Jeffzewanderer’s Reviews Express #19, spécial DC et Indés

Comic Talk Reviews Express

Jeffzewanderer Par

Entre les vacances et diverses péripéties, les comics se sont fait désirer durant le mois de juillet. Mais ils sont enfon arrivés, recelant de pas mal de petites pépites, d’où ce numéro un peu particulier de Reviews Express, reprenant une forme que j’ai déjà utilisé pour parler de Marvel, mais cette fois pour revenir sur les sorties DC et indés (Image, Dark Horse…) du mois de juillet. Le classement se fait par éditeurs, pas de notes, mais un petit commentaire un peu plus poussé que les habituels tweets. Et si vous cherchez un titre en particulier n’hésitez pas à faire un bon vieux Ctrl+F et à taper le nom de la série désirée. Let’s go !

SOMMAIRE :

DC : Grayson #1, Detective Comics #33, Detective Comics Annual #3, Batwoman #33, Superman Unchained #7, Superman #33, Justice League #32, Wonder Woman #33, Green Lantern #33, Green Lantern Corps #33

DARK HORSE : King Conan : The Conqueror #6, Conan The Avenger #4, Veil #4, Star Wars Rebel Heist #4, Star Wars Legacy #17, Star Wars #19

IMAGE : Lazarus #9, Southern Bastards #3, Velvet #6, Rat Queens #7, Shutter #4, Death Vigil #1

DYNAMITE : Devilers #1, Blood Queen #2, Vampirella #2, Red Sonja #0

DIVERS : Sons Of Anarchy #11, Suicide Risk #15, Danger Girl: Mayday #3, Bodies #1, United States Of Murder Inc #3

DC

Son identité secrète ayant été révélée publiquement durant Forever Evil, Dick Grayson a remisé le collant de Nightwing et se lance dans une nouvelle carrière avec Grayson #1 par Tim Seely et Tom King pour le scénario, et Mikel Janin pour le dessin. L’ex-superhéros se reconvertit comme espion pour une série qui semble donner dans le genre thriller, avec son lot de secrets et trahisons. Le héros est bien écrit, débordant de charme et de charisme, ce qui fait beaucoup pour le succès du titre. L’intrigue reste quant à elle assez bateau, qu’il s’agisse de l’histoire de ce numéro proprement dite (Dick et sa partenaire doivent récupérer un super-humain dangereux) ou des subplots dévoilés (le but de l’organisation employant Dick notamment). On notera (voir appréciera) l’intégration aux New 52 de certains éléments comme une version Terre-1 d’Helena « Huntress » Bertinelli (la version qu’on a déjà vue en Huntress est celle de la Terre-2 coincée sur la Terre-1. Aspirine ?) ou d’un certain Batman-like pas 100% DC. Enfin Mikel Janin confirme la bonne impression qu’il avait laissée sur JLDark, avec un trait toujours aussi élégant dans le style réaliste. Un premier numéro pas déplaisant donc, mais il faudra que la série arrive à ne pas reposer seulement sur son charismatique héros éponyme.

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Grayson #1

Pour en rester chez Batman, Detective Comics #33 par Francis Manapul et Brian Buccelato voit la conclusion de l’arc Icarus approcher. Le dessin est toujours aussi beau et l’intrigue (une histoire de trafic de drogue et de meurtre) bien ficelée, mais ce numéro sert surtout à mettre en avant le personnage d’Harvey Bullock qui gagne en épaisseur.

Parallèlement Detective Comics Annual #3 écrit par le seul Brian Buccelato (avec Werther Dell’Edera, Jorge Fornés et Scott Hepburn au dessin) permet d’apprécier le talent d’écriture de la moitié la moins connue du duo Manapul/Buccelato. Ce n’est pas tant la « New 52-isation » du Calendar Man (pas forcément inspirée d’ailleurs) qu’il faut retenir, mais plutôt la manière dont ce numéro use des flashbacks pour mettre en lumière tous les tenants et aboutissants de l’arc Icarus. On a toutes les révélations et explications qu’on pouvait espérer, tout en préservant le dénouement à venir lors du prochain numéro. Un numéro indispensable pour qui aime l’arc en cours.

