Jeffzewanderer’s Reviews Express #17, de la fidélité des adaptations cinématographiques

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Jeffzewanderer Par

Le nouveau trailer du film Guardians Of The Galaxy est arrivé ! Si vous ne l’avez pas encore vu le voici :

Et là je vous avoue que j’ai beaucoup de mal à ne pas donner dans la réaction de fanboy absolu en criant sur tous les toits que ce film va être génial. Mais outre le fait que je sais bien qu’une bande-annonce peut-être trompeuse, ce qui me retient surtout c’est que j’ai bien conscience que faire une review d’une bande-annonce, si alléchante qu’elle soit, est un exercice qui a à peu près autant d’intérêt que de faire la critique de la quatrième de couverture d’un bouquin qu’on n’a pas lu. Cependant, cette bande-annonce m’a quand même inspiré une remarque.

L’esquisse de scénario qui nous est dévoilée semble bien confirmer que Star-Lord et sa bande soient des prisonniers recrutés plus ou moins contre leur gré pour accomplir une mission hyper dangereuse et faire face à une menace a priori invincible. Bref on serait face à une sorte de version SF des Douze Salopards. Or c’était là exactement le pitch de la mini-série Star-Lord écrite par Keith Giffen dans le cadre de l’event/crossover Annihilation : Conquest qui avait vu renaître les Guardians Of The Galaxy et avait débouché sur la création de la série régulière du même nom par Dan Abnett et Andy Lanning .

La menace était différente (c’était les Phalanx dans les comics, et je doute qu’on les voit ici), le contexte aussi (l’univers venait d’être dévasté par Annihilius et son armée dans Annihilation premier du nom, et Conquest débutait par un effort de reconstruction), et même l’équipe (seul Star-Lord, Groot et Rocket étaient déjà là, avec Mantis, Deathcry, Bug…). Mais la substantifique moelle de l’intrigue était bien là : une équipe de bric et de broc qu’on envoie à la mort parce qu’on n’a pas mieux sous la main.

De même le ton du comic semble aussi avoir été préservé du moins d’après ce que la bande-annonce laisse suggérer. A savoir qu’au-delà d’un certains goût pour le décalage et les one-liners, il y avait une vraie intensité dramatique. Et surtout le personnage de Star-Lord cachait sous ses blagues un vrai idéalisme et un grand sens des responsabilités. Il croyait vraiment en son équipe et en leur mission.

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L’équipe originale de Star-Lord. Moins cool non ?

Guardians Of The Galaxy semble donc s’inscrire dans une tendance consistant pour les adaptations cinématographiques à s’efforcer de se rapprocher le plus possibles de story-arcs précis. Cette tendance paraît évidente au vu des films de super-héros sortis en 2014. En effet si Amazing Spider-Man 2 fonctionne toujours selon la méthode consistant à prendre des éléments à droite à gauche, plus ou moins génériques, voire une scène précise mais sortie de son contexte, et à créer une histoire inédite à partir de là, tel ne fut pas le cas de The Winter Soldier et Days Of Future Past.

Ces deux films font références à des story arcs très spécifiques des aventures de Captain America et les X-Men respectivement. Là encore les différences avec les histoires originales sont légion. Pour The Winter Soldier c’est Hydra qui manipule le Winter Soldier plutôt que le Red Skull, absent du film. Il n’est jamais questions de supers-héliporteurs dans les comics, mais il y a par contre un cube cosmique qui n’apparaît pas au cinéma. Et globalement l’intrigue elle-même est très différente (Cap n’est pas déclaré hors-la-loi dans les comics…). Mais on en retrouve à la fois le ton et les éléments majeurs : l’ambiance thriller, l’opposition entre Cap et son ancien partenaire devenu le jouet amnésique des vilains, le plan secret pour renverser le gouvernement américain. Si bien que malgré les différences aussi nombreuses qu’importantes, on sent bien qu’on est face à une histoire inspirée par une source précise.

Idem pour Days Of Future Past, où les différences avec l’original sont innombrables : Wolverine envoyé dans le passé plutôt que Kitty Pryde, Trask menacé plutôt que le sénateur Kelly, les X-Men inexistants et Mystique solitaire alors que l’équipe de Xavier affrontait la Confrérie version 2 de Mystique… Mais on retrouve les éléments essentiels de l’arc original : un voyage dans le temps pour empêcher Mystique de commettre un meurtre (visant un raciste anti-mutant) qui aboutirait à la création d’un futur sinistre où les mutants seraient traqués et exterminés par les Sentinelles.

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Days Of Future Past version comics et version ciné. Cherchez les différences…

Il est donc intéressant de constater qu’après avoir voulu (et réussi à) créer sa propre continuité, Hollywood semble désormais se rapprocher encore plus du matériau original. A noter que cette remarque n’est pertinente qu’en ce qui concerne les adaptations de personnages issus d’une série régulière publiée depuis des décennies. Si c’est juste une mini-série qui est adaptée, avec des personnages créés pour l’occasion (300, Sin City, 2 Guns…), à savoir donc une histoire auto-contenue, non seulement y rester fidèle est logique, mais c’est surtout plus aisé. On est en effet face à une histoire qui se suffit à elle-même, et le travail d’adaptation se limite essentiellement à tenir compte des spécificités du médium choisi. La fidélité à l’original est même encouragé, parce que sinon à quoi bon payer les droits ? Autant créer une histoire originale.

Il est difficile d’avancer une explication à ce phénomène de rapprochement du cinéma vers des comics précis. Peut-être cela vient-il du fait que pour la plupart, les arcs « classiques » des super-héros se sont déroulés bien des années après la création desdits super-héros. Ils mettent donc en scène des personnages bien établis, et ne comportent pas la mise en place à laquelle un film ne peut échapper s’il ne veut pas perdre le grand public qui, lui, ne connaît pas ces personnages. Days Of Future Past ne marche que si on est déjà attachés aux « vieux » mutants persécutés dans le futur. Idem pour Winter Soldier où il faut bien qu’on ait vu Bucky mourir avant pour ressentir l’impact de son retour. Ils étaient donc inadaptables à l’occasion d’un premier film.

Mais vu que les adaptations de comics sont maintenant habituelles, le grand public connaît désormais les personnages, une continuité connue de lui a été établie, et rend possible ces adaptations. On a les références pour que les éléments majeurs de ces histoires fonctionnent. Et ça expliquerait aussi le lot de différences avec les histoires originales : elles seraient là pour permettre d’inclure lesdites histoires dans cette nouvelle continuité cinématographiques.

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La mort de Bucky (Captain America The First Avenger), prélude indispensable pour The Winter Soldier.

Cependant cette explication ne fonctionne pas pour Guardians Of The Galaxy, qui ne contient pas de référence indispensable à des éléments devant être établis à l’avance. Peut-être faut-il donc voir là plutôt une mode, tout simplement. Une volonté des décideurs Hollywoodiens de se rapprocher autant que possible de la source simplement parce qu’ils ont réalisé la qualité de celle-ci. If it ain’t broke, don’t fix it en quelque sorte. On bidouille ici et là (Drax et Gamora restent plus cools que Mantis et Bug…) mais on respecte globalement l’original.

Peut-être y a-t-il aussi l’idée que se référer à une histoire originale de qualité est un argument commercial, une sorte de garantie de la qualité du film. Quitte à le faire de manière mensongère, comme ce fut le cas pour Wolverine : le Combat de l’Immortel. Présenté comme inspiré par la mini-série de Claremont et Miller, il n’avait pas grand-chose à voir avec celle-ci. Ça se passe au Japon, il y a une nommée Mariko et une autre appelée Yukio (mais qui n’ont rien à voir avec leurs modèles, surtout Yukio) et un duel contre Shingen, mais l’histoire est fondamentalement différente. Le film est un polar teinté de SF tournant autour de la quête d’immortalité du grand-père de Mariko (avec Logan faisant son deuil de Jean Grey en arrière-plan). Le comic était une histoire d’amour et d’honneur avec la quête d’humanité de Logan en arrière-plan. Mais ça devait faire bien de se référer à la mini, considérée comme un classique.

