Pourquoi les super-héros portent-ils ces costumes ?

Super-héros Costumes Comic Talk

Jeffzewanderer Par

Que serait Batman sans sa cape et son masque, Superman sans son « S » sur le torse ou Spider-Man sans ses collants rouges et bleus et ses grands yeux blancs ? Sûrement pas des super-héros en tous cas. Le terme de super-héros est une notion clé des comics, étant sans doute le concept le plus propre à ce genre de bande dessinée, au point qu’on fait même parfois la confusion entre les deux. Et si on sait tous grosso-modo ce qu’est un super-héros, il est parfois difficile d’énumérer avec précision les critères d’identification de ce drôle d’animal. Doit-il avoir des super pouvoirs ? Si oui qu’en est-il de Batman ? Peut-il tuer ? Si oui le Punisher ou Wolverine sont-ils des super-héros ? Et si non qu’en est-il de Captain America ? On pourrait multiplier ce genre de question à l’envie…

Cependant, un élément semble revenir systématiquement dès qu’il est question de super-héros : la présence d’un costume. Cet élément semble indiscutablement constitutif du concept même du super-héros, peut-être encore plus que la sacro-sainte identité secrète, avec laquelle il n’est cependant pas sans rapport.

Identity Crisis

En effet, l’identité secrète est aussi un élément récurrent dès qu’on parle de super-héros : Spider-Man est Peter Parker, Superman est Clark Kent… Ou au moins l’existence d’un alter-ego, pour les cas où cette identité est connue de tous (Iron Man/Tony Stark, Captain America /Steve Rogers…). Cette identité peut avoir une importance plus ou moins grande dans les histoires. Les comics Spider-Man sont souvent autant des aventures de Peter Parker dans sa vie civile qu’en tant que Spidey. A l’inverse Bruce Wayne est essentiellement un masque que porte Batman lorsqu’il lui est utile, et on ne suit jamais vraiment les pérégrinations du personnage lorsque qu’il ne porte pas son costume. Mais dans tous les cas cette dualité existe. Elle existe même au point que les auteurs vont parfois inventer une identité secrète pour un personnage qui n’en a pas. Ce fut le cas pour Wonder Woman, dont l’identité de Diana Prince fut créée de toute pièce (même si Diana est bien le vrai nom de l’héroïne), ou de Thor devenu Don Blake, Eric Masterson ou Jake Olsen  au gré des lubies d’Odin et des auteurs.

Et le rapport avec le fameux costume du super-héros me direz-vous ? Il est simple : dans bien des cas ledit costume aura vocation à protéger l’identité réelle du héros si elle est secrète. C’est pour cela que bien des super-héros portent un masque (je vous épargne la liste, évidemment trop longue). Ils protègent ainsi leur vie, pouvant s’octroyer des moments où leurs ennemis n’essaieront pas de les tuer, mais surtout ils protègent celles de leurs proches. Un thème remarquablement développé dans Identity Crisis de Brad Meltzer et Rags Morales, qui nous montre jusqu’où les héros sont disposés à aller pour protéger leurs secrets (les fameux effacements de mémoire) mais aussi ce dont seraient capables les vilains s’ils les découvraient. Cependant, comme en témoigne l’existence de nombreux super-héros dont les identités réelles ne sont pas secrète, ce n’est pas là la seule raison d’être des costumes, loin s’en faut.

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Green Arrow expliquant l’utilité des masques dans Identity Crisis.

Every hero needs a costume

En fait pour réellement comprendre d’où viennent les costumes des super-héros, il faut traverser le quatrième mur et pénétrer de plein pied dans le monde réel. Il y a sans doute à la base de cela une nécessité narrative propre à tout récit visuel : il faut que le principal (où les principaux) protagoniste(s) soi(en)t aisément identifiable(s). Qu’il se distingue des autres non seulement par son rôle mais aussi par son apparence. Cela passe bien évidemment par leurs vêtements, et ces considérations sont valables pour tous les récits, pas seulement ceux mettant en scène Superman et consorts. Je pourrais vous citer mille et un héros de jeux vidéo ou de films, mais je me contenterai d’un exemple extrêmement emblématique connu de tous les cinéphiles : le célèbre blouson rouge de James Dean dans La Fureur De Vivre (Rebel Without A Cause). Il est un élément essentiel de la narration du film, de son identité visuelle, et est indissociable du héros qui le porte (héros dont le nom, Jim Stark, est resté bien moins célèbre que la veste).

