Jeffzewanderer’s Reviews Express #30

Reviews Express Comic Talk

Jeffzewanderer Par

Entre trailers et polémique (sur laquelle Apteis va revenir bientôt), deux semaines se sont écoulées et il est l’heure de se concentrer à nouveau sur ce qui fait l’essence de notre passion : lire des bonnes séries. Pour ces Reviews Express on va essayer de trouver un équilibre ente excellentes nouvelles séries (The Invisible Republic), petites perles en cours dont on n’a pas eu l’occasion de vous parler jusque-là (Tüki Saves The Humans) et les classiques de cette rubrique (The Wicked + The Divine, Wytches…). So, without further ado, let’s move on to the…

TOP OF THE PILE

THE INVISIBLE REPUBLIC #1 (Image)

Par Gabriel Hardman & Corinna Bechko

Encore un bon numéro un chez Image a-t-on envie de dire, tant l’éditeur au “I” multiplie les bonnes pioches ces derniers temps (on pourrait même dire « ces dernières années »). Encore une fois des auteurs talentueux nous proposent une série au concept original qui nous prouve toute la diversité de l’offre en matière de comics. Le couple Hardman/Bechko nous avait récemment offert une des meilleures séries Star Wars (passée assez inaperçue) lors de la fin de règne de Dark Horse concernant la licence avec Star Wars Legacy Saison II (dispo en tpb et VF, jetez-vous dessus). Ils reviennent avec un nouveau titre de SF mais qui est aussi bien plus que ça. The Invisible Republic c’est l’histoire d’un journaliste qui couvre le lendemain de la chute d’un empire colonial spatial, alors que le despote qui le dirigeait vient de rendre l’âme. Mais c’est surtout une réflexion sur le pouvoir et la manière dont l’histoire est écrite par les vainqueurs. La dimension politique de cette œuvre est revendiquée par les deux auteurs et lui donne une profondeur fort agréable. On découvrira donc l’ascension du tyran désormais déchu à travers l’enquête du journaliste Croger Babb, et surtout on lèvera le voile sur le secret qu’il a voulu cacher. L’univers que les auteurs posent dans ce premier numéro est aussi très réussi. Ce n’est certes pas la première fois qu’on a droit à une SF crasseuse dans un monde délabré (Legacy Saison II n’était déjà pas mal dans le genre), mais c’est ici particulièrement bien rendu grâce au dessin sombre d’Hardman. Et cela donne encore plus d’authenticité à ce monde qui ressemble déjà beaucoup au nôtre par bien des aspects. Mêlant tous les ingrédients du thriller et de la SF, tout en faisant sien les codes respectifs de ces univers, The Invisible Republic s’annonce comme une œuvre fascinante dont on ne peut qu’espérer qu’elle rencontrera le succès dans la durée, les auteurs semblant avoir des plans à long terme.

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SEMAINE DU 18/03

TÜKI SAVES THE HUMANS #3 (Cartoon Books)

Par Jeff Smith

Jeff Smith c’est le génie de l’indé à l’origine du merveilleux Bone (le comic qui se rapproche le plus d’un grand classique Disney, le genre si parfait que vous l’adorerez toute votre vie) et du moins connu mais brillant aussi Rasl. Je ne sais pas si Tüki atteindra le statut de chef d’œuvre de ses deux prédécesseurs. Mais la série est bien partie pour être excellente en tous cas. Tüki est un homme préhistorique, pas sapiens ou un autre de nos ancêtres identifiés, plutôt une espèce fantasmée par Smith dans son monde imaginaire. Car si on nous précise que les aventures Tüki se déroulent 2 millions d’années avant notre ère, n’attendez pas non plus une œuvre (pré)historiquement exacte. On est face à un monde cartoonesque, comme dans Bone, ou des personnages « réalistes » (pour autant que les vrais-faux hommes préhistoriques de Smith puissent être qualifiés de tels) et créatures fantastiques comme le génial Kwarell, introduit dans ce numéro et je l’espère bientôt culte. Ne vous étonnez pas non plus de voir les personnages parler un anglais parfait et pas une version « grumpf moi taper toi ». Pour l’instant Tüki est une aventure sans but, un voyage en compagnie du héros et des personnages qu’il rencontre au hasard de ses péripéties. C’est le début d’un film, le moment où on s’imprègne de l’univers sans se soucier encore des enjeux de l’histoire. On s’en soucie d’autant moins que l’action (et une pointe d’humour, chaque numéro n’en manque pas). On n’a donc pas le temps de s’ennuyer. On se contente de se régaler des dessins toujours parfaits de Smith, et d’apprécier le flegme et le charisme de Tüki, successeur spirituel de Fone Bone.

