Qu’est-ce qu’un comic ?

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Jeffzewanderer Par

Qu’est-ce qu’un comic ? Après plus de deux ans d’existence du site et presque vingt ans de lecture assidue, il était sans doute temps de se poser la question me direz-vous. La réponse paraît simple de prime abord : le terme de comic book (ou comicbook, orthographe notamment préférée par Stan Lee) désigne simplement une bande dessinée. C’est-à-dire un récit dont la narration utilise une succession d’images dessinées, la plupart du temps combinées à du texte. On parlera alors de narration séquentielle (le légendaire Will Eisner est en général crédité de la paternité de ce terme) voire de littérature graphico-narrative séquentielle (merci à Greg, auteur d’Achille Talon pour ce merveilleux barbarisme).

La base

Pourtant les premières difficultés apparaissent déjà lorsque se pose la question de l’identification de la première bande dessinée. Deux œuvres se voient en effet le plus souvent attribuer ce qualificatif : Histoire de M. Vieux Bois (aussi appelé Les amours de M. Vieux Bois, et traduit comme The Adventures of Obadiah Oldbuck en anglais) de Rodolphe Töpffer et Hogan’s Alley (plus communément désignée du nom de son héros presque éponyme, The Yellow Kid) de Richard Outcault.

La première de ces deux œuvres a été publiée en Europe dès 1837, et est arrivée par la suite aux Etats-Unis. La seconde remonte à 1895. Mais si l’antériorité de l’Histoire de M. Vieux Bois est incontestable, on peut en revanche débattre de sa qualité de bande dessinée. En effet il est parfois considéré que c’est l’utilisation des phylactères (les bulles) pour contenir le texte qui différencie la bande dessinée des formes antérieures de narration associant image et texte. Or il n’y a point de phylactères dans l’œuvre de Rodolphe Töpffer. Ce procédé est justement apparu pour la première fois avec le Yellow Kid de Richard Outcault, dont les répliques étaient écrites sur la chemise de nuit à laquelle il doit son nom. Ce qui ferait de Hogan’s Alley la première bande dessinée et de son prédécesseur européen une sorte de « proto BD ».

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Un strip du Yellow Kid par Richard Outcault

Mais une fois qu’on a dit tout cela, on est encore loin d’avoir défini ce qu’est un comic. « Comic book » étant la locution anglaise pour désigner les bandes dessinées, s’arrêter là c’est considérer que tout est comic book, d’Astérix à Dragon Ball en passant par Superman. Pourtant il ne fait nul doute qu’on peut au moins distinguer trois grands genres de bandes dessinées à travers le monde : le manga, la BD et les comics. On pourrait légitimement ajouter d’autres catégories, « manga » étant loin de recouvrir toute la production asiatique (rien qu’en Corée on parle de « manwah »), et le terme de BD (ou a fortiori de « BD franco-belge ») étant bien trop réducteur pour appréhender tout ce qui se fait en Europe (et les « fumetti » italiens ?). Sans parler des comic strips, qu’on évoquera brièvement, mais qui ne feront pas l’objet de plus de développements vu leur nature particulière (histoire en une bande de cases, souvent publiée dans les journaux). Ils constituent un genre de bande dessinée à part entière, même si des passerelles existent avec les comics (le strip Spider-Man par exemple, longtemps l’oeuvre de Stan Lee et John Romita).

Quoi qu’il en soit, et même en s’en tenant aux trois grandes catégories susmentionnées, il est évident, même pour le plus néophyte des lecteurs que comic, manga et BD sont trois choses bien différentes. Un comic book est donc bien un type de bande dessinée particulier. Mais qu’est-ce qui le caractérise ?

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Superman, Astérix et Sangohan, trois ambassadeurs de la bande dessinée.