Ainsi tout héros doit avoir son costume, mais pourquoi les super-héros ont-ils ces costumes si particuliers, colorés et près du corps ? Un détour par l’histoire est nécessaire pour comprendre cela. Les super-héros, ces êtres aux capacités extraordinaires, sont les héritiers des héros des pulps qui les ont précédés : Doc Savage, The Shadow, Green Hornet… Et eux aussi avaient bien sûr des looks particuliers : l’écharpe rouge de The Shadow, la tenue verte du Hornet. Mais pour originales qu’elles soient, ces tenues avaient quand même beaucoup de points communs avec les vêtements « normaux » de l’époque : pardessus, feutre… Beaucoup plus que les collants moulants de Superman.

Car si les héros de pulps sont les « proto-superhéros » à bien des égards, pour ce qui est des costumes, c’est ailleurs qu’il faut chercher pour comprendre d’où viennent leurs tenues : du côté des artistes de cirque.

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Jim Stark (James Dean) et son blouson rouge emblématique.

Cirque et limites techniques

En effet le costume de Superman qui, suite au succès phénoménal du personnage qui donna naissance au genre « super-héros », fut inspiré par ceux des « strongmen » des cirques (en français on dirait les Hercules de foire). C’est Grant Morrison qui avance cette explication, soulignant la ressemblance avec ces artistes qui portaient des collants moulants aux couleurs vives sensés évoquer Hercule et les autres héros de la mythologie, à la stature impressionnante. A noter que Grant Morrison est par ailleurs l’auteur de Flex Mentallo, œuvre à la dimension méta-textuelle prononcée dont le héros a le look d’un de ces Hercules de foire. On ne sait cependant pas si Jerry Siegel et Joe Shuster se sont consciemment inspirés de ces tenues, ou s’ils cherchaient simplement un costume original pour un personnage qu’ils ont eu du mal à faire accepter aux éditeurs. Ainsi la cape aurait été ajoutée simplement pour des raisons esthétiques.

Quoi qu’il en soit, comme les super-héros qui suivirent le Kryptonien furent créés sur le même moule, ils reprirent aussi ces codes vestimentaires, jusqu’à ce qu’ils deviennent une norme si établie qu’on ne puisse plus imaginer un super-héros vêtu autrement. A cela s’ajoute les limites des techniques d’imprimerie de l’époque. En (très) gros, pour imprimer un comic on utilisait plusieurs plaques d’impressions, et les quatre couleurs utilisées pour l’impression en quadrichromie (cyan, magenta, jaune et noir) sont appliquées successivement sur ces plaques qui la transfèrent (via le procédé de la chromolithographie) sur la surface sur laquelle on imprime (le papier donc). Or à l’époque il arrivait que les plaques se décalent en cours d’impression, et donc que les couleurs ne soient plus appliqués au bon endroit. Les différentes zones de couleur vives des costumes des héros constituaient donc des repères afin de vérifier que cela n’arrivait pas. Les limites des techniques d’impression de l’époque (années 30-40 donc) expliqueraient aussi les tenues bigarrées des super-héros.

Ce serait même là l’une des raisons pour lesquelles Superman et compagnie ont longtemps porté leur slip par-dessus leur costumes : afin de créer l’un de ces repères. A noter que les limites techniques ont souvent joué un rôle déterminant dans l’histoire des comics. Ainsi il est bien connu qu si Hulk est passé du gris au vert, c’était parce que le vert était plus facile à imprimer correctement.

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Flex Mentallo, dans la mini série de Grant Morrison et Frank Quitely.

