Jeffzewanderer’s Reviews Express #29

Reviews Express Comic Talk

Jeffzewanderer Par

Les dossiers c’est bien, mais ça ne dispense pas de continuer à s’intéresser aux nouvelles sorties. Le moment est donc venu pour une nouvelle série de Reviews Express, consacrée aux sorties des 25 février et 4 mars. Et pour se faire pardonner du retard on ajoute les sorties du 11 mars. On retiendra surtout la reprise d’Hawkeye par Jeff Lemire et Ramon Pérez, la sortie de la troisième grosse série Star Wars de Marvel avec Leia #1 ou pour les amateurs de titres plus confidentiels le retour des Rat Queens de Kurtis J. Wiebe avec un nouveau dessinateur prestigieux : Stjepan Sejic. Alors commençons tout de suite par le Top Of The Pile

TOP OF THE PILE

ALL-NEW HAWKEYE #1 (Marvel)

par Jeff Lemire et Ramon Pérez

Hawkeye faisait a priori partie de ces séries impossibles à reprendre, tant elle portait l’empreinte de ses auteurs Matt Fraction, David Aja et Annie Wu. Un peu polar noir, un peu tranche de vie d’un sympathique loser, un peu hipster, un peu mélancolique… Une œuvre unique. Il était donc évident que ce second volume ne pourrait pas ressembler au précédent, malgré tout le talent de la nouvelle équipe. Et pourtant… Et pourtant on se dit que déjà visuellement les auteurs ont commis l’erreur d’essayer. Après une introduction faite de superbes aquarelles (on pense aussitôt à Dustin Nguyen…) aux mises en page audacieuses, on passe pour le corps du récit à ce trait épuré, proche de la ligne claire européenne devenue typique des « petites séries » Marvel (Daredevil, Moon Knight, She-Hulk…). Et le fait est que dans l’exercice Ramon Pérez est moins bon que le génial David Aja. C’est un peu vide. Sauf que tout doucement on se laisse prendre par le dynamisme des compositions lors de la longue scène d’action qui compose l’essentiel de ce premier numéro. Puis il y a d’autres flash-backs avec le retour des magnifiques aquarelles. Et à la fin ce mélange absolument brillant des deux qui devrait achever de convaincre le lecteur le plus réticent. Cet aspect esthétique très travaillé est à n’en pas douter la principale qualité de ce premier numéro et surtout ce qui devrait permettre à la série de garder son côté « à part ». Car l’écriture de Jeff Lemire semble assez classique pour le reste, les deux Hawkeye (Cint Barton et Kate Bishop) donnent l’assaut sur une base d’Hydra pour mettre la main sur une mystérieuse arme secrète. Par contre le scénariste maîtrise bien la dynamique entre les deux héros, leur dialogue étant digne du volume précédent. Au final il est encore trop tôt pour dire si cette reprise va fonctionner sur la durée, mais on peut d’ores et déjà affirmer que ce premier numéro est on ne peut plus réussi grâce à des personnages bien maîtrisés et surtout un aspect visuel qui préserve le coté unique de la série. A suivre donc…

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SEMAINE DU 25/02

DARTH VADER #2 (Marvel)

par Kieron Gillen et Salvador Larroca

On se demandait un peu comment la série Darth Vader allait justifier son existence dans la durée. Ce second numéro n’apporte pas vraiment de réponse, avouons-le, mais comme son prédécesseur il est plaisant à lire. Il est de prime abord déconcertant de voir l’intouchable Vader pris de haut par un officier impérial chargé de le superviser (c’est sa punition pour ne pas avoir su empêcher la destruction de la Death Star). Feu Tarkin était pour beaucoup (dont moi) le seul à pouvoir traiter ainsi le seigneur Sith sans craindre de sentir sa gorge se serrer dans la seconde. Mais finalement Gillen arrive à faire passer la pilule, montrant un Vader en porte-à-faux vis-à-vis de son sombre maître, et pas si docile que ça en fin de compte. L’écriture est pour le reste assez classique, pas désagréable du tout mais pas non plus vraiment remarquable Niveau dessin Larroca est efficace aussi, et si ses vaisseaux font parfois un peu trop « modèle 3D » ses personnages sont impeccables. Les scènes d’actions sont aussi bien mises en scène, ce qui est toujours agréable pour un titre qui jusque là est avant tout un bon popcorn comic.

