Jeffzewanderer’s Reviews Express #16, spécial DC & Indé

Review Express Comic Talk

Jeffzewanderer Par

Après quelques semaines d’absence, les Reviews Express font leur retour. On commence avec ce numéro 16 pour faire le bilan des sorties DC et indés du mois de Mai. Pas de vrai édito (vu la quantité de reviews et « à retenir »,  on va essayer d’éviter que le papier tourne au pavé indigeste), mais un coup de cœur.

Un coup de cœur pour DC. Parce que ça fait des semaines que je voulais dire du bien de cet éditeur. Je suis un Marvel Zombie through and through comme on dit de l’autre côté de l’Atlantique, mais j’aime trop les comics pour souhaiter malheur à la Distinguée Concurrence. Mais le problème, c’est que vu le peu de titres DC que je lis, j’ai eu assez peu de raisons de m’enthousiasmer ces derniers mois. Peut-être suis-je passé à côté de perles, mais en tous cas ma pull-list ne m’a pas vraiment donné de raisons de crier « venez voir » alors que les pépites Image (Southern Bastards, le retour de Mind The Gap…) et Marvel (Iron Fist, Elektra…) se multipliaient.

Le Zero Year de Snyder dans Batman m’a agacé puis tout simplement lassé. Malgré un aperçu sympa, dans Batman toujours, Batman Eternal ne m’a pas convaincu de me lancer dans une coûteuse série hebdo. Future’s End ne m’a pas tenté, surtout après avoir lu la preview dans le FCBD (encore un futur apocalyptique à éviter, bon j’ai adoré Days Of Future Past, mais je vous l’ai dit, Marvel Zombie through and through…) et surtout en hebdo. Wonder Woman m’a fait une fausse joie ne me laissant entrevoir une bataille épique pour finalement n’avoir droit qu’aux préparatifs le mois suivant (et ce mois encore d’ailleurs). Batwoman restait sympa mais perdait sa patte. Green Lantern peinait à regagner son ampleur. Et Justice League était englué dans Forever Evil qui n’en finissait pas.

Review Express Comic Talk

Le Crime Syndicate, les vilains de Forever Evil.

Puis en Avril vint Detective Comics #30, avec l’arrivée de Francis Manapul et Steve Buccellato. Une vraie réussite, un dessin superbe. Et enfin du « vrai » Batman, avec un mystère, une enquête… Et Mai suivit, avec enfin la fin de Forever Evil. L’event avait mal démarré avec son début trop décompressé et ses retards, mais s’améliorait depuis quelques numéros. Et le final est très réussi. Mais surtout il ouvre la porte à des changements très intéressants dans Justice League (voir plus bas) donnant un bon coup de fouet au titre et en refaisant le blockbuster qu’il devait être.

Mai fut aussi le mois du début d’Uprising, crossover entre Green Lantern et Green Lantern Corps. Et si on sentait que le scénariste Robert Venditti commençait à toruver ses marques depuis la fin de Lights Out, c’est désormais une (quasi) certitude. Le titre retrouve enfin son panache d’antan (enfin de la période Johns pas si lointaine). