Jeffzewanderer’s Reviews Express #28

Comic Talk Reviews Express

Jeffzewanderer Par

Les semaines ont passé et il est à nouveau temps de se lancer dans une série de Reviews Express. Un peu déséquilibrées pour la quantité (trois titres seulement pour la semaine du 11 février), elles essaient de se rattraper par l’impact des titres choisis avec notamment le fameux Darth Vader #1 de Marvel. Et on va essayer une dernière petite innovation  de peaufinage avec les « A part ça » pour chaque semaine (s’ils se justifient) pour évoquer rapidement les titres qui ne méritent ni un paragraphe complet ni d’être totalement ignorés. Sur ce…

TOP OF THE PILE : DARTH VADER #1 (Marvel)

par Kieron Gillen et Salvador Larroca

Deuxième titre phare du nouvel âge des comics Star Wars chez Marvel, ce Darth Vader #1 manque un peu de punch. Les noms de ses auteurs sont un peu moins prestigieux mais ils ne manquent pas de talent. Gillen nous a déjà époustouflé avec ses séries creator owned (Phonogram, The Wicked + The Divine) ou chez Marvel (Young Avengers) et Larroca fait partie de ces auteurs dont on oublie parfois le brio tant ils sont réguliers. Et pourtant les deux auteurs ne semblent pas trop savoir quoi faire du sombre seigneur Sith lors de ces 22 premières pages. Le pitch semble se limiter à « Vader traque le mystérieux pilote responsable de la destruction de l’Etoile de la mort ». Et les ressorts sont très attendus : chasseurs de prime, intransigeance du redoutable Vader, relation tendue avec Palpatine… Ce n’est pas mal fait, et on est plus proche du style de narration Star Wars « classique » que dans la série de Jason Aaron. Mais il manque une vraie âme à ce titre, qui confine parfois un peu trop au fan service sous couvert d’exploration du personnage (oh, Vader est sur Tatooine, oh il rencontre Jabba comme Luke mais lui est plus bad-ass, oh Boba Fett…). C’est très bien dessiné, Larroca soignant chaque case, mais soyons juste ce n’est pas la première fois qu’on voit du Star Wars très bien dessiné non plus, et le style est là aussi classique (pas que ce soit un mal, mais en gros ce n’est pas non plus un atout justifiant à lui seul l’existence du titre). On pourra aussi s’agacer du lien direct établi avec la série Star Wars de Jason Aaron avec une référence explicite à une scène du #2 qui semble plus là pour dire « achetez l’autre série » que « c’est au cas où vous ne voudriez pas l’acheter ». Deux écoles s’affronteront entre les inconditionnels des univers partagés (qui seront ravis de voir des répercussions d’une série à l’autre) et ceux qui aiment que chaque série puisse être lue indépendamment hors crossovers ponctuels et balisés. J’appartiens plutôt à la seconde catégorie. Bref ce Darth Vader #1 n’annonce pas une mauvaise série en soi, et s’avère même assez sympa à la lecture, mais ronronne déjà un peu. Et on se demande si le titre va trouver sa voie ou se reposer uniquement sur le fait que 22 pages mensuelles de Vader, ma foi c’est toujours sympa par principe même sans génie.

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SEMAINE DU 11/02

CONAN/RED SONJA #2 (Dark Horse/Dynamite)

par Gail Simone & Jim Zub et Dan Panosian

Dernier en date dans la série des « crossovers si évidents qu’on se demandait pourquoi ce n’était pas déjà fait », ce titre tient toutes ses promesses et même plus. La narration opte pour la technique du « un numéro/une rencontre » : chaque mois on assiste à une nouvelle rencontre entre le barbare cimmérien et la diablesse à l’épée, avec un fil rouge pour nous rappeler que ceci est plus qu’une série d’instantanés. Niveau attentes comblées on a de l’action à revendre, des monstres, de la magie, des piques entre les deux héros et un brin de tension sexuelle. Et niveau bonne surprise, on a la période choisie : celle où Conan écumait les mers avec sa bien-aimée Bêlit (chroniquée dans l’excellente série Conan de Brian Wood) et où Sonja battait la campagne avec sa Sœur de cœur Annisia (évoquée par Gail Simone pour le premier arc de sa série Red Sonja). Non seulement ça nous change du schéma « barbare solitaire rencontre guerrière solitaire », mais surtout ça donne lieu à des scènes dans la veine de ce que Simone a pu faire sur Red Sonja. En effet faire se rencontrer les deux personnages en compagnie de leurs proches (on va dire ça comme ça) est un moyen de les humaniser, d’en faire plus que les icônes qu’on connaît et de les transformer en véritables êtres de chair et de sang. La scène du dîner sur le bateau en est un exemple parfait. Enfin les dessins de Dan Panosian sont impeccables. Le trait anguleux et dynamique rend chaque scène d’action plaisante, et le story-telling est vraiment un modèle du genre. On sent le pro au fait de son art. Bref une mini à suivre.

