Jeffzewanderer’s Reviews Express #8

Review Express Comic Talk

Jeffzewanderer Par

Cette semaine ma fournée de comics (et donc de Reviews Express) a été plutôt malingre, vu que je n’ai pas encore eu les grosses sorties du style Avengers World ou au moins celles que j’attends beaucoup comme Black Widow.

L’actu n’a pas non plus suscité d’émoi particulier chez moi. La « relaunchite » j’en ai déjà parlé. Je ne vais pas faire tout un papier pour dire « je l’avais bien dit » à propos du retour d’Amazing Spider-Man.

Et la survie de l’univers Ultimate ne me semble pas mériter beaucoup de commentaires, surtout à priori. Oui la grande époque c’est fini depuis longtemps, oui Cataclysm aurait été un beau moyen de clôturer le tout, mais il y a encore la place de raconter des histoires sympas à défaut d’être géniales. Personnellement je suis juste content de pouvoir continuer à suivre Miles Morales sous la plume de Bendis. Et voilà, tout est dit.

Et quant aux annonces de DC à propos de la Justice League avec Luthor… Disons que je veux juste que Forever Evil se termine enfin, et je penserai ai reste après.

Alors du coup je vais prendre quelques lignes pour vous parler d’une petite série que j’aime beaucoup : Lone Ranger, publié par Dynamite. Et plus précisément du numéro 19, que je viens de lire avec beaucoup de retard.

Lone Ranger Review Express Comic Talk

Loin de la comédie d’action qu’on a récemment vue au cinéma, le comic Lone Ranger est un pur western. Le héros est un jeune ranger du Texas, seul survivant d’un guet-apens qui coûte la vie à sa famille. Il se lance alors dans une quête de vengeance qui se transforme en croisade pour la justice. Il porte un masque, chevauche un étalon blanc nommé Silver et tire des balles en argent, tout cela pour devenir un symbole et mieux accomplir sa mission. Un pitch classique mais très bien exploité, notamment par Brett Matthews et Sergio Cariello dans les 25 numéros du premier volume de la série Dynamite (regroupés en quatre tpbs). La série a ensuite eu droit à un second volume, en cours, écrit par Ande Parks et dessiné par Esteve Polls.

Ce numéro 19 a la particularité de conter le reste de l’origine de Tonto, le guerrier indien qui accompagne le Lone Ranger dans ses aventures. Personnage loufoque dans le récent film Disney (sans rapport avec le comic), il est ici plutôt du genre guerrier aussi redoutable que taciturne. Du style Wolverine sans le côté jovial et affable. Mis c’est aussi un ami loyal et sage pour le héros.

On avait découvert son passé dans l’excellent arc Native Ground (Lone Ranger vol. 2 #7 à 12). Une histoire de tragédie et de vengeance sur fond de conquête de l’ouest qui donnait une profondeur des plus intéressante à ce personnage débordant de charisme, mais jusque là plutôt mystérieux. Elle l’humanisait sans rien enlever à son côté « iconique ».

Il peut paraître surprenant de lire une sorte d’épilogue à cette histoire sept numéros après sa conclusion. Mais c’est bel et bien le cas avec Lone Ranger #19. Et force est de constater que c’est toujours aussi bien. C’est même la parfaite pièce manquante pour nous faire découvrir l’ultime étape de la transition entre le jeune brave assoiffé de vengeance qu’on avait découvert et le sage guerrier qu’on connaît. Un récit puissant qui sait jouer la carte de l’émotion et de la symbolique à bon escient.

Faux done-in-one (il vaut mieux avoir lu l’arc Native Ground évidemment) mais vrai bon single, ce numéro est le parfait exemple de toutes les qualités de cette série, qui sait faire du très bon western, moderne, sans singer les codes des western spaghettis. Hélas la série elle-même est plus irrégulière (voir le récent arc Back East, qui tombait totalement à plat), mais globalement elle vaut quand même le détour.

Lone Ranger Review Express Comic Talk

Sur ce, passons donc aux Reviews Express de quelques sorties des 8 et 15 janvier. Et comme toujours vous pourrez découvrir ces reviews en avant-première sur mon compte Twitter @Jeffzewanderer.