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LADY RAWHIDE/LADY ZORRO #1 (Dynamite)

Par Shannon Eric Denton & Rey Villegas

Il y a des comics comme ça qui ont « plaisir coupable » écrit en gros sur la couverture. Lady Rawhide/Lady Zorro en est l’archétype. La première est une pistolero (pistolera ?) au costume qui ferait rougir une strip-teaseuse, la seconde simplement une version féminine du célèbre justicier masqué, et toutes deux ont eu droit à leur mini chez Dynamite plus ou moins récemment. Mais comme souvent chez l’éditeur quand il propose des titres avec ce genre de personnages, la partie « coupable » du plaisir disparaît dès la couverture soulevée, et on se retrouve face à une bonne petite aventure. Ne crions pas de suite au génie, mais le titre s’annonce comme un sympathique western qui voit les deux héroïnes s’associer pour traquer des bandits aux mœurs barbares qui ont enlevé toutes les jeunes filles d’un village (le tout avec connotation vaguement religieuse, on appréciera la « subtilité » du parallèle dont j’ai du mal à croire qu’il soit innocent). Niveau écriture Shannon Eric Denton utilise les codes classiques du buddy movie, à savoir bonne entente et petites piques entre les deux héroïnes. Au dessin Rey Villegas livre un travail honnête, comme souvent chez Dynamite : ça aurait bénéficié d’un peu de peaufinage mais ça fait le job. On regrettera peut-être juste des couleurs peu inspirées, la palette choisie n’étant pas en elle-même une mauvaise idée pour donner un côté « vieux » à l’image, mais son utilisation étant en pratique maladroite et peu inspirée. Ça se voulait sans doute sépia, à l’arrivée c’est marronnasse. Mais ça ne suffit pas à gâcher le plaisir de lecture de cette petite aventure sans prétention.

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SECRET IDENTITIES #2 (Image)

Par Brian Joines, Jay Faerber et Ilias Kyriazis

La semaine passée je vous chantais les louanges de l’excellent premier numéro de cette série, et cette fois c’est l’heure de la confirmation. Et quelle confirmation ! On retrouve la même qualité d’écriture, ce même équilibre parfait entre aventure super-héroïque, révélations sur les secrets des divers protagonistes (Crosswind notamment), ou simples tranches de vie que ce soit en costume ou en civil. On passe aisément d’un personnage à l’autre, d’une situation à l’autre, et les indices sont distillés subtilement au fil du récit. Les deux scénaristes arrivent parfaitement à mener de front tous leurs subplots, alternant entre ceux graves et plus légers, et en profitant même pour en introduire un nouveau lié à la base des nos héros (le cadavre d’un alien géant modèle « Celestial », merci Guardians Of The Galaxy). On est donc à nouveau face un numéro très dense mais jamais surchargé, et rempli de personnages si profondément humains qu’on est déjà attaché à eux. Enfin Ilias Kyriazis continue de livrer un travail excellent, pas forcément très sexy de prime abord, mais hyper rigoureux et efficace. Et surtout la sobriété de son trait sied parfaitement à ces super-héros si ancrés dans le réel.

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SUPERMAN #39 (DC)

Par Geoff Johns et Johns Romita Jr

Dernier numéro pour le très court run de Geoff Johns sur l’icône absolue de DC (à ce stade peut-on encore parler de run ? Ce n’est même pas un sprint). On est vraiment face à un épilogue après la découverte du nouveau pouvoir de Superman (son espèce de super explosion), de ses conséquences (24 heures sans pouvoirs) et surtout de la révélation du mois dernier à l’attention de Jimmy Olsen. Clark Kent passe donc 24 heures sans pouvoirs avec son meilleur pote, et le lecteur un peu chevronné se retrouve face à un dilemme. Faut-il analyser cette histoire à l’aune de ce qui est venue avant, ou la prendre comme un élément isolé. Parce que si on opte pour la première solution, on se rend vite compte qu’on nage en plein cliché et que la nouvelle faille du héros (perdre ses pouvoirs temporairement) a tout de la fausse bonne idée tant elle donne lieu à une intrigue prévisible. Bien sûr que Big Blue se retrouve à devoir arrêter un crime malgré ça, et bien sûr qu’il nous prouve que ce ne sont pas ses pouvoirs qui en font un héros, et de surcroît que même avec ses pouvoirs quasi-divins il reste bien humain. Mais d’un autre côté le néophyte qui lit ce genre de récit pour la première fois pourra apprécier. Pour lui la porte ouverte enfoncée mille fois aura peut-être des airs de figure imposée (oui, mon néophyte n’est pas non plus un ignare qui découvre tout de la manière de raconter une histoire) somme toute plutôt bien exécutée. Car si Johns semble avoir écrit ce numéro en mode automatique, il n’en reste pas moins que le bougre connaît ses gammes. Et a ses tics, vu qu’il nous propose une énième fin ouverte. Mais dans tous les cas ni ce numéro ni le run lui-même ne marqueront l’histoire. Quand à Romita, on ne va pas se lancer dans l’éternel débat sur son trait, car là encore c’est nihil novi sub sole.