Evidemment faire référence à l’œuvre originale suppose que le public connaisse celle-ci, sinon ça n’a guère d’intérêt. Et le grand public connaît rarement les classiques des comics (même Watchmen ou Year One sont loin des Misérables en termes de notoriété). Mais c’est là que nous, les fans hardcore, intervenons. En nous enthousiasmant online que tel ou tel arc que nous chérissons soit adapté nous apportons une caution préalable au film, et créons un bouche-à-oreille positif autour de celui-ci. Et la référence de devenir ainsi pertinente, utile.

Quoi qu’il en soit, cette volonté d’Hollywood de se rapprocher des histoires originales est une tendance que je trouve plutôt positive vu la qualité de celles-ci en général, et qui devrait nous offrir de bien beaux films à l’avenir.

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Yukio & Viper : garanties sans rapport avec les originales…

Et maintenant passons aux Reviews Express de quelques sorties des 4 et 11 juin. Comme toujours vous pouvez les retrouver en avant-première sur Twitter @Jeffzewanderer.

Semaine du 04/06

A retenir : Nouveau relaunch de prestige pour Dynamite avec Vampirella #1 par Nancy A. Collins et Patrick Berkenkotter. Après Red Sonja de Gail Simone ou The Twilight Zone de Joe Straczsinsky, c’est une nouvelle série écrite par un auteur prestigieux. En l’occurrence Nancy A. Collins est une romancière spécialisée dans l’horreur et les vampires, créatrice du personnage de Sonja Blue. Et elle se débrouille bien dans l’exercice du script de comics (qu’elle avait déjà pratiqué sur Swamp Thing notamment). Sa Vampirella est assez proche de celle qu’écrivait Eric Trautmann au début de la première série Dynamite : assez sobre et réaliste. Le comic lui-même reprend par contre pas mal d’éléments classiques de l’univers de Vampi, que ce soit son lien avec le Vatican ou Ethan Shroud et le culte du chaos. On est d’ailleurs à la limite entre relaunch et reboot. Il n’y a pas de référence au volume précédent ni à des éléments précis du passé, mais d’un autre côté on a l’impression que l’univers est censé être en place depuis un moment (il est par exemple présenté comme acquis que Vampi et Shroud ont un passif). Cependant il n’y a pas de quoi effrayer le nouveau lecteur, qui ne sera pas perdu et peut prendre ce numéro un les yeux fermés. Enfin niveau ambiance on est face à de la bonne horreur tendance urban fantasy et la fin du numéro laisse à penser que ce premier arc sera plaisant.

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Vampirella #1

Autre romancier s’adonnant à l’exercice du comic book, Jim Butcher  (aidé de Mark Powers) nous offre une nouvelle aventure inédite de son magicien/détective privé Harry Dresden avec The Dresden Files War Cry #1. Celle-ci se déroule pendant la guerre entre les magiciens du Conseil Blanc et les vampires de la Cour Rouge. Et disons-le, si vous ne lisez pas les romans, vous risquez d’être largué, le contexte étant vaguement rappelé mais pas plus. Si par contre vous lisez la série, vous en retrouverez sans surprise l’ambiance. Après reste à savoir si cette période, plus fantastique et moins urbaine sera à votre goût. L’histoire s’annonce plutôt bien, avec son lot de mystère et beaucoup d’action pour ce premier numéro (plus cher mais avec plus de pages). Seule la narration est un peu lourde, trop présente, un tic récurrent chez les romanciers passés aux comics (et ce bien que ce ne soit pas le premier essai de Butcher et malgré l’aide de Powers).

