Jeffzewanderer’s Reviews Express #25

Comic Talk Reviews Express

Jeffzewanderer Par

Dernière série de Reviews Express pour l’année. Merci pour les bons retours sur ce nouveau format, que je vais donc adopter définitivement (jusqu’au prochain changement). Petit break concernant la parution de la rubrique pendant les vacances pour cause d’interruption de mon approvisionnement hebdomadaire en comics. On va voir à faire des essais sur le rythme de parution en Janvier, pour éviter que les Reviews Express soient les seuls articles sur Comic Talk. Une semaine sur deux peut-être ? En attendant une édition bien consistante pour finir l’année. Bonne lecture !

Le titre de la semaine :

THE WICKED + THE DIVINE #6 (Image)

par Kieron Gillen et Jamie McKelvie

The Wicked + The Divine n’est pas Phonogram. C’est Kieron Gillen qui le dit. Ce n’est tellement pas Phonogram qu’à chaque numéro on ne peut s’empêcher de penser… à Phonogram. C’est le Phonogram d’une réalité alternative. C’est une histoire de Dieux réincarnés tous les 90 ans qui sont aujourd’hui considérés comme des popstars. C’est la nouvelle itération de l’obsession de Kieron Gillen et Jamie McKelvie pour la pop culture. Et la culture de la pop  culture. Et l’adolescence. C’est l’histoire d’une ado qui se cherche, comme tous les ados, mais qui trouve des Dieux à la place. Et c’est aussi une enquête. Et des mystères. Et un univers à la fois poétique et délicieusement moderne, pour ne pas dire mi-goth mi hipster. C’est Phonogram avec des Dieux à la place de la musique, c’est Young Avengers avec des Dieux à la place des super-héros, C’est une œuvre à part dont le nouvel arc, Fandemonium, commence avec ce numéro, et je ne vous dirai pas la point de départ parce que si vous n’avez pas lu le premier arc, il est encore temps de vous rattraper. The Faust Act est disponible en tpb et c’est un nouveau chef-d’œuvre du duo britannique. Ce n’est pas Phonogram, c’est WicDiv, et c’est aussi bien.

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Les autres sorties :

WYTCHES #3 (Image) par Scott Snyder et Jock

Il y a eu la review dithyrambique du premier numéro, le deuxième élu premier « titre de la semaine » des nouvelles Reviews Express… Que dire de plus sur Wytches, petit chef-d’œuvre de Snyder et Jock au succès amplement mérité ? Peut-être puis-je juste citer le scénariste : « C’est un méchant petit bouquin. C’est noir et torturé et cruel et imparfait et, surtout, personnel. [...] C’est un livre sur les parts de nous terrifiantes qu’on n’aime pas regarder. ». Dans ce numéro on bascule en plein surnaturel et c’est malsain, dérangeant, authentiquement terrifiant sans montrer plus qu’une vieille femme cul-de-jatte qui profère quelques menaces énigmatiques (mais qui commencent à nous en apprendre un peu plus). Et un bois. Et juste quand l’horreur nous enveloppe totalement, en une page on revient au monde ordinaire, et à une autre horreur. Une tragédie personnelle et ses répercussions bien réelles qui commencent à se faire sentir. Et juste quand on commence à presque se sentir rassuré par ces drames ordinaires le surnaturel reprend ses droits de manière encore plus terrifiante et invasive. Noir, cruel et torturé. Comme le dessin de Jock et les couleurs de Matt Hollingsworth, qui macule ses pages d’éclaboussures. Et génial.