Keepin’ it real

Ceci dit, repassons maintenant de l’autre côté du quatrième mur. Parce que c’est bien beau les Hercules de foire et l’imprimerie, mais ça ne justifie pas pourquoi un héros donné va porter un étrange costume moulant coloré dans la logique du récit. Pour ça il faut regarder au cas par cas pourquoi chaque héros a opté pour ce genre de tenue, car il n’y a pas vraiment de raison générale. Batman le fait pour effrayer les criminels qu’il pourchasse. Spider-Man avait créé son costume comme un costume de scène lorsqu’il avait commencé à utiliser ses pouvoirs pour son bénéfice personnel (avant l’assassinat de son oncle Ben). Wonder Woman porterait les symboles de son peuple, les Amazones. Les Fantastic Four auraient des costumes en molécules instables pour pouvoir utiliser leurs pouvoirs, qui auraient raison de vêtements normaux. Et parfois on donne même dans l’auto-référencement, Luke Cage décidant par exemple que puisqu’il allait utiliser ses pouvoirs nouvellement acquis pour jouer les super-héros (for hire), autant qu’il ait l’air d’un super-héros justement, en s’habillant comme eux.

On remarque cependant une constante. On aurait pu penser qu’il aurait fallu attendre notre ère moderne d’hyperréalisme pour que les héros éprouvent le besoin de justifier leur choix de porter ces costumes. Ce fut par exemple le cas pour les X-Men. Ainsi dans Giant-Size X-Men #1 (1975), quand le professeur Xavier donne leur costumes aux nouveaux X-Men qui n’en possédaient pas (Storm, Thunderbird et Colossus), ceux-ci les acceptent sans se poser des question et les trouvent même très beaux. Par contre, bien des années plus tard, dans Astonishing X-Men #1 (2004), lorsque Cyclops décide de faire abandonner leurs uniformes de cuir noir aux X-Men au profit d’un retour à des costumes colorés, il doit se justifier (le cuir noir effraierait les gens, alors que des costumes qui « feraient » super-héros les rassureraient, encore de l’auto-référencement). Et pourtant le cas des X-Men fait plus figure d’exception que de règle.

En effet, bien souvent, les raisons du choix de costume des super-héros étaient présente dès l’origine. Batman portait déjà sa tenue pour semer l’effroi chez les criminels. Daredevil portait une tenue de diable en hommage à son père (qui en avait porté une similaire à un moment de sa carrière). Et le costume de Spidey était un costume de scène dès sa première apparition. Certes, le temps passant, on a peut-être insisté plus sur le « pourquoi ». Voir le cas Daredevil, Frank Miller insistant notamment dans la mini série Man Without Fear sur le lien avec le surnom railleur de Daredevil donné à Matt par ses camarades, surnom qu’il finit par embrasser. Ou les multiples significations données au « S » de Superman pour expliquer que non, il ne se balade pas avec son initiale sur les torse (emblème de la maison El, symbole de l’espoir en Kryptonien…). Mais la plupart du temps, les raisons fondamentales du choix d’un costume remontent au Golden ou Silver Age. Parce que même en ces époques plus candides, il restait surprenant d’adopter ce genre de tenue et il fallait le souvent le justifier.

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Luke Cage adoptant son costume (notez le commentaire :  » Le costume est un peu ridicule, et alors ? Ça fait partie de la scène super-héros. »).

Théorie des apparences et costumes

Enfin, il convient de signaler une dernière théorie, avancée par Mark Millar dans une interview au magazine Wizard (NDJeff : je n’ai pas retrouvé la référence exacte) qui permettrait d’expliquer pourquoi les super-héros porteraient des costumes et qui a la particularité d’expliquer ce choix vestimentaires des deux côtés du quatrième mur. En substance, ils se vêtiraient ainsi pour être des symboles : des chevaliers blancs des temps modernes.

Précisons que si la dimension symbolique de certains costumes est évidente (Captain America par exemple), le raisonnement vaut par contre pour tous les costumes et tous les héros. En effet les super-héros sont finalement des personnages par essence ambigus. Certes ils défendent les faibles et la justice, mais ils sont aussi des justiciers qui opèrent en dehors du système, sans contrôle ni compte à rendre à part à leur conscience (voir notre article Batman vs Guy Fawkes pour de plus amples développements sur le sujet). Et ce sont des personnages violents : même si c’est un criminel qu’on tabasse, lui casser la figure ça reste de la violence.

