Marvel Knights X-Men, la review

Marvel Knights X-Men Comic Talk Review

Jeffzewanderer Par

Marvel Knights. Deux mots qui éveillent bien des souvenirs agréables chez les lecteurs de comics. Daredevil par Kevin Smith puis Brian Michael Bendis. Inhumans par Paul Jenkins et Jae Lee. Punisher par Garth Ennis. The SentryWolverine, Black Panther, Captain America… Autant de runs devenus, sinon classiques, au moins des grands moments de l’histoire des personnages concernés.

Mais le temps a fait son œuvre, et la ligne a peu à peu sombré dans l’anonymat puis l’oubli. Aujourd’hui Marvel joue la carte de la nostalgie en lançant plusieurs séries estampillées Marvel Knights. Parmi celles-ci on trouve Marvel Knights X-Men par Brahm Revel (Guerillas), qui a elle aussi de quoi rappeler le bon vieux temps…

Seclusion doesn’t tend to breed tolerance…

Il est encore bien trop tôt pour affirmer que cette mini-série en cinq numéros renoue avec la qualité de jadis de la ligne Marvel Knights. Mais par contre elle évoque irrésistiblement une époque révolue des séries X-Men. Et même un numéro précis : X-Men Prime, qui servit jadis d’épilogue au méga X-over Age Of Apocalypse.

Comme dans X-Men Prime, l’intrigue tourne autour de la mort d’un jeune mutant, traqué comme un bête et assassiné à cause de sa différence dans une des ces petites villes dont regorge l’Amérique. Et les X-Men, apprenant le décès du malheureux par le biais d’un flash psychique de Rachel Summers, de décider d’enquêter (aussi à cause des multiples disparitions autour de la ville) et de punir les coupables.

Wolverine, Rogue et Kitty (pas encore partie chez Cyclops, cette série se déroulant avant Battle Of The Atom mais tenant quand même compte de la continuité) partent donc pour les Appalaches, se frotter aux rednecks locaux et tenter de protéger les deux autres mutants que Cerebro a détecté dans la zone. On appréciera la sobriété de l’écriture (résolument moderne) et globalement du ton du récit. Ici pas de Blackbird, de costumes, ni de super-vilain mégalo. Plutôt de l’intolérance tout ce qu’il y a de plus ordinaire et des ennemis bien trop humains qui nous ramènent à l’essence des X-Men et de leur lutte, avant qu’ils ne passent plus de temps à se battre entre eux. Du moins à première vue…

Marvel Knights X-Men Comic Talk Review

You don’t really think… ?

A première vue, car au-delà de son atmosphère old-school, Marvel Knights X-Men sembla avoir bien des secrets à révéler. Déjà car toute l’histoire de traques aux mutants semble ne pas se résumer aux agissements odieux d’une bande de brutes aussi barbares qu’intolérantes. Et la jeune mutante que les héros finissent par rencontrer a l’air d’avoir elle aussi son lot de secrets.

On notera au passage plusieurs éléments troublants quant à ses pouvoirs. Quand on les voit fonctionner ils ont l’air de consister à pouvoir obliger les autres à lui obéir. Mais elle-même les décrit comme une forme de précognition. Mensonge ? Bourde du scénariste ? Et à quoi servent ces pilules qu’elle prend ? Et que représentent ces « Z » autour de sa tête une fois qu’elle les a ingurgitées ? Dont questions dont les réponses conditionneront sûrement la qualité finale de a série.

Le dessin, de son côté, n’est pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de sexy, mais possède un véritable cachet. Brahm Revel s’inscrit dans la ligné du travail de Francesco Francavilla, avec un trait faussement naïf, des visages stylisés, et surtout des ligne épaisses et des noirs compacts et omniprésents. Ça n’égale pas le maître en la matière, mais ça sert bien l’histoire et son atmosphère. D’autant plus que le story-telling est très bon, avec des planches denses mais des mises en pages aussi classiques que claires.

Marvel Knights X-Men Comic Talk Review

LE BILAN : Marvel Knights X-Men ne sera sans doute pas un classique, mais cette histoire a du potentiel. Elle nous ramène à une époque ou les X-Men luttaient contre la discrimination au lieu de se regarder le nombril. Et ce premier numéro pose suffisamment de bases pour à priori nous garantir des révélations et rebondissements pour la suite. Sans parler du dessin, peu sexy mais au final agréable et efficace. Tout va maintenant dépendre de la façon dont l’auteur négocie les divers tournant de son intrigue. A en juger par le cliffhanger, il commence plutôt bien…

LA NOTE : 4/5

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