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HEXED #7 (Boom Studios)

par Michael Alan Nelson et Dan Mora

Titre totalement inconnu, Hexed est la déclinaison en ongoing d’une excellente mini série dont je vous avais parlé il y a quelques années (avant même que Comic Talk n’existe). La série appartient au genre Urban Fantasy et conte les aventures de la voleuse magicienne Lucifer, coincée entre sa protectrice Val Brisendine et les manigances des puissantes rivales Madame Cymbaline et The Harlot. Série d’aventure fantastique très fun et portée par une héroïne forte et indépendante (et drôle), elle supporte bien le passage au format ongoing. Les intrigues s’enchaînent (on en est au second arc, qui découle directement du premier donc ne prenez pas le titre en route) et le supporting cast s’étoffe bien notamment avec Raina. Plus globalement ce numéro est le parfait exemple de la qualité de l’écriture des relations entre les personnages. Et aussi de l’équilibre entre la place prise par ces relations et l’aventure pure et dure, ainsi que du talent de Michael Alan Nelson pour nous sortir de rebondissements qui cueillent comme un uppercut. Enfin les dessins de Dan Mora sont excellents, le trait anguleux apportant du dynamisme (oui, comme Panosian évoqué au paragraphe précédent, mais le dessin de Mora est plus « propre »).

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ATTENTION LECTRICE/EUR DE VF, NE LIS PAS LA REVIEW SUIVANTE QUI CONTIENT UN GROS SPOILER SUR LA FIN D’ORIGINAL SIN !

(mais tu peux juste sauter ce paragraphe et lire les suivants.)

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WINTER SOLDIER #5 (Marvel)

par Ales Kot et Marco Rudy & Langdon Foss

J’ai souvent parlé des petites séries un peu « arty » de Mavel, mais rarement de celle-ci. Conséquence directe du dispensable event Original Sin, elle conte les aventures de Bucky qui a succédé à Nick Fury en tant que « man on the wall », sorte de protecteur cosmique de notre planète aux méthodes expéditives. Ce pitch avec lequel j’ai un peu de mal (je préfère Bucky dans des situations plus terre-à-terre, style thriller) s’avère néanmoins plutôt bien exploité. Mais ce qui fait surtout la particularité de ce titre c’est son dessin. Marco Rudy ne se contente pas d’opter pour des peintures (comme Mike Del Mundo sur Elektra par exemple), il transforme chaque page en fresque à faire passer J.H. Williams III, Michael Ward ou Simone Bianchi pour des artistes sobres (bon peut-être par Ward…). Et c’est là un atout comme un défaut. En effet chaque page prise individuellement est magnifique. Mais le story-telling est souvent atroce, abominablement confus, les somptueuses illustrations rendant la lecture au mieux difficile, au pire impossible. Ceci se conjugue à la narration d’Ales Kot, qui donne parfois (rarement heureusement) dans une poésie assez peu inspirée. Et il y a les fill-ins, Rudy ne pouvant assurer 22 pages mensuelles (on le comprend aisément), et son style étant si unique, la rupture est toujours brutale. Cependant ce numéro marque un mini tournant, l’artiste semblant mieux maîtriser sa folie créatrice et devenant bien plus lisible (sans renoncer à ses découpages barrés). Et tout d’un coup l’intérêt de la série s’en trouve décuplé. Ah et sinon l’histoire c’est du voyage dans le temps, une princesse à sauver et Crossbones dont on se demande un peu ce qu’il fiche là, mais finalement c’est presque un détail tant la beauté plastique du titre focalise l’attention.

Comic Talk Reviews Express

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LECTRICE/EUR VF, TU PEUX REVENIR !

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Et à part ça…

Retour dans l’espace pour Carol Danvers qui trouve son vaisseau dévasté et aucune trace ni de son sidekick Tik ni de son chat Chewie. Elle se lance donc sur leurs traces dans Captain Marvel #12 (Marvel) de Kelly Sue DeConnicke et David Lopez.