Dès lors, selon Millar, si les héros ne se souciaient que d’être efficaces et de ne pas être reconnus (on en revient à la protection de l’identité secrète) ils porteraient tous une cagoule noire et un gilet tactique façon SWAT. Et ils seraient en apparence le même genre de brutes que ceux qu’ils tabassent. Mais en portant des costumes colorés, ils opèrent au grand jour, ils sortent de l’ombre et deviennent des êtres à l’apparence bienveillante. Bref des chevaliers blancs protecteurs, et pas des énièmes brutes en armure pour filer la métaphore médiévale (qui est de Millar).

Les super-héros seraient donc des adeptes de la théorie des apparences. Cette théorie juridique consiste à affirmer que s’il est essentiel que la justice soit rendue, il est tout aussi important qu’elle le soit visiblement, qu’elle apparaisse comme ayant été rendue (sachant bien évidemment que la seule apparence ne suffit pas, elle doit se conjuguer avec le fond, mais lui non plus ne se suffit pas à lui-même). Les super-héros devraient donc non seulement agir en héros, mais aussi avoir l’air de héros. Mais il convient de noter qu’on retombe là encore dans l’auto-référencement : avoir l’air de héros ok, mais en quoi porter des collants colorés donne l’air héroïque si ce n’est parce que des années de lectures de comics nous ont fait entrer ce code dans la tête ?

Dernier détail, ce raisonnement peut aussi fonctionner pour les super-vilains. Eux aussi voudraient se différencier des criminels « ordinaires ». Cela peut être par le biais de leurs motivations (un dénombre assez peu de conquérant du monde parmi les criminels de droit commun). Mais les super-vilains peuvent aussi avoir des buts plus terre-à-terre (braquer des banques…). Et dans ce cas seule leur tenue fait d’eux des êtres spéciaux. Voir Electro qui tient à son costume lorsqu’il déclenche l’évasion massive dans la prison The Raft dans New Avengers #1.

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Electro qui se réjouit de travailler en costume (New Avengers #1).

Les super-héros et leurs costumes semblent donc bien intrinsèquement liés, que ce soit pour des raisons historiques, techniques, ou symboliques. Il ne peut y avoir de super-héros sans costume. Mais le costume fait-il forcément le super-héros (ou vilain) ? Sans doute pas, sinon on en revient à dire que le Punisher est un super-héros, ce qui semble tout de même plus que discutable. Mais ce sera un autre débat…

5 Responses to Pourquoi les super-héros portent-ils ces costumes ?

  1. Eddyvanleffe dit :

    UN petit article au matin, ça éveille toujours mon cerveau embrumé…

    Merci tout d’abord d’avoir parlé du lien d’héritage entre pulp et comics. Ce point me tenant toujours à coeur.
    Outre le fait qu’il semblait plus « décent » d’avoir une couche supplémentaire de vêtement à l’entrejambe afin que les collants ne les « moulent » pas trop, il m’a toujours semblé que les collants étaient là pour des raisons de commodités pour des artistes devant dessiner à des cadences infernales. Ils se contentaient donc de dessiner des silhouettes, sur lesquelles des simples lignes personnaliées servaient à différencier les personnages entre eux. plus rapide et plus
    facile. Frank Miller confessait dans « Artists on comics book Drawing », avoir du réapprendre à dessiner des pompes ou des jeans dans Sin City.
    De même je crois avoir lu un vieil article voisin dans un antique Comic Box (du temps où ils étaient publiés en format comics)qu’il y avait une notion d’héraldique dans les symboles des super-héros) ce qui renvoie à la théorie de Millar où à celle de ces hommes qui se mettent effectivement dans une sorte de caste à part (Kingdom Come). Cet héraldique d’ailleurs est facilement détourné dans sa forme moderne de Logo d’entreprise profitable à tout ce merchandising où seul le symbole suffit à évoquer le héros (éclair sur fond rouge, chauve-souris sur fond d’or, le fameux « S »)

  2. Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

    Pour la rapidité, c’est plausible mais j’avoue que j’ai un doute. Il peut quand même y avoir pas mal de détails à ajouter (les toiles sur le costume de Spidey, qui ont rendu fous biens des artistes…). Et en plus entre les seconds rôles et les persos en civil, je ne sais pas dans quelle mesure ça fait gagner beaucoup de temps à l’échelle d’un numéro.