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DJANGO/ZORRO #4 (Dynamite)

par Quentin Tarantino & Matt Wagner et Esteve Polls

Il aura fallu attendre quatre numéros, mais ça y est les deux héros entrent en action de concert tout en continuant leur petit pas de deux. On pourra trouver Django un peu lent à la comprenette concernant l’identité secrète de Don Diego, mais au final ça n’empêche pas leur duo de très bien fonctionner. Sinon le récit est vraiment très classique (le complot des vils entrepreneurs avance tranquillement et les deux héros continuent de leur mettre des bâtons dans les roues), mais il est très bien réalisé. On retrouve les nombreuses scènes de dialogues qui évoquent le rythme de la narration Tarantinesque, et la maîtrise de Matt Wagner pour transcrire tout ça naturellement dans les pages d’un comic. Niveau dessin il y a un peu de Francesco Francavilla chez Esteve Polls, qui continue de livrer un travail de qualité.

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GEORGE PEREZ’S SIRENS #3 (Boom !)

par Georges Perez

Pour être franc j’ai toujours autant de mal à suivre ce récit de SF teinté de voyage dans le temps mettant en scène un groupe d’héroïnes incarnant la plupart des archétypes habituels des comics en la matière. Mais il faut reconnaître que ce numéro est assez intéressant par sa dimension méta textuelle. On a en effet droit à un « récit du récit dans le récit », nos héroïnes semblant finalement sortir de l’esprit… d’une créatrice de comics. Mais surtout ce basculement est illustré de manière très maligne et intéressante par un George Perez inspiré. On a en effet droit à des pages de moins en moins avancées (noir et plan, pas encrées, rough…) jusqu’à n’avoir qu’un script. Le procédé donne un coup de fouet à une série qui en avait bien besoin. Globalement on retrouve aussi un peu du talent de George Perez. Si on est loin de ses grandes heures (ah ses runs sur Avengers…) ses pages font moins datées et surtout le foisonnement s’apparente beaucoup moins à du fouillis. Pas forcément de quoi donner envie de se mettre à la série, mais largement assez pour faire renaître un peu d’intérêt chez le lecteur déjà lancé dans sa lecture.

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THE WICKED + THE DIVINE #8 (Image)

par Kieron Gillen et Jamie McKelvie

Ces temps-ci chaque numéro de WIC+DIV s’apparente à une expérimentation narrative. Après la convention du mois dernier, cette fois c’est une gigantesque Bacchanale (littéralement) qui occupe la plupart des pages de ce numéro. Elle est le prétexte à une série de scénettes, elles-mêmes découpées en quelques vignettes, qui évoque un peu la narration façon Phonogram. Je pense surtout à la seconde mini-série, The Singles Club, qui se déroulait elle aussi tout au long d’une fête. Le tout servi avec talent par un McKelvie toujours aussi inspiré pour créer des mises en page originales. Pour le reste Kieron Gillen nous dépeint avec toujours autant de brio ses Dieux modernes, entre jeunesse dorée et génération maudite. Et Laura est toujours une narratrice aussi attachante. La série a ainsi réussi le tour de force de trouver un rythme de croisière tout en continuant à surprendre le lecteur chaque mois.

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ODY-C #3 (Image)

par Matt Fraction et Christian Ward

C’est peut-être qu’on s’y habitue, mais la série du duo Fraction/Ward devient de plus en plus compréhensible au fil des numéros. Elle s’apparente en effet de moins en moins à un trip visuel aussi sublime qu’halluciné et ressemble de plus en plus à une histoire « classique ». La relecture de l’Odyssée devient plus claire, et on assiste dans ces pages à la première partie de l’épisode du Cyclope. On a droit à une variation inspirée liée aux changements de sexe des protagonistes, et surtout à de très intéressantes explications de Matt Fraction. Son petit texte à la fin du numéro, où il explique la manière dont il a exploité une « maladresse » dans la narration originale du poème d’Homère, permet non seulement de mieux apprécier l’histoire et de découvrir un peu le processus créatif du scénariste. Ody-C est donc une œuvre toujours aussi intéressante et exigeante pour le lecteur, qui pour le coup sait aussi se rendre (un peu) plus accessible.