La triste genèse d’Euless Boss se poursuit entre passion du foot US, racisme violence et amertume dans le sale sud de Southern Bastards #7 (Image) de Jason Aaron et Jason Latour.

Dans Thor #5 (Marvel) de Jason Aaron et Jorge Molina (fill-in artist), la nouvelle Thor continue de chercher à se faire sa place malgré la désapprobation d’Odin mais avec des soutiens parfois inattendus (et un moment « girl power » dont je m’étonne qu’il n’ait pas fait plus réagir sur un Net d’habitude si prompt à l’outrage ou à la dithyrambe).

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SEMAINE DU 18/02

JUSTICE LEAGUE #39 (DC)

par Geoff Johns et Jason Fabok

Après la fin en demi-teinte de son premier et unique arc sur Superman, Geoff Johns nous refait le même coup sur Justice League. On a donc droit au dénouement du combat entre les quelques leaguers non infectés par le virus Amazo (Superman, Wonder Woman et Lex Luthor) et le patient Zero lui-même. Et malheureusement ledit dénouement tient un peu du deus ex machina (c’est plié en un assaut, et la justification laisse à désirer). Mais d’un autre côté tout ce qui faisait le charme de l’arc, à savoir l’ambiguïté morale de Lex, et les incertitudes sur la sincérité de sa rédemption (de vraies incertitudes, on se dit que ça pourrait bien être vrai), sont toujours là. Et Captain Cold, vilain col bleu qui se retrouve du côté des anges, inspire toujours autant le scénariste. Et puis comme dans Superman, la fin est semi-ouverte, l’épidémie de virus Amazo ayant des conséquences qui seront sans doute explorées dans de futurs arcs. Sans parler du retour d’un autre personnage cher à Johns dans le roster. Enfin les dessins de Jason Fabok sont toujours aussi excellents, l’élève de Finch ayant, redisons-le, bien dépassé le maître à l’heure actuelle. Bref un titre agréable à lire, malgré ses défauts, mais qui laisse un petit goût d’inachevé tant on se dit qu’il pourrait être encore meilleur.

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WONDER WOMAN #39 (DC)

par Meredith Finch et David Finch

L’embellie se confirme pour l’héroïne la plus connue de DC (sorry Harley) sous les plumes des époux Finch. On assiste encore une fois au tourment de Diana, tiraillée entre ses obligations et qui tente de ne pas se perdre à cause de son nouveau statut de Dieu de la guerre (oui, Dieu, pas Déesse, allez comprendre…). Bon l’honnêteté me contraint à reconnaître  que ça fait maintenant quatre mois que Meredith Finch exploite ce ressort scénaristique, mais elle le fait une fois de plus assez bien. La confrontation (verbale) entre WW et les deux autres tiers de la trinité DC (Batman & Superman) évite à ce numéro de faire trop redite. Et le subplot autour de Donna Troy, laissé en sommeil depuis deux mois à part le temps d’une ou deux pages à chaque fois, devrait avancer le mois prochain. A ce titre on regrettera qu’il ait peut-être manqué une page à ce numéro, la dernière case ayant sans doute été plus efficace en étant une splash page (ou au moins une demie). Au dessin David Finch confirme lui aussi son retour aux affaires sérieuses. Les visages sont moins stéréotypés, les expressions moins figées, et les erreurs anatomiques ont disparu. Bref Wonder Woman est de plus en plus agréable à lire après un début poussif, mais on arrive tout de même au point de rupture : si l’intrigue n’avance pas dès le mois prochain on pourrait commencer à se lasser.

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DEATHLOK #5 (Marvel)

par Nathan Edmondson et Mike Perkins

En parlant d’intrigue qui ferait mieux de ne pas s’éterniser sous peine de lasser, Nathan Edmondson semble parfaitement avoir compris le risque qui le guettait avec son très bon Deathlok, et introduit un rebondissement qui change radicalement le statu quo de la série concernant le mystère au cœur de son intrigue. Et il s’offre par la même la possibilité de ne pas encore trancher le nœud gordien de son scénario (en ne résolvant pas ledit mystère non plus). Concrètement ce numéro est l’archétype du numéro de transition qui consiste à re-mélanger les cartes en vue de la prochaine donne. On retiendra donc surtout la dernière scène, cruciale, mais sans non plus bouder les 20 premières pages, efficaces et plaisantes à lire (et riches en action, comme souvent chez Edmondson). Mike Perkins est quant à lui toujours au top, comme chaque mois. Vivement le mois prochain pour commencer l’acte 2 de cette très bonne petite série.