    Pour la dimension héraldique des emblêmes/logos en revanche je suis tout à fait d’accord (l’article dont tu parles évoque en moins quelques souvenirs d’ailleurs, maintenant que tu en parles) et c’est vrai que ça s’accorde bien avec la « théorie du chevalier blanc ». Ça contribue généralement à faire des héros des présences visibles et aisément identifiables, et donc pas du tout inquiétantes, malgré les masques. D’ailleurs il me semble que si beaucoup de héros ont des logos qu’ils arborent sur le torse ou à la ceinture, les vilains eux ont bien des costumes mais pas de logos (sauf exceptions evidemment mais où il y a souvent une explication ponctuelle : Sinestro a eu un logo à partir du moment où il a été le leader d’un Corps, Reverse Flash tout est dans le nom, Venom a hérité du costume noir de Spidey…). Ainsi, si les vilains sont bien « à part » du fait de leurs costumes, ils ne cherchent pas à être des symboles (sauf exception encore, voir Magneto, qui pourtant n’a pas de logo d’ailleurs). Et en faisant le détour par la réalité, comme tu le fais remarquer ces emblêmes deviennent des logos pour les héros qu’il faut « marketer », mais ce n’est pas le logo d’un vilain qu’on va mettre sur un jouet et autres supports commerciaux.

  3. Eddyvanleffe dit :

    J’avoue ne pas avoir creuser la valeur symbolique des vilains. Maneto ne porte pas de logo mais en est devenu un dansle monde fictif Marvel, Il a des t-shirts à son effigie et tout (Che-guevarra) une contre culture qui ne veut pas emprunter les methodes traditionnelles mais quel système à récuppéré aisément. Pour moi, ils ont surtout la fonction de Némésis dans le récit. Ce n’est pas la même façon de fasciner le public (ils feront d’avantage des figurines Bowen eux…)
    POur ce qui est de dessiner des corps, c’est une idée qui m’est venu quand je les lisais plus jeune et dont j’ai perçu une résonnance dans les différentes interviews dont celle dont je parle.
    D’ailleurs, je ne saurais que trop te conceiller de lire les ouvrages chez Titans Writers on Comics scriptwriting et Artists on comics book drawing. qui sont des mines de renseignement dont ferais sans doute bon usage, vu ta façon de creuser les sujets dont tu parles.
    Voilà j’ai fini de t’embêter.

    • Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

      Tu ne m’embêtes pas du tout, au contraire :-) L’intérêt d’un site c’est justement d’échanger, et du coup merci pour les conseils de lecture, c’est vrai que ces bouquins ont l’air intéressants, et j’en ignorais l’existence.

      • Arnonaud dit :

        Je pense que la théorie des costumes simples et moulants pour dessiner les personnages plus rapidement est valide.
        Spider-Man a certes un costume complexe mais il a été créé dans les années 60, le collant était déjà établit depuis une vingtaine d’année. Le pourquoi du collant est plus a chercher du côté de Superman, Batman, Angel, Namor et consort que du côté de Spidey. Et la plupart des héros ont été imaginés par des dessinateurs différents donc avec des envies de dessins différents. Shuster devait avoir envie de quelque chose de simple à dessiner et assez iconique, là où Kirby fera déjà un costume plus complexe à son Captain America.
        D’ailleurs, je crois (je n’en suis pas certain toutefois) qu’avant l’arrivée de Superman, Flash Gordon portait déjà dans ses pages le même genre de costume moulant avec un slip bien mis en évidence, non ? C’est surement une source d’inspiration de Shuster quand il a créé le design de Superman.
        D’ailleurs je me souviens de Jim Lee qui racontait à propos de Superman Pour Demain que le costume de Superman était fait pour être simple pour le dessinateur, et facilement compréhensible pour le lecteur, avec la taille séparée du torse par le slip, les mains et les pieds bien délimités, le tout avec des couleurs différentes, etc. Et je sais qu’il trouvait que ça manquait d’élément pour lui pour jouer avec (et il a sans doute du corriger ça quand il a redesigné les costumes versions New52).

        Très bon dossier en tout cas, c’est toujours un plaisir de vous lire.

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