Marvel fait-il trop de politique ?

Marvel Politique Comic Talk

Jeffzewanderer Par

Le retour à la viande et aux patates. Voici la nouvelle expression à la mode pour résumer le « Zeitgeist » du petit monde des comics publiés par le Big Two Marvel et DC. Cet idiotisme purement américain exprime l’idée d’un retour à la simplicité. L’idée de base serait de revenir à des histoires simples de gentils héros qui tapent sur des méchants vilains.  Cela s’accompagne en sus d’un retour aux sources, aux personnages iconiques qu’on connaît bien. Pour DC c’est clore l’expérience New 52, ressortir des placards des éléments délaissés jusque-là, et surtout nous faire bouffer du Batman/Superman/Wonder Woman jusqu’à plus faim.

Pour Marvel… Et bien c’est probablement la même chose qui va se passer : on a le « retour aux bases » avec « ResurreXion » qui fait tout pour nous rappeler l’ère glorieuse des X-Men, une future série Spider-Man qui fait de ce retour son argument de vente… Mais la Maison des Idées à un autre problème à régler : pour revenir aux bases, il faut encore que les personnages « originaux » soient encore disponibles. Or, suite à la grande vague de développement de nouveaux héros, pas mal ont pris leur retraite (Wolverine, Thor, Hulk…) et surtout, même quand l’original est toujours actif, il y a des nouvelles versions qui se baladent dans la nature (Spider-Man, Ms Marvel, Captain America…).

Une grande vague qui a été vue comme une trop grande politisation de ses séries par Marvel. Ainsi que cela a été évoqué dans un article précédent, la direction éditoriale de Marvel pouvait facilement se résumer à une volonté de remplacer les adultes males hétérosexuels blancs peuplant la majorité de ses séries phares par des héros ne cumulant pas ces quatre critères. Bref de plus représenter la diversité, et donc, ce faisant, de faire de la politique en véhiculant une idéologie libérale (au sens premier, politique, pas économique en l’occurrence). Quelques critiques et déclarations fracassantes dont Internet a pu se repaître plus tard, le retour aux patates et viande de Marvel se retrouve présenté comme : Marvel va arrêter de faire de la politique dans ses séries. Ce qui amène à se poser la question suivante : Marvel fait-il vraiment trop de politique dans ses titres ? Ou le problème ne serait-il pas plutôt qu’il le fait mal ?

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Ubi Comics, ubi politica

Déformation barbare de l’adage « ubi societa, ubi jus » (là où il y a une société, il y a du droit), ce titre en latinus cuisinae a surtout vocation à exprimer l’idée suivante : tout comic, comme toute œuvre littéraire, peut être vu comme politique. Car qu’est-ce que la politique ? Au sens strict elle est la conduite du pouvoir (policy en anglais) ou la lutte pour conquérir ledit pouvoir (politics, toujours dans la langue de Shakespeare). Si on en restait là, ni Marvel ni aucun autre éditeur ne pourrait être vu comme faisant de la politique (même l’apparition d’Obama dans Amazing Spider-Man a eu lieu après son élection, et pourrait donc difficilement être vu comme de la propagande électorale).

Mais faire de la politique, c’est aussi porter une idéologie dans l’espace public, la défendre, même si on n’a pas pour but immédiat ni même ultime de conquérir le pouvoir pour la mettre en œuvre. Et à ce titre la quasi-totalité (caveat de rigueur pour tous les petits malins qui me trouveront d’inéluctables exceptions) des histoires publiées dans les comics font de la politique. Car chaque histoire qui nous présente la lutte entre le héros et le vilain narre la lutte du Bien contre le Mal. Or que sont le Bien et le Mal sinon des concepts qui sont le produit d’idéologies ? Evidemment ce contenu idéologique n’est pas toujours mis en avant ni même consciemment instillé dans le récit par l’auteur. Spidey qui arrête un voleur de banque n’est pas en train de lutter contre l’idéologie anarchiste de reprise individuelle de la bande à Bonnot. Et surtout, plus largement, quand le consensus est assez grand sur la nature du Bien et du Mal, la dimension politique du récit est imperceptible car paradoxalement camouflée par le voile de l’évidence. Ou, en termes plus sobres : voleur de sac à main = Mal, robot génocidaire = Mal, alien totalitariste = Mal, personnage qui s’oppose à tout ça = Bien. On est tous d’accord là-dessus.