Et pour en finir avec Gotham, Batwoman #33 de Marc Andreyko, Jeremy Haun et Scott Kolins déçoit un peu après le bon numéro du mois dernier. Les déboires sentimentaux de Kate font à nouveaux un peu forcés, comme si l’auteur avait décidé (avait été prié ?) de saboter sa relation avec Maggie par tous les moyens. Et si l’intrigue autour de Nocturna a le mérite d’avancer, et de rester correcte, elle le fait trop sagement, suivant des rails qu’on a vu depuis le premier numéro. Le final promet au moins de l’action pour le mois prochain.

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Detective Comics #33

Pour ce qui est de l’autre icône DC, Superman Unchained #7 marque le retour de la série de Scott Snyder et Jim Lee. C’est toujours du bon gros blockbuster, surtout que se numéro ne contient que de la baston : Superman vs le général Lane et sa Machine d’un côté, et Batman et Wonder Woman vs Wraith de l’autre. En soi ces 22 pages de bourrinage intensif ne sont pas déplaisantes, surtout sous le crayon de Jim Lee. Mais j’émettrai quand même de grosses réserves concernant les costumes « alternatifs » des héros qu’il s’agisse de l’armure ridicule de Superman ou du costume furtif avec néon intégré de Batman.

Et avec Superman #33 Geoff Johns et John Romita Jr continuent leur premier arc, assumant totalement le thème de Superman rencontre Superman (ça s’appelle même « The New Superman »). Comme souvent avec Johns le rythme est assez tranquille, donc n’attendez pas de moment explosif dans ce numéro. Mais le scénariste sait décidément bien raconter une histoire, et surtout il continue à faire agir Clark Kent comme un vrai bon reporter, idée intéressante et trop rarement exploitée. Par contre Romita Jr continue d’être irrégulier à l’extrême d’un case à l’autre et semble globalement peu inspiré, même si on aime son style.

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Superman Unchained #7

Justice League #32, toujours de Geoff Johns, avec Doug Mahnke au dessin, sert surtout à introduire la Doom Patrol dans l’univers des New 52. Et le problème et que cette introduction parasite un peu l’intrigue en cours, car elle « mange » trop de pages pour faire de la mise en place. Sinon les manigances de Lex Luthor pour faire son trou dans la Justice League sont elles toujours aussi intéressantes à suivre, et Captain Cold inspire toujours autant Johns (qui l’avait beaucoup mis à l’honneur notamment lors de son ancien run sur Flash).

Wonder Woman #33, de Brian Azzarello et Cliff Chiang, est très sombre, avec une Diana impuissante et un First Born que rien ne semble pouvoir arrêter. Presque trop sombre, le massacre en cours étant franchement déprimant et frustrant à contempler. Mais d’un autre côté c’est justement ce que ressent Diana… Sans doute cela passera-t-il mieux une fois l’arc fini, en relisant l’histoire d’un coup.

Enfin Green Lantern #33 et Green Lantern Corps #33, par Robert Venditti et Billy Tan pour le premier et Van Jensen et Bernard Chang pour le second, marquent la fin du crossover Uprising. Et autant Green Lantern #33 aurait fait une fin classique mais assez spectaculaire et plaisante, autant le rebondissement dans Green Lantern Corps #33 fait artificiel et a un côté « chapitre de trop ». Les Durlans étaient vaincus, et faire un round de plus n’apporte rien. Peut-être cela permet-il de lancer un arc autour de John Stewart dans GL Corps, mais ça dessert le crossover, qui autrement n’a pas vraiment eu l’ampleur d’un pur blockuster mais s’est quand même avéré bien ficelé et agréable à lire.