Semaine du 08/01

A retenir : Un numéro un peu plus faible de Green Lantern. Cette faiblesse vient du fait qu’on a du mal à voir pourquoi Hal Jordan est si embarrassé par le fait que le vilain révèle son intention de faire de la limitation de l’utilisation du spectre des émotions la mission principale du Green Lantern Corps. Ok l’annonce n’est pas des plus amicales. Mais elle n’est pas mensongère. C’était bel et bien le plan d’Hal. Et il ne semblait pas avoir l’intention de s’en cacher. Du coup le fait que les vilains fassent cette « révélation » manque d’impact. Mais bon, les réactions hostiles à cette annonce et le désarroi d’Hal laisse la porte ouverte à une suite d’arc intéressante.

Sinon Star Wars #13 fait la part belle au vilain le plus classe de cette galaxie lointaine, très lointaine : DarthVader. Le sombre seigneur Sith veut laver l’honneur de l’empire et Brian Wood sait le rendre terrifiant, mettre en scène sa relation complexe avec l’empereur Palpatine, et nous dévoiler les faiblesses d’Anakin Skywalker. Il utilise notamment pour cela la technique de la « porte d’entrée » consistant à nous montrer le personnage à travers les yeux d’un protagoniste auquel le lecteur est supposé plus ou moins s’identifier (il s’agit ici d’une jeune femme officier). La ficelle est connue, mais utilisée ici avec maestria.

#review GreenLantern 27 Un ennemi fait croire qu’Hal déclare « officiellement » la guerre aux autres Corps. Mais n’était-ce pas son plan ? 3/5

#review AphroditeIX 7 Le nouveau style de Seijic est agréable, et le duo avec Aphrodite XV dans la quête de réponse fonctionne 3,5/5

#review Sharazad 2 L’aventure aux accents fantastiques de ces naufragés est sympa mais le pitch du reste de la série reste obscur 3,5/5

#review SonsOfAnarchy 5 Déchaînement de violence pour les Sons, bien mis en scène. L’intrigue avance bien vers son dénouement 4/5

#review StarWars 13 Vader veut laver l’honneur de l’Empire. Wood livre une version impeccable du personnage dans les moindres détails 4,5/5

Star WarsReview Express Comic Talk

Star Wars #13

 

Semaine du 15/01

A retenir : Comme j’aurais aimé vous narrer avec des sanglots dans la voix à quel point la série Wolverine Max s’est conclue en beauté avec son quinzième numéro. Seulement ce final m’a laissé sur ma faim. Ça reste très bon, et ne remet absolument pas en cause la qualité globale de cette excellente série. Il y a même de bonnes idées : la décision finale de Logan, assez poignante, la révélation à propos de ses griffes… Mais le vilain manque un poil de charisme, et surtout autant la décision de Logan est une bonne idée, autant j’ai trouvé la mis en œuvre trop gratuitement trash. Mais ça ne devrait pas vous empêcher de vous jeter sur cette excellente série aux accents de polar noir, présentant un Logan violent et désespéré.

Et Rat Queens confirme qu’elle est une série moins déjantée que ce qu’on pouvait penser malgré son pitch (on y suit une équipe de femmes mercenaires portées sur la baston et la binouze). Ça reste drôle (il y a la juxtaposition d’un langage très moderne dans un monde d’heroic fantasy, et les autres groupes de mercenaires sont assez barrés, du style les Four Daves). Mais l’action y est on ne peut plus sérieuse et le scénario ne repose absolument pas sur un simple enchaînement de gags. Ça donne un comic plutôt sympathique, et plutôt atypique.

#review Constantine 10 Crossover avec JLD. L’exercice de style des études de persos n’est pas mal en soi mais trop convenu au final 3/5

#review WolverineMax 15 Fin d’arc simple mais efficace, sombre & violente. Une dernière image trop gratuitement trash hélas, mais bon… 4/5

#review RatQueens 4 La série trouve bien sa voix avec de l’humour (moins) de la provoc (autant) & de l’action + sérieuse. Héroïnes cools 4/5

Wolverine Review Express Comic Talk

Wolverine Max #15

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