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Robot génocidaire = ? (réponse… sérieusement ?)

Littérature et bons sentiments

La complexité survient quand les idées portées par le récit ne font pas l’unanimité. Et on en revient à la question de la « diversité ». C’est peut dire que l’idée divise (vous avez ouvert un journal ou vous êtes un peu intéressés aux dernières échéances électorales récemment ?). Marvel aurait-il donc fait un erreur en s’attaquant à ce sujet via l’arrivée de nombreux nouveaux personnages ne correspondant pas à l’archétype du mâle hétérosexuel blanc ?

Si votre réponse à cette question est oui, vous pouvez tout de suite arrêter la lecture de cet article, ça vous évitera de perdre du temps et de sécréter une bile que vous pourriez ressentir le besoin de recracher via les commentaires. L’arrivée de personnages qui ne soient pas des mâles blancs hétérosexuels dans les pages des comics ne peut pas, raisonnablement, être vue en soi comme une mauvaise chose, sauf à être misogyne/raciste/homophobe et donc fort peu estimable (ceci est une litote).

Car derrière le vocable de diversité, et de sa représentation on trouve surtout l’idée d’égale dignité de tous les êtres humains, quel que soit leur sexe, origine etc… Et comment considérer ce principe on ne peut plus fondamental autrement que comme une évidence aussi claire que « robot génocidaire : Mal » ? Dès lors, en se faisant le porte-étendard de cette idée, oui, Marvel fait de la politique. Mais pas plus que chaque fois que les Avengers vont botter les fesses du tyran nihiliste Thanos ou du despote Dr Doom. En ce sens, on peut donc affirmer que Marvel ne fait pas trop de politique.

Par contre, la seule arrivée d’un personnage non « male hétérosexuel blanc » dans une série n’est pas non plus, en soi, le gage d’une bonne histoire. On ne fait pas forcément de la bonne littérature avec des bons sentiments. Déjà parce que le fait de mettre le thème de la diversité au centre du récit de manière systématique peut devenir très vite redondant, pour ne pas dire saoulant. Créer un Captain America noir (Sam Wilson) : très bien, rien à redire. Traiter dans les histoires de l’impact de la couleur de peau de ce personnage dans une société américaine qui est divisée notamment par le racisme : il y a du potentiel pour une, voire plusieurs très bonnes histoires. Ne traiter que de ce thème mois après mois : on tourne vite en rond, sauf à faire preuve d’un brio certain, ce qui ne semble pas être le cas de Nick Spencer, le scénariste. On peut faire le même reproche aux Champions de Mark Waid, jeunes héros qui veulent inspirer le monde par l’exemple, et dont le scénariste semble oublier que ça pourrait être sympa de les voir un peu plus faire des choses héroïques et spectaculaires et un peu moins réfléchir à leur mission.

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Nick Spencer, scénariste/éditorialiste

Subtili-quoi ?

Le cas de la série exclusivement militante reste cependant marginal, et il paraît injuste de faire le reproche à Marvel de la récurrence de ce genre d’histoires si on rapporte le nombre qu’on en recense au nombre total de titres publiés chaque mois. Par contre il est plus légitime de faire grief à l’éditeur de la qualité de chacune de ces histoires. Et ce à deux titres : la qualité de l’histoire elle-même et son impact. Car ne pas aimer une histoire qui véhicule un message positif ne signifie pas qu’on désapprouve le message,  ni même qu’on condamne le fait de le véhiculer. Ça signifie juste qu’un comic est un objet littéraire qui doit aussi avoir une valeur en tant que tel.