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Wonder Woman #33

DARK HORSE

King Conan : The Conqueror #6 de Tim Truman et Tomas Giorello marque la fin de ce long arc commencé avec la mini-série Hour Of The Dragon. Conan, enfin muni du cœur d’Ahriman  s’apprête à livrer la bataille décisive et faire face au sorcier Xaltotun pour reconquérir son trône en Aquilonie. C’est toujours épique, violent, et parfaitement dessiné par Tomas Giorello. Bref tout ce qu’on attend d’une bonne histoire de Conan. Seul petit reproche : Zenobia (la future reine de Conan) qui sort un peu de nulle part à la fin. Mais ce détail ne gâche pas la fête.

Conan The Avenger #4 de Fred Van Lente et Eduardo Francisco en revanche déçoit un peu. Niveau scénario le portrait d’un Conan portant toujours le deuil de sa Bêlit bien aimée est toujours réussi, mais on perd un peu de vu les autres enjeux dot la traque du méchant sorcier. Et niveau dessin le trait anguleux et sketchy de Brian Ching fait cruellement défaut, Eduardo Francisco livrant un travail en soi très beau mais bien trop propre pour coller à la série.

Veil #4 de Greg Rucka et Toni Fejzula continue lui aussi de beaucoup miser sur son graphisme vraiment unique, et aurait tort de ne pas le faire tant le travail de Toni Fejzula est unique. Niveau scénario on a enfin la confirmation de la nature de Veil et Dante, qui l’avait recueillie et protégé, continue de jouer les héros malgré les ennuis que ça lui a rapporté. La série continue d’être une œuvre atypique pour Greg Rucka, peu habitué à l’horreur, mais reste aussi finalement assez classique dans son genre, d’où l’apport essentiel du dessin. Le talent de dialoguiste et « metteur en scène » de Rucka aide aussi.

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Veil #4

Star Wars Rebel Heist #4 de Matt Kindt et Marco Castiello marque la fin de cette mini-série et nous refait donc encore une fois le coup de voir le héros (Luke Skywalker ici) par les yeux d’un tiers béat d’admiration. Et le gimmick devient vraiment lassant. Ça aurait sans doute mieux marché sur un one-shot. Autre défaut de ce numéro : il s’efforce de lier entre elles toutes les histoires vue lors des trois premiers numéros mais peine à le faire de manière convaincante, Luke tenant vraiment de la voiture balai. Reste un clin d’œil final sympa, mais ça ne rattrape pas tout.

Star Wars Legacy #17 de Corinna Bechko et Gabriel Hardman, avec Brian Albert Thies au dessin, réussit par contre très bien à s’accommoder de la future perte de la licence Star Wars par Dark Horse en avançant sa conclusion mais en le faisant d’une façon qui parait presque naturelle. Ania et sa troupe de Stormtroopers sont sur la piste du chevalier impérial Jao Assam, captif du Sith Darth Wredd. Et quand ils le retrouvent, parler de virage épique tient de l’euphémisme.

Enfin Star Wars #19 de Brian Wood et Carlos D’Anda tire les conséquences de l’arc précédent au niveau du développement des personnages, toujours aussi bien écrits à commencer par Leia, vraie star de cette série. Et un nouvel arc commence, où nos héros devront récupérer un agent rebelle en difficulté traqué par le chasseur de prime IG-88. L’action n’est donc pas oubliée dans ce très bon numéro.

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Star Wars #19

IMAGE

Lazarus #9, de Greg Rucka et Michael Lark voit la fin de l’arc Lift, qui nous présentait en parallèle le destin de la famille Barrett espérant échapper à son statut de « Waste » pour devenir des « Serfs » au service des Carlyle, et l’enquête de Forever sur des saboteurs. Le plus remarquable dans cet arc est l’aisance avec laquelle Greg Rucka entremêle la construction de son univers, qui se fait sous nos yeux, le développement de ses personnages (qu’il s’agisse de Forever ou des personnages secondaires) et la mise en place et résolution d’une vraie intrigue. Le tout en développant de nombreux thèmes comme la légitimité de la rébellion contre le système en place. Cet arc confirme que Lazarus est bien une série très intelligente, dont l’auteur a des choses à dire, mais qui n’oublie jamais de raconter une histoire. Et les dessins impeccables de Michael Lark ne doivent pas être oubliés non plus.