Histoire et géographie

La réponse la plus simple serait de considérer que les comic books sont les bandes dessinées américaines, comme le manga est japonais ou la BD européenne. Hogan’s Alley, précédemment évoqué, serait donc à la fois la première bande dessinée et le premier comic book. Le premier comic book « objet », publié sous sa forme moderne de magazine relié donc, serait quant à lui Famous Funnies: A Carnival of Comics. Publié en 1933 par Dell Publishing, il s’agissait de réédition de comics trips (surnommés « funnies« ). C’est d’ailleurs parce que la plupart des premiers comics contenaient des histoires humoristiques de ce type qu’ils sont été ainsi nommés (et aussi parfois appelés « funny books »). Le nom est par la suite resté, même quand comics et strips se sont « dissociés » et même si la dimension humoristique des histoires n’a plus été systématique. A noter enfin que si le comic prend en général la forme de fascicules mensuels contenant une vingtaine de pages d’histoires, ce n’est pas sa seule forme physique. Il y a aussi les tradepaperbacks (ou TPBs) qui sont des recueils regroupant plusieurs numéros publiés précédemment en fascicules. Si la couverture est « en dur » on parlera de hardcover. Et surtout s’il s’agit d’une histoire publiée pour la première fois sous la forme d’un volume unique (sans publication préalable en fascicule donc), on parlera de graphic novel (roman graphic, terme et type d’œuvres inventés là encore par Will Eisner).

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Famous Funnies #1, e premier comic book.

Mais « bande dessinée américaine » reste un terme assez vaste. Peut-il y avoir des comics par des auteurs autres qu’américains ? La réponse est évidemment oui. Le Royaume-Uni est par exemple depuis longtemps un grand pourvoyeur de scénaristes de comics, d’Alan Moore à Al Ewing en passant par Grant Morrison, Mark Millar ou Neil Gaiman. Et pour les artistes la tendance à l’internationalisation est encore plus prononcée. Il s’agit de stars comme le français Olivier Coipel, le croate Esad Ribic, le philippin Lienil Yu ou l’italien Gabrielle dell’Otto, ou d’artistes ayant moins de succès mais qui ont su faire leur trou. Il y a même eu des collaborations entre des auteurs estampillés comics et d’autres pas : Chris Claremont et Milo Manara (X-Women), Fabien Nury et John Cassaday (Je suis Légion)…

Il serait sans doute plus judicieux de parler de bande dessinée publiée pour la première fois aux Etats-Unis et par un éditeur Américain. Mais ce serait faire fi de toute la mouvance French Comic. On pourrait dire que vu le nom, il s’agit simplement d’une sous-catégorie. Mais un titre comme Bad Ass par Herik Hanna et Bruno Bessadi vient rendre la ligne plus floue. D’abord publié en France sous forme de volumes de type graphic novel, il a ensuite eu droit à une publication sérialisée par Dynamite. Est-il donc BD ? Comic ? French Comic ? Sui generis ? Et que dire de The Infinite Loop par Pierrick Colinet et Elsa Charetier, financé via le crowdfunding et ensuite publié à peu près simultanément sous forme sérialisée aux USA (par IDW) et en volume type graphic novel en France (par Glénat) ?

Enfin, et même en faisant fi de ces multiples contre-exemples, identifier le comic par sa seule origine géographique reste très réducteur.

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Je suis Légion de Fabien Nury et John Cassaday, X-Women de Chris Claremont et Milo Manara, The Infinite Loop de Pierrick Colinet et Elsa Charetier, trois exemples de l’internationalisation des comics.

Les thèmes

Si on a parlé d’Hogan’s Alley et Famous Funnies comme des premiers comics, un autre fut tout aussi voire encore plus marquant. Action Comic #1 (1938) par Jerry Siegel et Joe Schuster, qui vit la première apparition de Superman et par la même du genre le plus propre aux comics : les histoires de super-héros.