Pour reprendre l’exemple de Captain America : Sam Wilson de Nick Spencer, le dernier story arc avant l’event Secret Empire parle de Rage, jeune héros noir accusé d’un crime qu’il n’a pas commis et confronté aux injustices du système judiciaire. Pourquoi pas… Mais entre le juge opportuniste qui enchaîne les condamnations sans se soucier des faits pour soigner son image de dur à cuire, le jury composé de blancs qui délibèrent en un temps record, le présentateur ersatz de Bill O’Reilly qui beugle des insanités façon Fox News, et le final bien tragique, on nage en plein cliché. Pour faire passer son message, le scénariste opte pour la facilité en grossissant tous les traits sans originalité. Il n’a même pas la force d’un documentaire, qui pourrait insister sur le fait que cette caricature de la réalité est hélas ladite réalité. On nage ici dans la fiction malheureusement grossière.

Autre exemple : Champions #5 où nos jeunes héros se retrouvent confrontés au sheriff raciste d’un petit bled du fin fond de l’Amérique. On passera rapidement sur le cliché du vieux redneck raciste et de son assistant qui désapprouve plutôt mais n’a pas les cojones de s’opposer au chef parce que c’est compliqué. La vraie maladresse vient du fait que les jeunes héros insistent sur le fait que le racisme n’est pas un problème qu’on peut vaincre à coup de poings dans la tronche,  et finissent quand même par distribuer des mandales. La grande révélation de l’assistant hésitant pour donner un sentiment de résolution au bout de vingt-deux pages vient accentuer ce sentiment que l’auteur sait qu’il traite d’une problématique complexe et subtile, voire le revendique, mais n’arrive pas à y apporter une réponse qui le soit aussi.

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La finesse…

Subtilité !

En parlant de subtilité, il est aussi possible de grincer des dents quand la dimension militante d’un titre vient prendre une place trop importante dans l’histoire. Dans The Unstoppable Wasp, l’héroïne Nadia Pym se met en tête de rechercher toutes les jeunes femmes qui seraient potentiellement des génies et que les vieux macho poussiéreux du SHIELD auraient oublié de prendre en considération dans leur liste des personnes les plus intelligentes du monde. La critique est cependant plus difficile à formuler ici : la démarche est incontestablement féministe. Le lui reprocher (par exemple en faisant remarquer que l’héroïne pourrait tomber sur un jeune garçon, et là qu’est-elle censé faire ?) n’est-ce pas en soi critiquer cette idéologie ?

Les questions traitant de discrimination positive étant complexes, des points de vue divergents peuvent exister sans signifier un rejet de l’autre. Dire qu’une femme ne peut pas être un génie c’est de la misogynie. Dire que la discrimination positive reste de la discrimination, et donc malvenue, et répondre que l’égalité parfaite étant une fiction, un idéal, il importe aussi de prendre la réalité en compte pour agir efficacement, ce sont deux opinions divergentes mais tout à fait respectables. En privilégier une c’est faire de la politique dans son récit, et surtout en faire un élément central du récit.

En l’occurrence Jeremy Whitley ne s’en sort pas mal, son récit pétillant étant suffisamment dynamique pour que le passage justifiant le militantisme de l’héroïne ne l’alourdisse pas. Quand au fait d’être d’accord ou pas avec le projet de Nadia, on peut faire remarquer que si le fait de partager les idées véhiculées par un récit de fiction n’est pas le gage de la qualité de celui-ci, la réciproque est vraie aussi. Le fait de ne pas partager l’idéologie d’un auteur, si celle-ci reste en soi respectable, ne devrait pas conduire à ne pas aimer son récit si celui-ci est agréable à tout autre point de vue. On a donc là plutôt un exemple d’un titre « politisé » qui s’en sort assez bien, et parvient à compenser son manque de subtilité dans l’approche (le passage explicatif lourdingue) par ses autres qualités littéraires (héroïne accrocheuse, humour, action…).