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Et à part ça…

Scott Snyder et Greg Capullo continuent leur arc sur le Joker dans Batman #39 (DC). Tout est exagéré parfois jusqu’au mauvais goût, le cliffhanger du mois dernier tombe un peu à plat, mais d’un autre côté la montée en puissance avant le climax/dénouement fonctionne très bien il faut le reconnaître. Verdict le mois prochain.

Arkham Manor #5 (DC) par Gerry Guggan et Shawn Crystal en est aussi à son avant dernier numéro et, sauf surprise improbable, cette série au pitch original (Bruce Wayne infiltré dans Wayne Manor reconverti en asile) restera finalement juste une comme petite mini Batman très classique mais pas déplaisante.

Spider-Man & The X-Men #3 (Marvel) par Elliott Kalan et Marco Failla est un peu la pièce à conviction ultime contre la hausse du prix des comics. A 2$ on dirait que c’est sympa de voir Spidey et les X-Kids contre Mojo. A 4$ on se dit que ça fait cher payé l’équivalent papier d’un téléfilm du dimanche après-midi.

Fred Van Lente et Brian Ching ajoutent un chapitre de plus à leur histoire avec Conan The Avenger #11 (Dark Horse), mais ça manque un peu d’intensité par tranche de 22 pages. Néanmoins on se dit que ce défaut pourrait être gommé lors d’une relecture d’une seule traite.

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SEMAINE DU 04/03

LEIA #1 (Marvel)

par Mark Waid et Terry Dodson

Troisième série Star Wars majeure de la maison des idées, Leia est en fait une mini en cinq numéros. Mais surtout elle confirme ce que les lecteurs de Daredevil savent depuis maintenant un bon moment : Mark Waid marche sur l’eau en ce moment. En un numéro le scénariste arrive à mettre en place un pitch intéressant et parfait pour une mini : au lendemain de la bataille de Yavin Leia décide de partir à la recherche des Alderaanniens qui ont échappé à la destruction de la planète. Il arrive aussi à dépeindre une Leia très fouillée, en trouvant un parfait équilibre entre la leader rebelle volontaire et forte qu’on connaît, la très jeune femme qu’elle est encore (elle n’a que 18 ans à cette époque, on l’oublie souvent), la princesse empreinte de dignité, et surtout l’orpheline qui doit faire le deuil non seulement de sa famille mais aussi de tout son monde. Dernière touche de génie, le scénariste crée un duo entre son héroïne et Evaan, une pilote Alderaanienne loyale à la maison Organa et bien décidée à faire perdurer les traditions de sa planète. Ses interactions avec une Leia qui fait peu cas du protocole achèvent d’humaniser l’héroïne éponyme et permettent à Waid de mettre en scène tous les aspects du personnage évoqués plus tôt. On est donc face à une série qui réussit à la fois à respecter les codes classiques de Star Wars tout en permettant à son auteur d’y apporter sa touche personnelle, et qui a une direction cohérente. Seul petit bémol, on sent que Terry Dodson a dû travailler dans l’urgence et le dessinateur assure une sorte de service minimum. Vu le talent du gaillard ça reste très correct, mais on sent hélas un côté pressé et un manque de fignolage quasiment à chaque page. Mais ça reste peut-être la meilleure série Star Wars de Marvel jusque-là.

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IRON FIST THE LIVING WEAPON #10 (Marvel)

par Kaare Andrews

Dès la première page on se dit que ça y est, on est arrivé au grand final du long premier arc de la série de Kaare Andrews. Danny Rand est gonflé à bloc, boosté par tout le Chi de K’un Lun et prêt à en découdre avec The One. Et pour le coup Andrews met les petits plats dans les grands, compensant la quasi absence de scénario (c’est juste une baston) par un aspect visuel hyper travaillé. Les deux tiers du numéro dépeignent en effet une seule séquence, et entre les designs et la mise en scène on se dit qu’on est sans doute face à la plus belle scène d’action de l’année. Le climax cathartique montrant le retour en grâce du héros au travers d’un déchaînement de puissance. Et avec le dernier tiers du numéro on constate une fois de plus tout le talent de Kaare Andrews en tant que narrateur, et on se dit plus que jamais que cette série a tout d’un futur classique.

