu, les Young Avengers ne sont pas des stars (aucun ne porte sa série par exemple même si Kate Bishop pourrait essayer de faire mentir cette règle). X-23 n’a jamais réussi non plus dans la durée, malgré une certaine popularité. Spider-Gwen cartonne actuellement, mais il n’est pas dit que dans 20 ans on en parlera encore (sans compter que niveau 100% original on repassera, elle reste Gwen Stacy). Le temps sera l’arbitre concernant Kamalah Khan. On a aussi le cas d’un héros comme Falcon, qui dure mais n’a jamais été en mesure de porter une série solo sur ses épaules auparavant.

Spider-Gwen Comic Talk

Spider-Gwen, simple mode ou future star à long terme ?

Par contre il y aura toujours un comic Spider-Man, Iron Man, Captain America ou Wolverine qui se vendra peu ou prou au même niveau. Les licences font vendre au moins autant, sinon plus, que l’identité du porteur du masque. Surtout qu’en plus en « privant » le lecteur de son héros « classique » et en lui imposant le remplaçant (Miles Morales, Riri Williams, Sam Wilson, Laura Kinney) on le force plus ou moins à prendre sa dose et à s’acclimater au nouveau héros, garantissant un minimum de succès à celui-ci. L’idée semble d’ailleurs être d’imposer le « nouveau » héros dans un premier temps, puis de faire revenir l’original pour satisfaire ses fans de la première heure, et avec un peu de chance doubler les ventes : Steve Rogers est à nouveau Captain America, Thor Odinson va revenir tout Unworthy qu’il est, même Logan a plus ou moins fait son retour en version « Old Man ». Peter Parker et Miles Morales coexistent, et partagent même le même univers désormais.

La réelle question est de savoir si les « remplaçants » resteront vraiment populaires une fois l’original revenu. L’expérience Miles Morales est en ce sens encourageante, mais il n’y a pas encore assez d’exemples pour en tirer une loi. Rien ne permet en effet d’affirmer que Sam Wilson ou Riri Williams seront encore au premier plan dans 10 ans. Mais peut-être est-ce là aussi se poser une question qui ne se pose pas. Rien ne dit que Marvel, adepte du relaunch régulier, ait encore une réelle stratégie à long terme, surtout de l’ordre de la décennie. Peut-être en effet que le seul objectif de l’éditeur est que ces personnages restent populaires jusqu’au prochain relaunch habillé d’adjectifs percutants, et que raisonner à si long terme est une habitude de « vieux » lecteur qui ne correspond plus au marché actuel. On parle bien de préparer la suite des films et les inéluctables changements d’acteurs stars à venir, les années n’épargnant pas les humains (même à Hollywood) comme elles épargnent les héros de papier. Mais ce n’est pour l’instant qu’une supposition gratuite, peut-être justement celle de « vieux » lecteurs qui cherchent un peu de stabilité dans le paysage changeant des comics actuels.

Iron Man sera donc une femme noire dans quelques mois, et seul l’avenir nous dira s’il le restera au-delà du prochain film et/ou relaunch, qui aura à nouveau vocation à attirer les nouveaux lecteurs dont Marvel et tous les autres éditeurs rêvent en permanence.

Avengers Comic Talk

All-new All-Different Avengers… jusqu’à la prochaine fois.

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