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STUMPTOWN #4 (Oni Press) par Greg Rucka et Justin Greenwood

Pendant tout le numéro on se dit que ces 22 pages vont être plus consacrées au développement du personnage de Dex qu’à l’enquête. Un développement brillant, tournure qui vire au pléonasme chez Rucka. On percevait la subtile descente aux enfers de l’(anti)héroïne depuis deux numéros, elle éclate désormais au grand jour, et c’est CK qui met le doigt dessus. Et qui en profite pour nous en dévoiler un peu plus sur le passé de DX, dont on réalise qu’on ne sait pas grand-chose. Et on se passionne pour ces révélations et les tribulations personnelles de Dex. C’est du vrai noir moderne, loin du cliché (jouissif aussi) du détective dont le sang et l’âme sont aussi froids que le bourbon qu’il boit sec. Et juste quand on se dit que l’enquête n’est qu’un prétexte, on se prend une révélation fracassante en pleine face à la dernière page. That’s the Rucka way.

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THE KITCHEN #2 (Vertigo) par Ollie Masters et Ling Doyle

The Kitchen confirme la très bonne impression laissée par son premier numéro. On y suit trois femmes de gangsters irlandais dont les maris se retrouvent au trou. Et comme c’était eux qui ramenaient l’argent à la maison, les temps sont durs. Alors ces dames décident de collecter elles-mêmes le produit des rackets de leurs époux. Et à la fin du premier numéro, les réticences d’un épicier lui valent une bonne dérouillée. Dommage qu’il ait été le frère d’un mafieux. Les répercussions de cet acte se font sentir dans ce numéro. Mais le plus intéressant est la finesse avec laquelle Ollie Masters nous narre la lente métamorphose des trois héroïnes. Tout ne se fait pas dans ce numéro justement, c’est par petites touches, au gré de l’une ou l’autre péripétie… Et Ming Doyle fait un travail admirable au dessin. La sobriété de son trait ne doit pas en éclipser l’exceptionnelle qualité.

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DJANGO/ZORRO #2 (Dynamite) par Quentin Tarantino, Matt Wagner et Esteve Polls

Il y a des numéros comme ça qui vous rappellent à quel point le talent d’un scénariste peut faire la différence lors de l’écriture d’une historie toute simple. Résumé à son synopsis, ce numéro n’a guère d’intérêt. Il est en effet presque intégralement consacré au passé du vilain de l’arc, dont on découvre les machinations qui l’ont mené au pouvoir. Machinations qui n’ont rien à voir avec nos deux héros, qu’on ne voit d’ailleurs pas avant les toutes dernières pages. Bref on a tout sauf ce qu’on voulait. Sauf que Matt Wagner raconte tellement bien cette histoire de mensonges, de manipulation et de trahison qu’on se prend à se passionner pour ce personnage de vilain qu’on ne connaissait absolument pas. Et, cerise, sur la gâteau, la petite scénette finale (où je ne peux m’empêcher de voir un clin d’œil à Star Wars les fans comprendront) entre Django et Zorro vient nous rappeler à quel point l’idée de ce duo est géniale. De quoi attendre avec impatience le prochain numéro.

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THE LONE RANGER : VINDICATED #2 (Dynamite) par Justin Gray et Rey Villegas

Classique. C’est l’adjectif qui vient en premier à l’esprit à la lecture de ce numéro. Pas au sens de chef-d’œuvre, mais plutôt de convenu. Mais si ce western n’a rien de bien original avec son héros bien héroïque, sa demoiselle en détresse, ses vilains bien vils et son sheriff bien antipathique, il n’en reste pas moins très bien tourné. C’est un peu l’archétype d’une bonne histoire du Lone Ranger, bien dessinée en plus, dans un style très… classique. Mais finalement on lit ces 22 pages avec grand plaisir. On y découvre un peu plus l’univers de la ville où le Ranger et Tonto ont débarqué, on saisit un peu mieux les enjeux. Et si l’histoire est simple, elle n’en est pas moins bien ficelée jusque là. Et les personnages sont bien écrits, si bien que même si on reconnaît les archétypes, on s’intéresse quand même à eux. Comme quoi l’originalité peu aisément être suppléée par la qualité.