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SUICIDE RISK #22 (Boom Studios)

par Mike Carey et Elena Casagrande

Les dernières heures de notre monde semblent arrivées après la trahison des Men Of Gold du mois dernier. Et encore une fois Mike Carey réussit à mêler approche « réaliste » des pouvoirs de ses super-héros et grand spectacle épique digne d’un blockbuster (on parle quand même de sauver le monde, littéralement, d’un cataclysme que Jonathan Hickman ne renierait pas). J’avoue avoir un peu pensé aux grandes heures des Ultimates (Marvel) le temps que quelques pages. Et le scénariste n’oublie pas non plus de soigner ses personnages, notamment par le biais de dialogues très savoureux teintés d’humour mordant. Enfin on appréciera la planification méthodique de l’histoire à l’échelle de la série à travers le retour d’Instant Access, mère au foyer devenue grande criminelle qu’on avait découverte lors d’un des « done-in-one » servant de pause entre chaque grand arc de la série. Elle joue ici un rôle crucial. Et comme si ça ne suffisait pas, la dernière page annonce encore un rebondissement pour le mois prochain. Enfin un mot pour saluer le travail d’Elena Casagrande, qui est d’une régularité métronomique mois après mois.

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THE KITCHEN #4 (Vertigo)

par Ollie Masters et Ming Doyle

Nous voici à mi-parcours de cet excellent polar, et ça y est, la descente aux enfers des trois héroïnes est bien terminée. Elle sont arrivées au dernier sous-sol et bien décidées à faire leur fête aux démons. Criminelles désormais assumées, elles font face à leur ultime épreuve : le retour de leurs maris. Ollie Masters gère très bien cette étape cruciale de son récit, nous donnant ce qu’on attend sans tomber dans le facilité ni le cliché. Notons aussi son utilisation judicieuse des ellipses, notamment entre les numéros, permettant de bien montrer la montée en puissance de ses héroïnes dans le milieu. On sent bien que ça ne s’est pas fait en un jour, mais ces ellipses permettent au récit d’avancer rapidement, sans non plus donner l’impression de brûler les étapes. Enfin que dire de plus sur le dessin de Ming Doyle, élégant, juste sale et anguleux comme il faut pour préserver le réalisme de l’histoire tout en créant une ambiance des plus prenantes. Peut-être peut-on insister sur tous ces petits détails qui parachèvent cette excellente mini : les décours, les vêtements des personnages. Tout ce qu’il faut pour se retrouver plongé dans le Hell’s Kitchen des années 70.

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LAZARUS #15 (Image)

par Greg Rucka et Michael Lark

Bon, les lecteurs réguliers de cette rubrique (ou du site en général) commencent à connaître mon adoration pour cette série et Greg Rucka en général. Alors pour changer un peu, c’est du génie de Michael Lark que je vais essayer de parler. En effet ce numéro lui fait la part belle puisqu’on assiste au duel de Lazari entre Forever Carlyle et Sonja Bittner, résurgence de la preuve par ordalie pour régler le litige entre les familles Carlyle et Hock (alliés des Bittner). Evidemment cela s’accompagne de jeux de pouvoirs et de manipulations émotionnelles, tout en nous permettant de découvrir un peu plus l’étrange « société dans la société » que forment les Lazari. Mais ça c’est encore du Rucka. Non le talent de Lark éclate lors du fameux duel justement, entièrement muet et parfaitement chorégraphié par l’artiste. On lui a laissé toute la place dont il avait besoin pour s’exprimer, décomposer chaque mouvement, et trouver l’équilibre parfait entre le côté spectaculaire indispensable à la scène et le réalisme inhérent à son trait à la série en général. On sent à chaque case la puissance des deux combattantes, leur vitesse… Bref c’est un modèle du genre en matière de scène de combat. Et ça fait encore une chose remarquable à propos de cette excellente série.