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THE AMAZING SPIDER-MAN #16.1 (Marvel)

Par Gerry Duggan et Carlo Barbieri

J’avoue qu’un fois de plus je suis paumé avec ce nouveau «  point quelque chose » de Marvel. Je ne sais même pas si pour la suite il y aura un 17.1, un 16.2, un autre comic… Mais si on passe sur ce manque de lisibilité éditoriale, on se dit qu’on est quand même face à une chouette aventure du tisseur, assez old school dans l’esprit, au bon sens du terme. L’arc s’intitule Spiral et on retrouve Spidey qui doit faire face à une bonne vieille guerre des gangs entre Tombstone, Mr Negative, et quelques autres joyeux drilles. Pour l’aider il aura à ses côtés le capitaine de police Yuri Watanabe, adepte elle aussi des masques et costumes moulants lorsqu’elle adopte l’identité de Wraith. Elle est à l’honneur dans ce numéro, et si les thèmes sont classiques (le pacte avec le diable pour faire tomber un autre criminel qui s’en est tiré par la voie légale), ça n’en est pas moins bien mis en scène. Et surtout c’est ce classicisme que j’ai vraiment apprécié. Après les ballades inter dimensionnelles de Spider-Verse (très sympa au demeurant), revoir le tisseur dans un environnement urbain, à lutter contre des super gangsters, est un véritable bol d’air frais. Les dessins réussis et dynamiques de Carlo Barbieri (qui fleurent bon les 90s) ajoutent encore à ce plaisir.

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Et à part ça…

Batwoman #40 (DC) de Marc Andreyko et Georges Jeanty pourrait être vendu avec un petit post-it marqué « non, non, je n’ai pas salopé votre héroïne, regardez » tant le scénariste fait des efforts pour revenir point par point sur tous les éléments qui ont suscité la controverse (Kate en vampire, le fait qu’en couchant avec elle alors qu’elle est sous son emprise Nocturna la violerait…). Du coup c’est un peu lourd narrativement, mais c’est mieux que le contraire et il reste la relation Kate/Beth, plutôt bien écrite. Oh et une intrigue à boucler, avec Morgane, qu’on avait un  peu oubliée…

Storm #9 (Marvel) de Greg Pack et Al Barrionuevo (plus Neil Edwards) est un excellent done-in-one avec Ororo Munroe et Gambit en mode Indiana Jones pour que le cajun puisse voler les plus grands trésors dont un voleur puisse rêver. Vingt-deux pages de pur fun.

Avec Moon Knight #13 (Marvel) les nouveaux arrivants Cullen Bunn et Ron Ackins prouvent avec ce premier numéro qu’à l’instar de leur prédecesseur Brian Wood ils ont parfaitement saisi et préservé l’esprit instillé à la série par Warren Ellis. Cette fois c’est ambiance ésotérisme et trafic de fantôme pour un done-in-one ne manquant pas de cachet.

Leia #2 (Marvel) par Mark Waid et Terry Dodson est une petite déception après l’excellent #1. Les scènes de vie sur Alderaan sont inégales, parfois touchantes, parfois un peu cucul. Et la narration pâtit d’enchaînements parfois un poil brusques. Mais ça reste agréable, et l’héroïne est globalement réussie. Par contre Dodson semble toujours plus pressé.