Southern Bastards #3 des deux Jason, Aaron et Latour, est plus direct. Après la mise en place brillante du premier numéro et l’élan mythologique du deuxième, on entre dans le vif du sujet à grand coup de bâton dans la gueule. Earl Tubb se mêle de ce qui ne le regarde pas tout en se dévoilant un peu plus. L’univers du titre est toujours aussi fascinant, comme la galerie de personnages créée par les deux auteurs. Southern Bastards continue de s’affirmer comme une série qui frappe fort. Elle a quelque chose de viscéral, de brut de décoffrage, qui en fait un immanquable pour les amateurs de polar bien noir.

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Southern Bastards #3

Velvet #6 d’Ed Brubaker et Steve Epting lance l’arc The Secret Lives Of Dead Men et marque pour sa majeure partie une pause dans l’action pour nous en apprendre un peu plus sur son héroïne. Plus que son passé, c’est la psyché de Velvet Templeton qui nous est dévoilée tandis qu’elle prépare son plan d’action.  Le tout illustré par un Steve Epting de gala. Le duo formé par l’artiste avec la coloriste Elizabeth Breitweiser nous offre des pages magnifiques avec notamment de sublimes jeux de lumière. Enfin le cliffhanger est parfaitement amené et fait son effet. A noter que le premier tpb, contenant les numéros 1 à 5 est désormais disponible, une bonne occasion de prendre la série en cours.

Shutter #4 de Joe Keatinge et Leila Del Duca continue en revanche de décevoir et surtout de donner l’impression d’un terrible gâchis. Le titre recèle en effet de nombreux éléments absolument géniaux pour ne pas dire totalement culte : la chat-horloge hyper mignon, l’ornithorynque fumeur de cigare à la machine à écrire qu’on découvre dans ce numéro… Bref l’univers complètement loufoque de ce titre est un de ses principaux attraits, surtout tel qu’il est dessiné par Leila Del Duca, dont le coup de crayon est impeccable. L’héroïne, sorte d’Indiana Jones puissance un million qui a vécu toutes les aventures possible et imaginables dans sa jeunesse et en est aujourd’hui lassée, avait aussi du potentiel. Mais le problème de cette série c’est que le scénario proprement dit est inintéressant au possible. Ça fait maintenant quatre numéros que tout ce qui s’est passé c’est qu’on a attaqué l’héroïne et qu’on a appris qu’elle avait des frères et sœurs. Et c’est tout, avec quelques scènes d’action gratuites en plus parfois. Bref Shutter confirme que l’univers, les beaux dessins et le potentiel c’est bien, mais ça ne suffit pas hélas.

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Velvet #6

Rat Queens #7 de Kurtis J. Wiebe et Roc Upchurch continue de mêler action bourrine, humour un brin pas du front et des personnages écrit de manière étonnamment subtile. On en apprend notamment plus sur la magicienne Delilah. Le scénario est aussi franchement bien fichu, continuant de dévoiler la menace planant sur la ville de Palissade. Un série déconcertante donc, limite sur un faux rythme parfois, et au allures un peu brute de décoffrage, mais qui s’avère à l’usage vraiment très travaillée.