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VAMPIRELLA : FEARY TALES #3 (Dynamite) par Nancy A. Collins, Elaine Lee, Joe R. & Keith Lansdale et Jack Jadson, Elmo Eklabuz & Eman Casallos

Après un deuxième numéro loupé cette anthologie reprend du poil de la bête. Le récit cadre donne moins dans le cabotinage, et les histoires sont certes plus convenues mais surtout un peu plus solides. La première est une variation sur Boucle d’Or, avec des Ours-Garou, la seconde sur Le Petit Chaperon Rouge mais dans un strip-club. Sachant que le terme de variation est peut-être un peu généreux tant les liens de ces histoires avec les versions originales se résument à des clins d’œil. Mais bon, voir Vampi taper des monstres reste un passe-temps correct, même si on est loin d’avoir envie de crier au génie.

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SONS OF ANARCHY #16 (Boom) par Ed Brisson et Matias Bergara

Ce numéro est un petit stand-alone consacré à Juice et à son magasin de marijuana thérapeutique. C’est surtout la confirmation que cette série n’a plus à justifier son existence. Même quand elle ne lève pas le voile sur des non-dits de la série TV, et se contente de nous raconter une petite histoire sans prétention ni conséquences, elle le fait bien. Elle est une composante à part entière de l’univers de SOA, et surtout une composante autonome. Si vous me permettez une comparaison un peu osée, elle à la franchise ce que les comics de l’Univers Etendu étaient à Star Wars : elle n’a pas besoin de se référer en permanence à la « maison mère ». Et Ed Brisson tient vraiment très bien son casting, Juice étant très fidèle à son incarnation sur petit écran. Et si le dessin fait un peu trop cartoony pour le ton de la série par moment, on reconnaît quand même parfaitement le biker latino.

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GI JOE #4 (IDW) par Karen Traviss et Steve Kurth

Le parti pris hyper réaliste de la série continue de bien fonctionner avec ce numéro qui fait la part belle aux jeux de pouvoir entre les différentes factions, toujours dans une ambiance crépusculaire. Isaac, le sociopathe renégat de Cobra est au centre de toutes les attentions, sur fond de guerre civile en Europe de l’est et de manipulations politiques. L’âge des super-héros militaires semble fini, leur guerre a changé, et on se demande parfois si on est vraiment encore en train de lire du GI Joe. Mais ça reste du très bon thriller militaire, à mi-chemin entre du Tom Clancy et de la série TV. Et finalement on se dit qu’au XXIème siècle les Joes ressembleraient sûrement vraiment à ça.

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CAPTAIN MARVEL #10 (Marvel) par Kelly Sue DeConnick et David Lopez, Marcio Takara & Laura Braga

100ème aventure solo de Carol si on joue au jeu de l’agrégation des numéros des différentes séries (enfin c’est Marvel qui le dit), ce numéro ne donne pas dans la pompe démesurée. Il se contente d’être plus gros, dessiné par trois artistes, et de nous conter son histoire de façon un peu originale. Un peu parce que le procédé, consistant à faire raconter chaque partie de l’histoire par son protagoniste principale (la jeune Kit, Spider-Woman, James Hodes aka Iron Patriot et Wendy, l’assistante de Carol) est connu. Mais ça marche bien, et la technique choisie (une série de lettres envoyées à Carol) fait ressortir la nostalgie de celle-ci pour la Terre, ce qui donne une transition parfaite vers le prochain numéro. Bref c’est encore un numéro bien ficelé et bien dessiné d’une série dont la qualité n’est plus à démontrer.

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ELEKTRA #9 (Marvel) par W. Haden Blackman et Mike Del Mundo

En parlant de série dont la qualité n’est plus à démontrer, Elektra en fait partie. Ce numéro confirme tout le talent artistique de Mike Del Mundo, qui se laisse aller à pas mal de délires visuels mais n’oublie jamais de rester plus story-teller qu’illustrateur. Elektra continue de traquer un Bullseye réduit à l’état végétatif, et se frotte à la Main pour arriver à ses fins. Blackman (dont je ne peux m’empêcher de penser qu’il doit un peu guider Del Mundo pour les découpages tant on retrouve des procédés similaires à ce qu’on voyait sur Batwoman) arrive à donner un peu d’allure aux ninja préférés de Marvel, qui ont pour une fois l’air d’être plus que de la chair à canon. Ce qui ne rend Elektra que plus impressionnante quand elle les vainc.