Il s’agit en effet du seul genre réellement propre aux comics, au point qu’on fait souvent la confusion entre les deux. Définir ce qu’est un super-héros n’est pas chose aisée (mais on a quand même essayé). Quant à savoir pourquoi ce genre est apparu aux Etats-Unis et y a rencontré un tel succès, c’est un mystère. Une théorie, notamment avancée par Michael Chabon (auteur du roman The Amazing Adventures of Kavalier and Clay) est que les super-héros seraient l’incarnation du mythe juif du Golem, créature d’argile animée par un parchemin, protégeant le peuple juif. Les premiers auteurs de comics de super-héros, juifs pour la plupart (Jerry Siegel, Joe Schuster, Jack Kirby, Joe Simon, Bob Kane…) auraient été influencés plus ou moins consciemment par ce mythe, notamment en raison des persécutions subies par leur peuple (on parle de la période des années 30, et même aux Etats-Unis l’antisémitisme était bien présent). Cependant cette théorie ne permet pas d’expliquer le succès commercial des super-héros dans tout le lectorat, ni surtout leur suprématie absolue par rapport à tous les autres genres en termes de ventes.

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Les super-héros, représentants les plus connus des comics.

Aujourd’hui les deux plus gros éditeurs, qui se partagèrent à eux seuls plus de 60 % du marché en 2015, publient en effet quasi exclusivement des comics de super-héros. Il est donc tentant d’assimiler les comics aux histoires de super-héros. Pourtant si le genre est « propre » aux comics au sens où c’est dans leurs pages qu’il est né et prospère encore aujourd’hui, il n’est pas totalement exclusif à ce genre de bandes dessinées. On peut ainsi trouver des proches parents tels que les super sentai au japon (même s’il s’agit plutôt de personnages de séries télé), certains héros de manga (Zetman…) ou de fumetti (Diabolik…).

Mais surtout résumer les comics aux super-héros seulement en raison de leur domination du genre serait une grave erreur. En fait tous les genres sont représentés dans les comics : polar allant du noir au whodunit (Criminal, Stumptown), science-fiction (East Of West…), western (Black Jack Ketchum…), fantasy heroic ou pas (The Autumnlands, Mouse Guard…), horreur en tout genre (Wytches), humour (I Hate Fairyland), romance (Archie), histoires pour enfants (Uncle Scrooge…)… Et même des œuvres de « non-fiction » comme disent les anglo-saxons : Blankets, A Contract With God… Si le genre existe, vous pouvez être certain qu’il a au moins une fois été exploité par le biais d’un comic. Il y a même 99% de chances que vous le retrouviez dans un titre sorti au cours des douze derniers mois (c’est le cas de tous les exemples précités, sauf les deux derniers graphic novels). Ces genres ont même été plus populaires que les super-héros par le passé. Ces derniers ont connu un fort déclin de leur popularité après la seconde guerre mondiale, et les comics d’horreur de l’éditeur EC dominaient le marché avant d’être coulés par la mise ne place du comic code, un guide d’autocensure. Le genre des histoires est donc le critère le moins pertinent pour identifier ce genre de bandes dessinées.

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Un polar, de l’horreur de l’humour, et tous des comics.

Le graphisme

Un critère d’identification plus pertinent des comics pourrait être leur style graphique. Comme les grands yeux et les lignes de vitesse caractérisent les mangas, on peut recenser certains codes graphiques des comics. Le plus évident concerne les physiques d’Hercules et d’Amazones des super-héros et héroïnes. En termes moins imagés on parlera d’une représentation semi réaliste de l’anatomie humaine (au sens où il n’y a pas de disproportion ou déformation manifeste) consistant à exagérer la musculature. C’est là l’image d’Epinal du personnage de comics, ou plus exactement du super-héros. Mais là encore ce serait une erreur de résumer le « trait comics » à la représentation d’athlètes bodybuildés.

Si les Hercules en collant ont été un style de base pour les super-héros pendant longtemps, ce n’était pas forcément le cas pour les autres genres de comics comme l’horreur. Et surtout, au fil des années, des styles de plus en plus différents sont apparus : plus réalistes (Brian Hitch…) ou encore plus exagérés (Ed McGuinness…), parfois complètement cartoonesques (Skottie Young…), faisant usage de peinture (Alex Ross…), voire de photos et de divers matériaux (Bill Sienkiewicz…)…. On pourrait d’ailleurs multiplier les exemples et les adjectifs à l’infini (John Romita Jr, Jim Steranko, Jim Lee, Sean Phillips, George Perez…).