Enfin Stjepan Sejic lance une nouvelle série creator-owned en solo avec Death Vigil #1. Un titre fantastique contant les mésaventures d’un petit groupe emmené par la mort elle-même (qui s’appelle Bernadette et est une jolie blonde) chargé de protéger le monde des menaces démoniaques. Ce premier numéro est très bien fichu, présentant bien ceux qui devrait être les personnages principaux et leur mission. A noter sur ce point que Sejic choisit d’abord de montrer longuement ses héros en action avant de passer aux explications. Ça peut déconcerter pour la première lecture, mais en fait ça marche bien. Les personnages sont plutôt attachants, à commencer par Sam, bon mélange de badassitude tout en décontraction et d’humour. Le mélange humour/action sérieuse est d’ailleurs bien dosé. Le dessin est intéressant, évoquant un mélange entre le style « peinture digitale » que Sejic enployait sur Witchblade et celui plus « crayonné » auquel il s’était essayé sur la fin de son run sur Aphrodite IX. Et si ses mises en pages ne sont toujours pas d’une originalité renversante, elles ont aussi un peu évolué et surtout restent très efficaces. Un bon premier numéro, oversized en plus, pour ce qui pourrait être une bonne petite série divertissante.

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Death Vigil #1

DYNAMITE

Dynamite aussi s’essaie au fantastique avec Devilers #1 de Joshua Hale Fialkov et Matt Triano, continuant à lancer des séries creator-owned. Mais là ce premier numéro est moins convaincant. Le pitch est intéressant : pour faire face à une invasion massive de démons plusieurs exorcistes pratiquants diverses religion (chrétienne, musulman, juive, hindu…) doivent unir leurs forces. Le problème de ce premier numéro c’est qu’il contient tant d’exposition qu’en fait il tient plus du prologue que du vrai numéro un. Il faudra donc attendre le suivant pour voir vraiment commencer à se faire une idée sur la série. Autre petit détail ponctuel : on a du mal à saisir en quoi le prêtre chrétien qui sert de porte d’entrée croit ou pas, ce qui agace un peu et peut gêner pour s’attacher à lui. Le journaliste qui l’accompagne fera le sceptique à la Scully dans X-Files, ça en revanche c’est clair. Enfin le dessin de Matt Triano est très beau, sombre et détaillé (même si parfois un peu figé), mais un peu vide sur les dernières pages. Ça sent le manque de temps. Une série à surveiller à tout hasard donc, mais d’un œil distrait.

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Devilers #1

Blood Queen #2 de Troy Brownfield et Fritz Casas se pose aussi là en matière de dessin vide, l’artiste semblant vraiment détester les décors et faisant tout pour éviter d’en dessiner (il réussit par exemple toute un double page avec pour tout décor UN chandelier. Un petit en plus. Et trois pages plus tard il refait le coup. Sans le chandelier.). Sinon les manigances de la sorcière Elizabeth ne sont pas désagréables à suivre pour les amateurs de fantasy un peu (vraiment juste un peu) sombre. Reste à savoir si le scénario s’avèrera assez dense. L’adversaire et le but de la magicienne restent en effet assez flous. Est-ce voulu ou est-ce un défaut d’écriture ? Il est trop tôt pour répondre à cette question, mais pas pour la poser.

Pour Vampirella en revanche la menace est claire dans Vampirella #2 de Nancy A. Collins et Patrick Berkenkotter. La belle vampire a été marquée du sceau de la Dame des Ombres par Ethan Shroud, et risque d’être possédée par celle-ci. Du coup l’Eglise décide de se débarrasser d’elle par sûreté. Argument classique, mais qui donne un histoire agréable à lire avec son quota d’action. Tout la quête « shonen-esque » dans laquelle elle doit s’embarquer à la fin du numéro pour espérer se tirer de ce mauvais pas. Bref la série n’est pas d’une originalité folle, voire s’avère un peu cousue de fil blanc, mais ça reste une fantasy urbaine sympa qui modernise assez bien l’univers de Vampi, avec aussi de beaux dessins.