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SEMAINE DU 25/03

THE WICKED + THE DIVINE #9 (Image)

Par Kieron Gillen et Jamie McKelvie

Je vous jure que je voulais arrêter de vous parler des mêmes titres mois après mois. Je croyais avoir fait le tour des façons de dire que Gillen et McKelvie étaient géniaux. Mais ces fourbes individus ont encore pondu un numéro en rupture avec le précédent dans la forme et pourtant parfaitement dans la continuité de l’intrigue. Cette fois on a droit à une série de longues conversations entre Ananke (sorte de figure protectrice des Dieux réincarnés) et Baphomet puis la journaliste Cassandra. J’aurais pu choisir de vous parler de ce numéro rien que pour les révélations apportées sur les incarnations passées de Dieux et leur petite communauté, qui accentuent la dimension épique du titre, parfois éclipsée par le côté popstar des divinités. Mais en plus de ça, on a droit à un twist final superbement amené. Le genre qu’on trouve rétrospectivement évident mais qu’on a pas vu venir parce qu’on s’est laissé porté par le récit, distraire, avant de se prendre la surprise en pleine poire. Pour le reste des louanges habituelles (dessin, dialogues…), je vous renvoie aux Reviews Express précédentes.

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WYTCHES #5 (Image)

Par Scott Snyder et Jock

Voici un autre titre qui figure dans ces pages depuis son premier numéro, et dont je pensais juste parler en coup de vent avant de prendre ma seconde baffe métaphorique de rang. Avec ce numéro Snyder abandonne définitivement la juxtaposition subtile et dérangeante de l’horreur des wytches et du réel. On entre (littéralement) dans la vif du sujet avec le père de Sailor prêt à tout pour aller chercher sa fille parmi les monstres. On ne peut pas vraiment parler de scènes d’action, la série ne prenant pas du tout un virage « Resident Evil-esque », mais on peut quand même dire que les choses bougent plus dans ce numéro. Disons que c’est niveau Silent Hill/The Last Of Us pour rester dans la comparaison ludo-numérique. Mais l’atmosphère est toujours là, oppressante, fascinante, en grande partie grâce aux dessins de Jock toujours parfaits (je n’aurais jamais cru qu’une double splash page montrant uniquement un arbre, juste un arbre, puisse être à la fois aussi flippante et hypnotique). On peut aussi souligner les petites touches intelligentes dans l’écriture comme l’anecdote sur le gingembre et les maisons en pain d’épice. Bref, qu’il s’agisse de l’écriture ou du dessin, ce mois encore Wytches fait carton plein et continue de surprendre sans s’essouffler le moins du monde.

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EFFIGY #3 (Vertigo)

Par Tim Seeley et Marley Zarcone

Enfin du nouveau direz-vous ! En effet c’est la première dans les Reviews Express pour Effigy, un polar qui semble être un peu plus que ça. Tout commence lorsque la jeune policière Chondra Jackson est appelée sur une scène de crime. Sauf que Chondra était la star d’une série TV pour ado intitulée Star Cop, aujourd’hui has been, et que le logo de ladite série TV a été retrouvé sur le cadavre momifié. Elle sera donc priée d’assister l’inspecteur Grant Moore pour l’enquête qui va la faire replonger dans le milieu de sa gloire passée. Sachant qu’il faut ajouter à l’équation un ami d’enfance transsexuel qui voue toujours un culte absolu à Chondra, et une mère abusive qui est prête à  tout pour revoir sa fille en haut de l’affiche. Dans ce troisième numéro Chondra et Moore enquêtent dans une convention dédiée au show, ce qui sert de prétexte aux auteurs pour nous dresser le portrait d’une autre star déchue de la série. Au-delà de son pitch accrocheur, c’est surtout son casting de personnages déglingués qui fait l’attrait d’Effigy. Et dans ce numéro l’intrigue prend un tour surnaturel, dont il sera intéressant de voir où il va mener. Seul bémol, le dessin de Marley Zarcone. Je n’ai rien contre la ligne claire, même si ce n’est pas forcément le style le plus évident pour ce genre de polar. Mais là le manque de détail se fait vraiment sentir, et surtout les personnages font souvent trop raides, au point que le trait paraît parfois carrément maladroit.