Le style « de base » de type « musculature exagérée », est quant à lui allé de plus en plus dans l’excès jusqu’aux années 90, où il a atteint son apogée. Après les muscles se sont dégonflés et même s’il est encore commun aujourd’hui de voir les muscles des héros dessinés sous leurs costumes, c’est loin d’être aussi souvent le cas. Et lesdits muscles sont quand même moins visibles sous le tissu.

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Captain America par Jack Kirby (années 60), Rob Liefeld (années 90) et Steve Epting (années 2000).

Cette évolution au fil des ans peut s’expliquer par divers facteurs. Le plus évident est le fait que toute forme d’art est appelée à évoluer avec le temps, et on ne voit pas pourquoi les comics échapperaient à cette règle. Le progrès technique a aussi sûrement joué. Le perfectionnement de techniques d’impression, permettant de mieux restituer les détails des travaux des artistes, peut aussi être un élément d’explication. L’apparition de la colorisation par ordinateur a aussi été une petite révolution en son temps. L’aspect plat des couleurs a été remplacé par une pléthore d’effets, parfois jusqu’à l’excès (voir les comics colorés par le studio Liquid! dans les années 90). Le travail sur ordinateur a aussi permis l’utilisation de peinture digitale, imitant le rendu de la véritable peinture en faisant gagner un temps considérable. Le dessin des comics a aussi longtemps été marqué par un véritable taylorisme artistique où dessinateur (« penciller » en anglais, terme plus exact), encreur et coloriste se divisaient le travail (sans parler du lettreur, mais on s’éloigne du sujet). L’utilisation de l’informatique et autres palettes graphiques a rendu le recours à un encreur beaucoup moins systématique, même si cette profession est loin d’avoir disparue.

Enfin l’arrivée massive d’artistes étrangers, issus littéralement des quatre coins du monde (Europe, Amérique Latine, Asie…), a sans doute été l’ultime étape de la diversification des styles graphiques qu’on rencontre dans les pages des comics. Ils ont importé avec eux leur culture artistique et leurs influences, qui ont été accueillis sans avoir à être dénaturés. Certains artistes bien américains ont aussi importé certains aspects des styles graphiques d’autres genres de bandes dessinées. Joe Madureira est par exemple très connu pour avoir intégré des éléments manga à ses dessins.

Ainsi tenter de caractériser les comics par leur trait paraît être une erreur. Le dessin de type « corps musclés » est en effet assez propre aux comics, mais les résumer à cela ce serait résumer le manga aux grands yeux et lignes de vitesses évoqués plus tôt, ou la BD à la ligne claire d’Hergé : bien trop réducteur.

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Joe Madureira et David Aja, deux artistes incarnant l’influence de l’Asie et de l’Europe sur les comics.

La narration

Et si finalement un comic, au-delà de l’origine, du thème et même du trait, c’était surtout une manière de raconter une histoire ? La narration adoptée par les auteurs semble en effet être le réel critère permettant de distinguer un comic d’un manga ou d’une BD. Cette narration est elle-même conditionnée par de multiples facteurs.

Le premier de ces facteurs est la taille de la page, car elle détermine le nombre de cases sur chacune desdites pages. Un comic classique mesure environ 18 cm de large pour 27 de haut. Une BD environ 23 cm de large pour 32 de haut. Sans parler des manga, bien plus petits avec 13 cm de large pour 18 cm de haut. Ainsi, là où la BD utilise un « gauffrier » de 12 voire 16 cases, le comic part d’une structure de base de 9 cases. Le but est évidemment d’utiliser au mieux l’espace disponible sans surcharger chaque page, ce qui a une influence sur le rythme de la narration, la page étant l’unité de base en la matière.