L’exemple à suivre en matière de subtilité a longtemps été Ms Marvel, par G. Willow Wilson, dont l’héroïne musulmane n’était jamais mise en avant en tant que telle, mais écrite comme une ado du New Jersey typique dont il se trouvait qu’elle était musulmane. Le tout sans occulter ce que ce statut peut avoir de remarquable dans l’Amérique contemporaine.

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… mais au moins c’est fun !

Du pas pareil au pas même

La qualité de l’histoire est donc un élément essentiel, et la subtilité avec laquelle on traite un thème « politique » est déterminante de ce point de vue. C’est essentiellement de ce point de vue que Marvel s’est planté ces derniers temps. Mais l’éditeur a aussi mal évalué l’impact de l’arrivé des ses nouveaux héros. Captain America noir, Thor, Iron Man ou Wolverine en versions féminines, ça fait parler, en bien la plupart du temps (et l’avis de ceux que ça gène en soi, bref… voir quelques paragraphe plus haut). Mais ces changements se sont accompagnés de la disparition des originaux. Et ça n’est pas anecdotique.

On  peut en effet se réjouir de voir plus de diversités sur les pages mais regretter de ne plus pouvoir lire les aventures de personnage qu’on aimait. A cela s’ajoute potentiellement une pointe d’agacement quand l’éditeur essaie de nous prendre pour des jambons en nous expliquant que c’est pareil de lire la nouvelle version du personnage. J’adore X-23, qui porte désormais le nom de code de Wolverine. Mais Laura Kinney n’est pas Logan. Personne d’autre que Logan n’est Logan. Ce raisonnement peut être transposé à chaque personnage ainsi remplacé.

De cette frustration peut sans doute naître un rejet du nouveau personnage. Ce n’est pas de la faute de Marvel si ce rejet prend la forme d’un rejet de la diversité qu’incarne la nouvelle incarnation du héros. Un tel rejet est même idiot, comme une personne qui rejetterait tous les noirs parce qu’un jour un noir s’est mal comporté envers elle, tous les homosexuels parce qu’une lesbienne lui a mis un râteau ou tous autres exemples aussi caricaturaux. C’est en revanche de la faute de l’éditeur s’il prive systématiquement le lecteur du personnage qu’il aime et fait fi du manque qu’il a ainsi créé. Pire, s’il multiplie le procédé. D’ailleurs, même quand il ramène ou préserve l’original, tout est souvent loin d’être parfait. Entre un Peter Parker milliardaire bien loin du friendly neighbourhood Spider-Man qu’on connaît et aime en tant que tel, et un Steve Rogers agent d’Hydra, autant dire qu’on est toujours privé de Cap et Spidey, n’en déplaise à Sam Wilson et Miles Morales.

Comme évoqué dans un article précédent, le fait de reprendre des noms existants plutôt que de créer des nouveaux personnages ex nihilo, ou même dans leur propre titre, résulte sûrement d’une technique marketing pour surmonter la difficulté inhérente à une telle création. « Sevrer » le lecteur et espérer qu’il se tournera vers le produit de substitution n’est pas en soi un mauvais calcul, mais il comporte des risques.

Néanmoins, en l’occurrence, il est encore une fois difficile d’affirmer que le problème viendrait du fait que Marvel ferait trop de politique. Ce n’est pas en soi le fait que les héros males blancs hétérosexuels soient remplacés par des femmes, des noirs etc. qui pose problème. C’est le fait qu’ils soient remplacés, tout court. Oui, Marvel fait de la politique en les remplaçant de la sorte. Mais pas forcément trop. Il le fait surtout mal en ne réalisant pas l’impact du remplacement, à savoir la disparition du remplacé. Que l’éditeur nous offre une bonne série avec Logan, Thor Odinson, Steve Rogers et Peter Parker et personne ne trouvera rien à redire à l’existence et aux nouvelles identités de Laura Kinney, Jane Foster, Sam Wilson et Miles Morales. Au contraire, ça fera plus de séries cool à lire.