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DARTH VADER #3 (Marvel)

Par Kieron Gillen et Salvador Larroca

Encore un numéro qui esquisse une nouvelle direction pour la série consacrée au seigneur sith, puisqu’on découvre ici le docteur Aphra, moitié voleuse moitié savant-fou qui traque les armes les plus redoutables de la galaxie pour les activer. Juste pour le fun (et l’argent). Et Vader va requérir ses services. La longue scène d’action introduisant le personnage et occupant la majeure partie de ce numéro est agréable à suivre, et on a une fois de plus 22 pages à se mettre sous la dent. Mais il est intéressant de relever quelques particularités de l’écriture. Globalement on retrouve une ambiance assez proche des séries Star Wars publiées par Dark Horse, avec une volonté d’étendre l’univers. Mais on sent aussi une volonté de se raccrocher aux films (avec la présence de droïds de combat tout droit sortis des prequels malgré une série se passant entre les épisodes 3 et 4). L’humour est aussi assez déconcertant, entre le Dr Aphra et surtout les deux droids, sorte de versions joyeusement psychopathes de C3-PO et R2-D2. Enfin il est déconcertant de voir un Vader dont l’arrogance et plus globalement les attitudes rappellent parfois clairement l’Anakin sale gosse découvert dans les épisodes 1 à 3. En soi rien de choquant, même si les détracteurs d’Hayden Christensen seraient sans doutes agacés de le retrouver en ce Vader. Humaniser le seigneur Sith était une nécessité incontournable pour qu’il puisse être le personnage principal d’une série. Il ne pouvait rester une ombre menaçante. Mais le voir redevenir ce qu’il était 18 ans plus tôt reste déconcertant. Au dessin Sal Larroca reste une valeur sûre, avec un trait qui évite cette fois de faire trop froid.

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ELEKTRA #11 (Marvel)

Par W. Haden Blackman et Mike Del Mundo

Pas grand chose à dire sur ce numéro finalement, si ce n’est que c’est bien triste que ce soit le dernier de la série. Pour leur grand final Blackman et Del Mundo mettent les petits plats dans les grands en nous offrant la confrontation Elektra/Bullseye qu’on sentait venir depuis plusieurs numéros. Et le duel tient ses promesses, laissant toute latitude à l’artiste pour se lâcher et poussant l’anti-héroïne à se surpasser. Les deux sont au top, et on a non seulement le quota d’action classique mais aussi les rebondissements qui rendent de genre ce duel au sommet si savoureux. On appréciera aussi la scénette en guise d’épilogue, et plus globalement le fait que les auteurs réussissent à bien boucler leur série. Ils donnent ainsi l’impression qu’à défaut de pouvoir continuer (sans doute à cause de ventes trop fables) ils ont au moins réussi à dire ce qu’ils avaient à dire et ne nous laissent pas avec un goût d’inachevé. La relation Mariah Hill/Elektra se conclue de la même manière, et on ne peut qu’espérer que cet élément sera développé à l’avenir dans d’autres séries.

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Et à part ça…

Suicide Risk #21 (Boom Studios) de Mike Carey et Elena Casagrande reprend sur le twist du mois dernier et surtout multiplie les rebondissements tandis que notre monde est au bord de la destruction. Si Mike Carey fait parfaitement monter la tension en revanche il semble qu’Elena Casagrande commence à accuser le coup et manque de temps pour ses dessins, moins soignés.

Dans Django/Zorro #5 (Dynamite) de Quentin Tarantino & Matt Wagner et Esteve Polls la mise en place est bel et bien terminée, et les deux héros donnent leur pleine mesure avec une surprise sympathique en guise de cliffhanger (et une play list excellente).

Fin d’arc avec Conan The Avengers #12 (Dark Horse) de Fred Van Lente et Brian Ching : ça s’est un peu éternisé mais le dénouement rattrape tout ça.

Par contre Arkham Manor #6 (DC) par Gerry Duggan et Shawn Crystal ressemble plus à un épilogue trop étiré qu’à un numéro indispensable. Mais ça ne change pas le fait que cette mini série aura été assez plaisante à lire.

Enfin Deathlok #6 (Marvel) par Nathan Edmondson et Mike Perkins marque le début du second acte de la série, avec un héros qui a désormais conscience de ce qu’il est. Le rebondissement donne un second souffle à l’intrigue et devrait lui permettre de durer encore quelques numéros sans lasser.

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2 Responses to Jeffzewanderer’s Reviews Express #30

  1. Noisybear dit :

    Moon Knight #13 n’est pas écrit par Brian Wood mais Cullen Bunn. Il y a donc changement de scénariste ;)

    • Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

      Merci cher ours bruyant, c’est rectifié (je vais t’engager comme relecteur officiel je te préviens !) :-) Je suis passé complètement à côté tant c’était dans la continuité niveau style. Pourtant j’aime beaucoup Bunn et j’essaie de suivre ses divers travaux

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