Iron Fist #3 confirme un peu plus la qualité de la série. Kaare Andrews nous dépeint un Danny Rand bien plus sombre et torturé, surtout lorsqu’il découvre que K’Un Lun a été dévastée. L’écriture est très fine, revenant notamment sur la phrase énigmatique du premier numéro, quand Danny déclarait avoir choisi la mort quand on lui avait offert la vie. Et des touches plus légères émaillent le récit, telles que la horde d’infirmières expertes en kung-fu, et s’y intègrent étonnamment bien. Et on apprécie aussi de retrouver des éléments des volumes précédents comme les autres Immortal Weapons.

Sinon Moon Knight #4 confirmeun peu plus que la série sert de terrain de jeu à Warren Ellis et que Moon Knight n’est guère plus qu’un prétexte. En témoignent les huit pages de trip sous acide et une conclusion entre horreur et psychédélique. Enfin Suicide Risk #14 de Mike Carey et Felipe Andrade apporte son lot de révélations.

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Moon Knight #4

#review MoonKnight 4 Encore un stand-alone très trippé, sans action. C’est du Warren Ellis bien + que du Moon Knight, mais ça reste bon 3/5

#review DresdenFilesWarCry 1 Histoire inédite pendant la guerre magiciens/vampires. Bons dessin et persos, narration un peu lourde 3,5/5

#review Magneto #5 Un peu lent, centré sur une rousse mystérieuse suivant Magneto. Mais la raison de son obsession donne un bon twist 3,5/5

#review GreenLantern 32 Uprising entre dans sa seconde phase avec une révélation bien amenée à propos du plan des Durlan 4/5

#review Vampirella 1 Une bonne histoire d’horreur exploitant et modernisant les éléments classiques de Vampirella. Bon twist final 4/5

#review SuicideRisk #14 Numéro centré sur Tracey Winter et Diva qui en révèle beaucoup sur les deux personnages (origine & personnalité) 4/5

#review IronFist 3 K’un Lun dévastée. Dessin sublime, noirceur compensée par quelques touches de légèreté, écriture subtile & élégante 4,5/5

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Iron Fist #3

Semaine du 11/06

A retenir : Les contes de fées sont à la mode ces derniers temps. Il y a eu les films Blanche Neige, la série TV Once Upon A Time, et plus récemment Maléfique au cinéma. Blood Queen #1 de Troy Brownfield et Fritz Casas surfe sur cette vague (qui a dit opportunisme ?) en nous proposant de découvrir la destinée d’une méchante sorcière très vaguement inspirée par la comtesse Elisabeth Bathory. Et le résultat est très séduisant. Elisabeth, l’héroïne, semble être un personnage intéressant. Peut-être pas encore totalement méchante, mais sûrement pas innocente. Le récit recèle de pas mal de mystères, que ce soit en ce qui concerne l’identité de celui (celle ?) qui s’en prend à la famille royale, rendant nécessaire l’intervention d’Elisabeth, ou en ce qui concerne les motivations réelles de cette dernière et de sa maîtresse sorcière. Les seconds rôles (le chevalier loyal, l’alchimiste sceptique…) sont aussi intéressants. En fait le seul bémol concerne le dessin, hélas inégal. Si le trait est globalement plaisant, trop de cases sont trop vides. Et globalement on se demande si l’artiste n’a pas été pressé par le temps.

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Blood Queen #1

Sons Of Anarchy #10 voit la fin de l’arc en cours. Celui-ci fut très bon, mais ce dernier numéro a pour défaut de laisser sur sa faim si on ne regarde pas la série TV. Bon, je reconnais que ça ne doit pas concerner beaucoup de lecteurs de ce comic. Mais quand même ledit comic devrait pouvoir se suffire à lui-même et là ce n’est pas le cas. A la lecture seule on ne sait pas ce que les Sons doivent faire pour obtenir l’aide des Mexicains en prison. Bon il y a un effort en nous remontrant le règlement de compte avec les Russes lors du mariage d’Opie, mais là paradoxalement ça fait redite avec la série TV justement, sans non plus apporter assez d’éclaircissements pour qui ne l’auraient pas regardée.