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La nouvelle garde en (trop grande ?) force

Il semblerait donc bien que Marvel ne fasse pas vraiment trop de politique. Il en fait, c’est vrai, de manière plus visible sans doute, mais surtout, il l’a mal fait, et c’est là la racine du mal. Un mal parfois amplifié par une crispation idéologique autour du débat. Car s’il est bien une chose qu’on peut analyser de manière détachée et d’un point de vue purement littéraire, ce sont bien les petits mickeys. On n’est pas face au manifeste d’un parti ou au livre fondateur d’une religion, et la portée idéologie du « soft power » véhiculé par des fascicules qui voient la centaine de milliers d’exemplaires comme une inaccessible étoile devrait inciter à un peu de recul. Voire, pourquoi pas, de légèreté (écrivit-il après quatre pages à tartiner sur le sujet avant de s’effondrer sous le poids de son hypocrisie).

2 Responses to Marvel fait-il trop de politique ?

  1. Sebours dit :

    J’ai vraiment un problème avec ces crisis et ces reboot. pour moi, il y a 3 façon d’envisager les univers BD. Soit le héros est figé dans une époque (Blake et Mortimer dans les années 50-60), soit le héros et intemporel mais s’adapte à chaque époque (Spirou reste le même des années 30 à nos jours, le temps n’a pas de prise sur lui), soit le héros viellit et évolue (Thorgal qui a des enfants, Juge Dreed…).
    Le problème du big two, c’est qu’ils essaient de concilier les deux dernières conceptions. Ils nous parlent de continuité mais « figent » les héros. Aucun changement n’est définitif et on revient au point de départ. Tous les passages de témoins sont rapidement effacés pour tous les super-héros (Batman, Flash, Captain America…). Pourtant, ce qui marque un lecteur, ceux sont les changements marquants. La mort de Gwen a marqué le public car on ne l’a pas fait renaitre au bout d’un an. En quoi avoir un Bruce Wayne dans le rôle de mentor (un nouveau Alfred quoi) et un Robin devenu Batman (et ayant trouver un nouveau Robin) ne permettrait pas de faire de bonnes histoires? Comment assurer la continuité alors qu’on maintient Bruce Wayne jeune?
    Des héros Superman, la Vision ou Martian Manhunter ne vieillissent pas comme les humains. C’est normal. Mais si on respectait la continuité, on pourrait faire de super histoires sur le rapport au temps. Clark devrait voir vieillir Lois comme dans Highlander.

    Continuité mon cul! L’objectif est marketing. On vend un produit calibré. On apporte des changements à la marge et on revient en arrière si ça ne prend pas (les new 52 sont l’exemple parfait). Pourtant, le lecteur est prêt à accepter les changements (cf des oeuvre comme Dark Knight return ou Kingdom Come).

  2. Eddy Vanleffe dit :

    Très bel article très bien argumenté qui reflète bien mon propre cheminement de pensée…
    Ces nouveaux personnages ont deux petits soucis… ils n’ont pas eu le temps d’être présentés pour autre chose que comme des porte-drapeaux ambulant et sont bien souvent assez unidimensionnel. cette faille tend à se corriger mois après mois lorsque les scénaristes développent leurs personnages.
    l’autre truc qui coince, c’est le fameux remplacement des anciens personnages qu’on aime.
    la moindre objection culpabilise le lecteur taxé en latence du refus de la diversité.
    nous avons donc affaire avec Marvel à un éditeur qui juge ses lecteurs/clients et c’est ce que j’ai trouvé de plus insupportable.
    une politique retour en arrière est une erreur encore pire, parce qu’elle sonne comme un désaveu et que ces personnages apportaient indéniablement un sang neuf bien agréable.

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