Une page plus petite aura aussi tendance à inciter à utiliser des techniques comme la splash page (dessin en pleine page) très commune dans les comics ou les mangas mais quasi inconnue en matière de BD. De même que le fait de faire s’étaler le dessin sur deux pages voisines. Il existe ainsi bien des mises en page typiques des comics. Depuis Jack Kirby, il est devenu banal de voir un personnage « casser » les bords de la case, en dépasser. Souvent le bord de la case ne sera même pas délimité si ce n’est par les limites de la page elle-même. Certains gimmicks de mise en page furent aussi typiques de certaines époques. On pensera par exemple aux cases en biais ou aux mises en pages sur deux pages mais à la verticale (obligeant donc à tourner le comic), deux tendances fortes des années 90. Aujourd’hui on assiste plutôt à la banalisation des cases en bandeaux faisant la largeur de la page, façon cinemascope.

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Une planche de Jack Kirby (Marvel Mystery #25, 1939), Adam Kubert (Wolverine #90, 1995) et quelques cases d’une planche de Guardians Of Infinity #1 (Jim Cheung, 2016)

Le rythme de publication a aussi son importance, au sens où lui aussi influe sur la narration. On ne découpe pas une histoire de la même façon selon qu’elle soit racontée à raison de 48 pages par an (BD), 22 par mois (comics) ou 10 par semaines (manga). Plus le rythme est élevé, plus la tendance sera à la décompression, pour deux raisons. Tout d’abord il est plus aisé de demander au lecteur d’attendre la progression de l’intrigue quand celle-ci avance chaque mois, voire chaque semaine. Quand on sort un épisode par an au mieux, la notion d’épisode de transition devient une hérésie, et il vaut mieux que les choses avancent vite. A l’inverse une pause dans la narration, voire un simple ralentissement, passe mieux quand on sait que la suite arrivera vite. L’autre raison du lien entre hausse du rythme et décompression de la narration est tout simplement que « faire durer » une histoire donne plus de temps aux auteurs pour préparer la suite. Temps dont on dispose naturellement quand plusieurs mois séparent chaque tome.

A noter tout de même que la tendance à la décompression s’est accentuée à l’ère moderne dans les comics. Une tendance sans doute en partie liée à l’évolution des formats de distribution. Il joue en effet lui aussi un rôle dans le calibrage des histoires, le format des recueils ayant aussi une influence sur la narration. A mesure que les ventes de TPBs sont devenues plus essentielles, on a vu les story arcs de comics s’adapter à ce format et les histoires être calibrées pour durer environ six numéros. Comme le manga ou la BD s’arrangent pour contenir un segment cohérent de leur intrigue globale par volume (pour citer un exemple un peu caricatural un volume va souvent correspondre à un gros combat dans un shonen). Mais les différences dans le rythme narratif entre les différents styles de bandes dessinées sont aussi culturelles, la narration japonaise étant par exemple traditionnellement plus lente dans tous les formats (roman, cinéma…).

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Ultimate Spider-Man marqua le début de la nouvelle politique de Marvel très axée sur ces receuils.

C’est donc bien la narration qui sépare le mieux comics, BD et manga, plus que les thèmes abordés ou l’aspect visuel. Ces critères ne sont cependant pas à écarter totalement, de même que l’origine de l’œuvre, mais aucun n’est réellement suffisant pour caractériser le comic. Mais en fin de compte, les quatre critères évoqués tout au long de cet article finissent souvent par s’entremêler.

3 Responses to Qu’est-ce qu’un comic ?

  1. arnonaud dit :

    Le terme comics désigne tout simplement la tradition de bandes-dessinées américaine. D’où le terme french-comics pour les BD françaises qui s’inspirent énormément des codes développés dans les BD américaines et qui reprennent des formats de pages plus proches de ceux US. Bad Ass s’inspire de Millar, The Infinite Loop plus des comics type Image et des dessins de Bruce Timm, Mikros des BD super-héroïque des années 70-80…
    C’est comme les mangas français, qui reprennent des codes graphiques/narratifs et des formats de pages inspirés par la production BD japonaise.

  2. Mika dit :

    Petite précision sur la légende de la deuxième image : ce n’est pas Vegeta qui est représenté ici , mais Sangohan ;)

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