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STORM  #6 (Marvel) par Greg Pak et Al Barrionuevo

Greg Pak est en train de réussir son pari consistant à faire exister Storm loin des X-Men. Au retour de son périple pour aider Yukio, l’avion dans lequel la mutante se trouve est attaqué. Vous devinerez aisément la suite. En plus de l’action, le numéro fait la part belle à la façon dont Storm est perçue par les autres. On a le panel habituel de bienveillance, d’admiration et d’hostilité teintée de racisme, mais comme dans bien des comics cette semaine, le talent du scénariste fait la différence et transforme ce qui aurait pu être un concours de défonçage de portes ouvertes en une lecture plaisante. L’artiste fill-in, Al Barrionuevo, est un peu en dessous de Victor Ibañez, mais sont travail reste très agréable.

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MOON KNIGHT #10 (Marvel) par Brian Wood et Greg Smallwood

Le talent extraordinaire de Brian Wood se confirme, le scénariste réussissant à préserver le côté arty et original que Warren Ellis avait apporté à ce titre. On a droit aux conséquences du cliffhanger génial du mois dernier, avec un Konshu qui a littéralement abandonné Marc Spector. Le point de vue adopté est bien trouvé et le numéro bénéficie d’une atmosphère oppressante qui traduit bien le trouble ressenti par sa protagoniste principale (oui, « sa », Spector ne faisant qu’une apparition mais particulièrement percutante).  Et le dessin très sobre de Greg Smallwood contribue à donner du cachet à l’ensemble, ajoutant une dose de réalisme à une histoire lorgnant sur le fantastique pour un résultat des plus efficaces.

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DEATHLOK #3 (Marvel) par Nathan Edmundson et Mike Perkins

Comme à chaque numéro je vais commencer par louer le dessin de Mike Perkins, toujours aussi magnifique, réaliste et détaillé. Niveau histoire on garde la structure classique à laquelle on commence à s’habituer : une partie sur une mission de Deathlok, une partie sur la traque de celui-ci par le SHIELD (très bonne, avec Tony Stark en guest, et une bourde de continuité vu qu’il n’a pas l’air « inversé »), et une partie sur la vie d’Henri Hayes. On en apprend d’ailleurs un peu plus sur le passé de notre Deathlok qui s’ignore. L’arc en cours avance tranquillement, et si on n’en sait toujours pas plus sur comment la série va conserver un intérêt par la suite (une fois les questions de cet arc résolues), en attendant on la lit toujours avec plaisir.

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JUSTICE LEAGUE #37 (DC) par Geoff Johns et Jason Fabok

Le virus Amazo de Lex Luthor continue de faire des ravages. La série a trouvé un bon rythme entre action (la baston entre le patient Zero et le trio Superman, Batman, Wonder Woman) et la question des vraies intention de Luthor. Le personnage est bien écrit par Johns, qui fait bien ressortir sa réelle ambiguïté morale. On a vraiment des doutes, et on se demande s’il ne serait pas vraiment un peu gentil. Pas grand chose à ajouter si ce n’est que Jason Fabok assure vraiment au dessin, et celui que je prenais pour un clone de David Finch développe son propre style et fait surtout preuve d’une maîtrise technique impressionnante.