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BITCH PLANET #3 (Image)

par Kelly Sue DeConnick et Wilson IV

Après un numéro qui se recentrait sur l’histoire, retour du message dans le comic de Kelly Sue DeConnick. Et comme dans le premier numéro, l’absence de subtilité de celui-ci pousse à s’interroger. On découvre dans ces 22 pages l’histoire de Penny Rolle, l’imposante femme noire qui a déjà le record de gardes dégommés pour la série. Et dans la société hyper misogyne imaginée par DeConnick pour sa série, qui impose aux femmes d’être de jolis bibelots, aussi minces et souriantes qu’obéissantes, la malheureuse au fort caractère en a bavé. Jusqu’à craquer et finir avec les autres « Non-Compliants ». Disons le tout de suite, ce n’est pas le fond du message qui pose problème. Soyons juste on ne peut qu’être d’accord avec la thèse défendue tout au long de ces 22 pages, qui est qu’aucune femme ne devrait avoir à subir les diktats de la société et que la seule chose qui importe est de se sentir bien dans sa peau. Et Penny est un personnage pour lequel on éprouve immédiatement de la sympathie, forte tête qu’elle est face à un univers intolérant qu’on ne peut que haïr. Mais ça ne change pas le fait que ce message est asséné avec toute la subtilité d’un coup de poing dans la tronche. Voire de plusieurs au cas où on n’aurait pas compris. Ce qui pose (comme pour le premier numéro) la question de la valeur littéraire de l’œuvre. La dimension caricaturale du récit et l’empilement de clichés (dont aucun n’est invraisemblable, admettons-le) semblent totalement assumés, comme la « morale » très attendue du récit. On n’est donc pas face à une maladresse de l’auteur. Elle choisit volontairement cette approche bourrine, sans doute car elle est plus préoccupée par son message (au moins dans ce numéro) que par son histoire. Le sentiment est admirable, mais hélas c’est sans doute une illustration de plus du fait que les bons sentiments ne suffisent pas à faire de la bonne littérature.

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Et à part ça…

On est assez tombé sur Batwoman de Marc Andreyko dans ces colonnes pour savoir aussi dire quand c’est bien. Et avouons-le ce Batwoman #39 (DC) de Marc Andreyko et George Jeanty est plutôt plaisant à lire, notamment grâce aux retrouvailles entre Kate Kane et sa sœur désormais repentie.

Sons Of Anarchy #18 (Boom Studios) d’Ed Brisson et Matias Bergara est un done-in-one proposant l’origin story du bourrin Happy. A réserver aux fans du personnage, son histoire n’étant pas des plus passionnantes, trop convenue.

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Red Sonja a droit à son anthologie commémorant son vrai/faux 100ème numéro avec Red Sonja #100 (Dynamite) par la plupart des scénaristes qui se sont occupés d’elle ces dernières années (Gail Simone, Eric Trautmann, Michael Avon Oeming, Luke Lieberman) et l’historique Roy Thomas. Une anthologie sympa, avec quelques très bonnes histoires courtes.

Lone Ranger : Vindicated #5 (Dynamite) par Justin Gray et Rey Villegas marque la fin de cette mini série de qualité. On regrettera juste qu’il ait manqué une ou deux pages pour permettre au final (un peu attendu d’accord mais quand même satisfaisant) de faire moins pressé. Mais ça reste un bon petit western.

Autre fin de mini-série avec Vampirella : Feary Tales #5 (Dynamite) par Nancy Collins et Steve Niles enrte autres. Cette anthologie est elle à oublier malgré un ou deux récits sympas, et on en retiendra uniquement l’apparition d’un nouveau personnage que Collins utilisera sans doute dans la série principale.

Dawn/Vampirella #3 (Dynamite) de Joseph Michael Linsner est enfin sorti, et cette collection de mini-histoires (encore une) est toujours plaisante. Mais surtout Linsner et sa coloriste semblent enfin sur la même longueur d’ondes, et le dessin en bénéficie beaucoup, ressemblant bien plus à du Linsner justement.

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Autre fin de série avec She-Hulk #12 (Marvel) par Charles Soule et Javier Pulido. Le dessin volontairement trop simpliste ne me séduit toujours pas, mais au moins Soule ne laisse pas de subplot en plan, finit bien son histoire, et en profite pour essayer de nous refiler du Inhuman (son autre série régulière).

Iron Fist The Living Weapon #9 (Marvel) de Kaare Andrews est toujours aussi brillant, avec la contre-attaque de Danny Rand et surtout plusieurs trouvailles visuelles de l’auteur.

Moon Knight #12 (Marvel) de Brian Wood et Greg Smallwood ne se défend pas mal non plus, finissant bien l’arc en cours et continuant d’explorer les relations entre le héros et Konshu.

Enfin Storm #9 (Marvel) par Greg Pak et Al Barrionuevo exagère un peu que ce soit en ce qui concerne les pouvoirs de Storm ou le soutien qu’elle reçoit, mais elle est toujours aussi majestueuse, alors on va lui pardonner pour cette fois.

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