She-Hulk #5 de Charles Soule et Ron Wimberly est très bien écrit, avec un character moment très sympa entre Shulkie et Shocker rappelant l’ancienne série de Dan Slott (ou elle payait un verre à Blizzard plutôt que de le tabasser). Et les seconds rôles Hellcat et Angie Huang sont aussi à l’honneur. Mais le dessin laisse à désirer. Le côté stylisé est, je suppose, censé être cohérent avec la patte de Javier Pulido. Mais on est plutôt face à du sous-Kaare Andrews, et surtout les couleurs sont trop agressives.

Shutter #3 de Joe Keatinge et Leila Del Duca repose encore trop sur son univers loufoque. Univers très attachant d’ailleurs (oui je craque sur Alarm Cat). Mais au final on se rend compte qu’il ne s’est rien passé dans le numéro.

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Shutter #3

Et dans Captain Marvel #4 non seulement Kelly Sue DeConnick confirme sa maîtrise du flashforward, nous ramenant jusqu’à la scène du marché du numéro un, mais surtout elle réussit à concocter une histoire subtile, où l’héroïne ne peut pas se contenter de taper sur un vilain. Et on a quand même de l’action, une bonne dose d’humour, et des personnages secondaires très réussis.

Sinon Uprising (Green Lantern #32 et Green Lantern Corps #32) continue d’être un très bon event, avec un bon rebondissement à mi-parcours. Detective Comics #32 du duo Manapul/Buccellato confirme ce mois encore sa qualité, avec des dessins à tomber et un nouveau vilain, The Squid. Et quelques petites touches inspirées au niveau de la narration, visuellement et dans l’écriture (le commentaire sur le manque de subtilité des vilains à Gotham).

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Green Lantern Corps #32

#review Returning 4 Fin ouverte peu satisfaisante, trop de rebondissements artificiels. Dessin vraiment limite parfois 2,5/5

#review Shutter 3 L’univers loufoque est cool et beau mais ne cache pas une intrigue vraiment faiblarde, trop convenue 3/5

#review She-Hulk 5 Enquête sur une mystérieuse plainte. Bien écrit et rempli de bons character moments, mais dessin vraiment bizarre 3,5/5

#review SonsOfAnarchy 10 On n’apprend rien, ce numéro fait juste le lien avec la série pour finir l’arc. Bien écrit/dessiné néanmoins 3,5/5

#review GreenLanternCorps 32 Uprising continue, le plan des Durlan est mis en œuvre. Très bonne transition vers la fin le mois prochain 4/5

#review BloodQueen 1 L’ascension d’une sorcière. L’héroïne est intéressante et bien écrite, l’intrigue aussi. Dessin parfois un peu vide 4/5

#review CaptainMarvel 4 On arrive aux évènements du #1. Carol est impec’, son équipe attachante. Tension, action, humour, tout y est 4/5

#review StarWars #18 L’Empire donne l’assaut. Fin d’arc impeccablement gérée pour l’action comme pour les personnages 4,5/5

#review DetectiveComics 32 Le dessin ne cesse d’émerveiller, l’enquête de Batman progresse, vilains et second rôles impec (Bullock…) 4,5/5

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Detective Comics #32

5 Responses to Jeffzewanderer’s Reviews Express #17, de la fidélité des adaptations cinématographiques

  1. Eddyvanleffe dit :

    Même réaction quer toi concernant La gardiens de la galaxie… On voit très bien l’arc auquel ça fait allusion.
    L’adapatation d’un arc au cinéma n’est à considérer que comme une sorte de clin d’oeil bienveillant envers le fan. Ca évite d’être déçu.
    sinon, The Wolverine passe totalement à coté du graphic novel avec la quête de Logan pour regagner humanité, respectabilité et honneur. X2 n’en parlons pas n’effleure même pas le sujet du formidable plaidoyer de Claremont sur la tolérance, le droit de chacun d’être ce qu’il est et contre l’obscurantisme religieux. Le propos des bds sont souvent plus ambitieux que leurs homologues sur pelloches qui sont de bons moments d’action.
    Concernant la mode des contes, j’aime croire que c’est la qualité du sublime Fables qui est à la base de ce phénomène…

    • Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

      C’est vrai qu’X2 n’avait aucun rapport avec God Loves… mis à part le nom de Stryker (même le personnage était totalement différent). Ça avait du coup été ridicule quand Claremont (sans doute sur commande de Marvel) avait essayé de transformer « son » Stryker en un truc ressemblant celui du film dans God Loves Man Kills II (dans Extreme X-Men).