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BATMAN #37 (DC) par Scott Snyder et Greg Capullo

Je ne suis pas un anti-Snyder. J’en suis désormais certain parce que je suis en adoration devant chaque numéro de son Wytches. Mais vraiment j’ai du mal avec son Batman. Le début d’Endgame m’avait un peu réconcilié avec la série, mais comme quand on se remet avec une ex, je sens que ça ne va pas durer. Le Joker a infecté tous le gothamites avec une nouvelle version de son gaz, et la ville est donc remplie de zombies hilares et agressifs. Pas un mauvais pitch en soi, mais je n’accroche pas à l’écriture façon blockbuster hyper simpliste de Snyder. Comme s’il voulait bannir toute trace de subtilité de son travail, alors qu’elle lui réussit si bien (Wytches, Detective Comics avant les New 52). On dirait que le scénariste part du principe que puisqu’il est sur un tire mainstream, il faut faire du bourrin bien décérébré pour que le grand public bien c** puisse comprendre. C’est particulièrement apparent dans son traitement du Joker. OK il est malsain et flippant, mais où est la dimension clownesque et chaotique de sa folie ? Le vilain est réduit au niveau d’un tueur en série sociopathe médiocre digne d’un thriller du même acabit. Et qu’on ne me sorte pas la version du film The Dark Knight en contre-exemple : malgré son côté réaliste et punk, elle gardait le côté théâtral (qui ne se résume pas au nombre de victimes), essentiel au personnage. Ici le Joker tue juste et il a une sale gueule. Il n’est qu’horreur facile. Même sa manière de s’exprimer, en forçant sur les « s » comme un serpent et avec une police torturée, fait faux. Reste les back-ups de Ray Fawkes, où on retrouve un peu de la subtilité qui fait cruellement défaut à l’histoire principale.

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WONDER WOMAN #37 (DC) par Meredith Finch et David Finch

C’est peu dire que de parler de déception concernant mon sentiment après la lecture du précédent numéro. Je n’attendais donc pas grand-chose de celui-ci. Et c’est peut-être ça la clé. J’ai trouvé que la série s’améliorait. David Finch fait toujours des erreurs techniques, et ses visages sont toujours aussi figés, mais lesdites erreurs sont moins flagrantes, et le dessin globalement plus agréable. Et surtout, après un premier numéro introductif assez plan-plan servant surtout à relier WW au reste de l’univers DC (après 35 numéros dans son coin avec Azzarello), on commence ici à deviner la direction de l’arc en cours. Une direction pas inintéressante, consistant à explorer les difficultés de l’héroïne à remplir tous ses rôles (Super-héroïne, reine, déesse…). Et la dernière page est aussi cool, même si elle fera hurler les anti révisionnistes.

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BATWOMAN #37 (DC) par Marc Andreyko et Georges Jeanty

Je n’aurais pas parlé de ce numéro, médiocre mais pas non plus honteux, si je n’avais pas appris la future annulation de la série Batwoman. Parce que disons-le, malgré un arc franchement pas terrible, et après un numéro dans l’espace ridicule il y a deux mois, ce numéro n’est pas horrible. Bon Batwoman en vampire par intermittence c’est une idée idiote, mais bon le héros possédé ce n’est pas non plus une idée pourrie en soi. Et là le team-up avec Etrigan n’est pas catastrophique. En fait tout est entre le moyen et le médiocre dans ces pages. Et c’est là que je voulais en venir. Je pensais qu’avec le départ de W. Haden Blackman et J. H. Williams III la série serait à un croisement. Soit elle resterait une œuvre à part marquée par la patte artistique de ses auteurs et elle ne survivrait pas à leur départ (comme Wolverine & The X-Men n’a pas survécu bien longtemps au départ de Jason Aaron pour donner dans la comparaison mainstream). Soit elle se banaliserait, et deviendrait une série « normale », ce qui pourrait assurer sa pérennité. Mais cette « banalisation » s’est hélas aussi traduite par une baisse trop forte de la qualité des histoires, ce qui a empêché la pérennisation. Parce que même s’il y a bien une idée à retirer des comics chroniqués dans ces Reviews Express, c’est que la qualité d’une histoire n’est pas liée à son originalité. Mais quand on raconte une histoire classique il y a une manière de le faire pour qu’on en oublie son côté convenu. C’est ce tour de main qui a manqué à Marc Andreyko.

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