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DETECTIVE COMICS #40 (DC)

par Brian Buccellato & Francis Manapul

Fin du deuxième arc du duo Manapul/Buccellato, toujours aussi maîtrisée. Les fils de l’intrigue liant le Mad Hatter et Anarky sont parfaitement démêlés, sans twist révolutionnaire, mais tout de même de manière à mener à une résolution satisfaisante. Et si visuellement Manapul se lâche un peu moins niveau mises en page (à une ou deux séquences près) ça reste toujours très agréable. On notera que le trait de l’artiste se salit un peu pour l’occasion. J’avoue m’être demandé s’il s’agissait d’un choix volontaire pour coller à l’ambiance plus sombre de l’univers du Dark Knight ou si c’était simplement le résultat d’un léger manque de temps. Si c’est le premier choix, le parti pris n’est pas encore totalement maîtrisé. On notera aussi la volonté, partagée avec le Batman de Scott Snyder, de mettre en scène des versions encore plus torturées des vilains de Batman, au risque de verser dans le malsain un peu gratuit. Là où Scott Snyder a tendance à systématiquement aller trop loin (Mr Freeze, le Joker…), Brian Buccellato et Francis Manapul restent sur le fil du rasoir. Mais leur réinterprétation du Mad Hatter en tueur d’enfants méritera quand même une seconde lecture à tête reposée histoire de décider si eux aussi ne sont pas tombés dans une certaine facilité macabre (le ton global du récit, pas complaisant pour le coup, m’incitant pour l’instant à leur laisser le bénéfice du doute).

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Et à part ça…

Les Rat Queens de Kurtis J. Wiebe, désormais accompagné du très productif Stjepan Sejic au dessin, sont de retour avec Rat Queens #9 (Image). La longue pause entre les numéros n’aide pas pour suivre le scénario de l’arc en cours (Palissade est toujours plus ou moins attaquée par des monstres, en gros…). Mais le mélange entre action, humour et surtout irrévérence fonctionne toujours aussi bien et c’est avec plaisir qu’on retrouve les héroïnes de cette série décidément très caracter driven.

GI Joe #6 (IDW) par Karen Traviss et Steve Kurth montre peut-être les limites de l’approche ultra réaliste de la licence, les scènes de dialogues entre des gars en costumes ou en rangers commençant à lasser un peu. Ou peut-être s’agit-il juste des limites de l’écriture de Karen Traviss, qui peine à transcrire en comics un manière de raconter les histoire qui passerait sans doute mieux pour un roman (Traviss étant elle-même romancière).

Enfin Angela Asgard’s Assassin #4 (Marvel) nous révèle pourquoi la guerrière rouquine a enlevé l’enfant d’Odin et Freya. Une révélation qui fait hélas un peu kitch, notamment dans la forme. Et la guest appearance des Guardians Of The Galaxy s’insère assez mal (surtout le fait que tout ce petit monde fasse une pause poker alors que tout Asgard est censé être aux trousses d’Angela). Dernier bémol, Phil Jimenez semble parfois à la peine au dessin, sans doute par manque de temps (même si l’encrage n’aide pas forcément toujours non plus). Mais paradoxalement tous ces défauts n’empêchent pas ce numéro d’être agréable à lire.

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SEMAINE DU 11/03

STAR WARS #3 (Marvel)

par Jason Aaron et John Cassaday

Comme pour le numéro précédent, Jason Aaron a abandonné toute tentative de coller aux codes Star Wars et se contente de raconter son histoire à sa façon. Ou plutôt à la façon d’un bon gros blockbuster d’action où tout est prétexte à l’équivalent papier d’un « money shot ». Et pourtant on peut éprouver des réminiscences de l’ancien temps face à certaines scènes comme Vader qui abat un AT-AT au sabre (on pense à Luke dans L’Empire Contre-attaque ou au début de Dark Empire…), une poursuite en vaisseau dans un conduit étroit « Death Star style »… Finalement ça se lit avec plaisir, mais ce déluge d’action un peu facile laisse un peu sur sa fin. Quelques répliques sonnent aussi bizarrement pour du Star Wars (les piques de Leia à Han notamment…), mais honnêtement on en n’est plus à ça près et si on est incapable de faire le deuil du Star Wars « à l’ancienne », mieux vaut abandonner tout de suite cette série. Finalement le seul vrai gros reproche que je ferai concerne une séquence bien précise, où Luke annonce que son vaisseau étant touché il ne va pas s’en sortir, pour justement s’en sortir indemne dès la case suivante. Ce petit problème de rythme plombe la séquence. En revanche les doutes de Luke et la résolution à venir de ce problème (teasée de manière habile en fin de numéro) laisse espérer un second arc intéressant.