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Blood Queen #2

Enfin Red Sonja #0, de Gail Simone et Noah Salonga est un sympathique one-shot dont on se demande juste pourquoi il est publié maintenant. L’histoire est celle d’un colosse pas très malin qui raconte qu’il était l’époux de la défunte Red Sonja. Et quant ladite Sonja débarque, les ennuis commencent. On retrouve la touche d’humour ainsi que l’écriture moderne et décomplexée de Sonja qui caractérisent le run de Gail Simone jusque-là. Et le dessin de Noah Salo est plutôt bon, très propre malgré quelques maladresses. Comme je le disais la seule question qui se pose c’est de savoir pourquoi ce numéro a été publié maintenant avec un 0 sur la couverture alors que ce n’est pas un prequel ni une origine, et qu’on aurait très bien pu l’avoir à la suite des autres une fois l’arc en cours achevé.

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Red Sonja #0

DIVERS (BOOM !, VERTIGO, ICON, IDW)

(NdJeff : oui, je sais, théoriquement Vertigo c’est DC et Icon c’est Marvel mais bon ça reste assez à part d’où cette présentation)

Chez Boom ! Sons Of Anarchy d’Ed Brisson et Damian Couceiro a vraiment toruvé son rythme et sa voix. Cette fois on a droit à une histoire qui semble se passer après la saison 5 où les Sons rendent visite à leur chapitre d’Arizona, qui se trouve aux prises avec un autre club de bikers, The Slaughters, désireux de dealer de la drogue chez eux. Encore une fois on retrouve bien l’atmosphère de la série, et on a l’impression d’être face à un épisode inédit.

Suicide Risk #15, du même éditeur, par Mike Carey et Elena Casagrande, apporte encore une fois son lot de révélations par le biais des mésaventures de Terza Nimari alias Tracey Winters, la fille du héros. Mike Carey réussit à la fois à confirmer ce qu’on était parvenu à deviner (on découvre notamment le monde parallèle dont on sont issus les super-humains) et à nous décrocher quand même la mâchoire avec quelques twists toujours aussi intelligents autour du processus qui a transformé le terrible Requiem en l’innocent Leo Winters. Et on sait aussi pourquoi tous les êtres dotés de superpouvoirs tournent mal.

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Suicide Risk #15

Danger Girl : Mayday #3 d’Andy Hartnell et John Royle continue de nous conter le retour aux affaires de la redoutable Natalia Kassle. C’est toujours du grand n’importe quoi à faire passer les Expendables pour un documentaire scrupuleusement réaliste, mais ça confirme aussi le statut de la franchise Danger Girl en tant que référence absolue du pop-corn comic. Et quel plaisir de voir John Royle copier avec succès le style de Jeff Scott Campbell.

Bodies #1 de Si Spencer, Meghan Hetrick, Dean Ormston, Tula Lotay et Phil Winslade, chez Vertigo, ne fait guère que lancer le pitch de la série : quatre enquêteurs, à quatre époques différentes (1890, 1940, 2014 et 2050) retrouvent tous le même cadavre mutilé. Excellente idée, et à chaque fois c’est bien amené, mais évidemment avec tant d’exposition, on attendra quelques numéros (la mini en comptera huit) pour voir si la sauce prend. Seul bémol : la juxtaposition des styles très différents des quatre artistes, volontaire (pour bien donner un ambiance à chaque partie du récit), peut quand même déconcerter le lecteur. De même que l’écriture de la partie 2050, vraiment étrange. Au final ce comic évoque par son côté patchwork le film Cloud Atlas. Il y a pire modèle.

Enfin United States Of Murder Inc #3 de Brian Michael Bendis et Mike Avon Oeming continue de narrer les péripéties d’un jeune mafieux dans un monde où la pègre est officiellement devenu un état. Que l’univers fictif et dystopique ne vous trompe pas, on est face à un pur polar noir, avec son lot de violence et de trahisons. Il n’y a qu’à voir la révélation sur les réelles activités de la mère du néo-mafieux Valentine, le héros. Lui et la tueuse à gage Jagger doivent trouver qui a voulu les utiliser pour tuer un sénateur, mettant ainsi en danger la paix précaire qui règne entre les familles. Un titre à découvrir pour les fans du duo Bendis/Oeming, dont le dessin est d’ailleurs toujours aussi efficace.

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Danger Girl : Mayday #3

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