      Pour les contes je ne sais pas si on peut vraiment attribuer ça à Fables, largement antérieur à l’actuelle mode Hollywoodo-série TVienne. Je vois plutôt ça comme ce genre d’effet de mode qui se produit parfois, couplé à cette grande recherche par les studio de la nouvelle licence fantasy qui remplacera Le Seigneur des Anneaux.

      Par contre je ne sais pas pour toi, mais moi ça fait quelques tpbs (surtout es 2 derniers Cubs In Toyland et Snow White, et avant ça Super Team) que je suis abominablement déçu par Fables (que j’adorais avant). Je trouve que Willingham a perdu sa verve. Il se repose trop sur un jeu de massacre à faire pâlir Game Of Thrones (NO SPOILERS PLEASE, je suis à la bourre) et ses histoires sont trop décompressées avec des conclusions gratuitement choquantes. Tu aimes toujours autant toi ?

  2. Eddyvanleffe dit :

    Et bien moi aussi je suis assez déçu, mais j’attribue ça à mon caractère: J’aime pas trop quand ça traine en longueur (Quand on commence à sentir ces longueurs, c’est mauvais signe)du coup, moi aussi je suis à la bourre. Néanmoins, lorsque Fables fut optionné pour devenir une série, c’est tombé à l’eau et six mois plus tard nassait Once upon a time qui franchement possède des airs de ressemblances assez flagrants.
    Le fameux arc des Xtreme X-men avec Stryker est clairment une commande, il coupe carrément l’arc en coure en deux. et Claremont en bon têtu qu’il est dévie très vite l’intrigue sur un autre illuminé mutant cette fois ci pour y caser son message, Il n ‘y a pas de vrai mauvais camps, justes des gus égarés et il y a urgence de se tendre la main entre nous avant qu’on fasse tout péter. C’est pas un hasard si la dernière scène entre trelane (son perso fasciste) et Kitty se serrent la main à la fin de X-MEN the END, C’est une conclusion très symbolique de son oeuvre sur la franchise X.

  3. Flow dit :

    C’est pas Giffen l’auteur de la série Star lord plutôt ?

    En tous cas, pour moi, c’est vraiment une série que je trouve parfaite sur ses 25 numéros et j’accroche pas du tout à la version Avengerisé que nous propose Bendis. Je suis donc bien content qu’ils aient repris la version de DnA. Le seul souci c’est qu’avec une tel dream team, il est impossible de tuer un personnage et c’est aussi ce qui a fait le sel de la première série. A voir donc !

    ps: Super site!

    • Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

      En effet tu as tout à fait raison, c’était bien Keith Giffen le scénariste de la mini-série Star-Lord, mea culpa, mea maxima culpa. Abnett et Lanning supervisaient tout l’event (comme ils avaient supervisé Annihilation premier du nom, avec Giffen aussi d’ailleurs) mais n’ont pas écrit cette série en particulier.

      Je vais corriger de ce pas.

      Je suis aussi hyper fan du run de DnA même si je leur reproche quelques morts (j’adorait Phyla Vell) :-)

      En effet vu le roster je ne pense pas qu’il y aura de morts avant un moment, mais bon, un film ne fonctionne pas comme une série, et je ne pense pas que ça manquera sur une histoire de de 2H, donc je ne pense pas que ce soit un soucis, ni que ça manque. Puis au pire on vire Gamora pour lettre Phyla Vell :-)

      PS : Merci :-)

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