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CAPTAIN MARVEL #13 (Marvel)

par Kelly Sue DeConnick et David Lopez

Ce numéro est un vrai petit vade-mecum sur comment réaliser un arc rapide d’une série. On avait laissé Carol Danvers perdue au milieu d’une distorsion de l’univers alors qu’elle cherchait à sauver son chat et son sidekick. Et bien en un numéro elle nous offre un séquence émotion réussie en duo avec Harrison (l’ordinateur de son vaisseau), un sauvetage in extremis, une bataille spatiale, et une manière originale et intelligente de botter le train à tout un équipage de pirates. Le tout accompagné des dessins disney-esque de David Lopez. A l’image de la série ce numéro mêle adroitement humour, action et développement de son héroïne. Seul petit bémol : il manque peut-être quelques ennemis marquants à Carol, les pirates auxquels elle fait face ici étant encore une fois du genre « aussitôt vaincus aussitôt oubliés ».

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VAMPIRELLA #10 (Dynamite)

par Nancy A. Collins et Patrick Berkenkotter

Nancy Collins a jusque-là très bien su moderniser Vampirella (comme Eric Trautmann avait pu le faire lors du lancement du volume précédent de la série chez Dynamite), mais elle fait aussi sienne la continuité passée de l’héroïne. C’est peut-être le seul problème de ce numéro, dont l’action est interrompue par un long flash-back narrant les origines de Vampirella. En soi faire un point sur lesdites origines histoire justement de situer le récit actuel dans la continuité n’est pas une mauvaise chose, mais c’est en l’occurrence assez mal amené (même si ce n’est pas totalement sans lien avec le reste de l’histoire). C’est d’autant plus dommage que le reste du scénario est vraiment bon. Voir Vampirella au côté de ses nouveaux alliés (une sorte de cabale de monstres traquant d’autres monstres pour s’assurer que le monde continue d’ignorer leur existence) est un plaisir. Et le complot des Accursed, groupe d’immortels voulant se débarrasser de cette malédiction, est un concept bien trouvé. La belle vampire fait donc ici face à une nouvelle attaque terroriste d’un des Accursed, et retrouve un visage connu. Ayant subi l’intégralité de la mini série Feary Tales, j’ai aussi été content de voir que ce ne fut pas totalement pour rien. Enfin le dessin de Berkenkotter est globalement irréprochable, même s’il fait partie de cette catégorie d’artistes qui bénéficierait sans doute du travail d’un encreur.

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Et à part ça…

Je vous renvoie à mon commentaire sur le numéro précédent à propos de Spider-Man & The X-Men #4 (Marvel) par Elliott Kalan et RB Silva. Sauf que là c’est un concours de science entre Beast et Spidey qui tourne mal, se soldant par l’arrivée d’un autre mix d’un X-Vilain et d’un ennemi du tisseur. Rigolo mais cher payé.

Sorti en décalé (après le #38 qui était un chapitre du crossover Black Vortex), All-New X-Men #37 (Marvel) par Brian Bendis et Mike Del Mundo est un numéro tout simple : Jean Grey va à Madripoor pour botter les fesses du Blob. Cette mission est en fait organisée par Emma Frost, qui joue au mentor pour Jean, et le duo fonctionne plutôt bien (même si les scènes sont un peu bavardes parfois). Mais surtout qu’est ce que c’est bon de juste revoir un X-Man dégommer un X-Villain !

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One Response to Jeffzewanderer’s Reviews Express #29

  1. Noisybear dit :

    « Batman #39 (DC). Tout est exagéré parfois jusqu’au mauvais goût » Je t’aime ^^

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