Quantum and Woody #0 The Goat, la review

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J’aime Valiant. Je le répète sans cesse, tentant de convaincre ceux qui croisent mon chemin qu’il n’y a pas que Marvel et DC (oui je sais, il y a d’autres éditeurs, mais cela rendait moins bien en les citant tous). En pratiquement deux ans, je n’ai pas le souvenir d’une mauvaise lecture et chaque lecteur que j’ai convaincu d’essayer à chercher d’en découvrir plus. En marge de ses ongoings, Valiant a également sortie des numéros #0, concept dont il a été le précurseur dans les années 90. Aujourd’hui, petit retour sur Quantum and Woody #0 The Goat, où quand le grand n’importe quoi est absolument génial.

Quantum and Woody, ce sont avant tout deux frères que tout oppose : Eric Henderson, un ancien miliaire, et Woodrow Von Chelton, adopté par le père d’Eric, un grand scientifique. Après la décès de ce dernier, ils mèneront tant bien que mal ensemble une enquête sur les circonstances de sa mort. Un accident leur donnera à chacun de pouvoirs et surtout l’obligation d’entrechoquer le bracelet que tous deux portent toutes les 24 heures sous peine de se désintégrer. Lors de leur première aventure, ils rencontrent un des personnages de comics les plus improbables jamais créé : The Goat.

The Goat Quantum and Woody

Lors de sa première apparition, je suis resté bloqué quelques minutes. Son arrivée n’est pas seulement déterminante pour le récit, elle est également parfaite, peut être les pages les plus drôles que je n’ai jamais lu dans un comic (avec un rappel en seconde de couverture). On aurait pu croire à un simple passage et que La Chèvre ne resterait pas. Quantum and Woody sont les deux stars du titre, mais The Goat apporte sa petite touche supplémentaire. On suit avec plaisir les aventures des deux frères, mais à chaque fois les petites apparitions du mammifère apporte au lecteur un plus non négligeable. Et puis avouons le, une chèvre qui tire des lasers avec ses yeux, c’est la super classe. L’annonce du numéro Quantum and Woody #0 The Goat m’avait immédiatement séduit. Puis le scepticisme m’a envahit. Ce personnage si attachant, qui donne le sourire à chaque apparition, arrivera t’il à tenir le devant sur un single en entier ? Le fait de découvrir des origines trop simples ne gâcherait il pas ce petit plaisir coupable qu’est La Chèvre ?

Depuis la fin du premier arc, Quantum and Woody ont accueilli (entre autre) La Chèvre dans leur quotidien au grand désarroi d’Eric, la caution raisonnable de la famille. Malheureusement, la cohabitation avec l’animal n’est pas de tout repos ni sans conséquence, et Woody est contraint d’abandonner  le mammifère dans une ferme, très affecté de voir ceux qui l’avaient sauvé et adopté partir en voiture en le laissant dans un enclos. On retrouve ensuite l’animal quelques années auparavant, tombant amoureuse de Dolly, la brebis clonée et mondialement connue. Le coup de foudre à travers un écran de télé l’entrainera alors dans un road trip mémorable qui l’amènera à rencontrer Big Foot, battre des Luchadors, ou encore sauver un bébé d’un incendie. Au cas où vous n’avez toujours pas compris, je parle toujours d’une Chèvre. Le plus étonnant vient par la suite, puisque dans sa quête de l’amour, sa route croisera celle d’Eric et Woody gamins accompagnant leur père dans un Salon de Sciences. D’autres têtes connues seront de la partie, permettant de réellement apporter des éléments importants à l’ongoing, des origines intéressantes.

The Goat Quantum and Woody

On aurait pu en rester la, avoir un single mêlant action et humour servant de complément à Quantum and Woody, un numéro zéro permettant d’avoir une dose supplémentaire de The Goat. On aurait pu penser qu’il apporte juste des réponses. Mais ce numéro est bien plus que cela. Il marque déjà le retour de Tom Fowler au dessin qui avait manqué au deuxième arc avec notamment un gros travail sur les expressions faciales. On a aussi une note de l’éditeur, peut être la plus épique qui soit, refusant de traduire une page de l’espagnol et nous invite plutôt à apprendre une langue supplémentaire. Et surtout, on a une fin qui vient après les quelques pages hasardeuses du single. Pas une simple fin, LA fin. Celle que l’on ne voit pas venir, bien plus improbable que tous les cliffhangers pour chercher à vendre le numéro suivant. Il remet beaucoup de choses en questions pour la suite de Quantum and Woody. Il s’agit de ce petit plus qui fait que ce numéro #0 ne sera pas qu’un petit intermède dans l’ongoing, une petite échappatoire comique pour réutiliser ce personnage atypique.

Ce numéro de Quantum and Woody est un pur concentré de fun comme il y en a trop peu de réussi. On s’éclate page après page à découvrir les origines de La Chèvre dans un récit à la fois fluide narrativement et beau graphiquement. Derrière toutes les blagues et le grand n’importe quoi qui pourrait transparaitre, il y a une vraie cohérence dans le single qui en plus donne envie de découvrir l’ongoing. Un nouveau lecteur pensant qu’il s’agirait d’un point d’entrée sera peut être un peu déboussolé par contre sans que cela soit inaccessible. Ne tient on pas la réponse ultime en terme de sidekick ? Et cette fin…

Note :  4/5

One Response to Quantum and Woody #0 The Goat, la review

  1. Eddyvanleffe dit :

    Oauiiiiss!!!!
    Vive Valiant comics le nouveau Crossgen (enfin on lui espère une vie un peu plus longue quand même!)

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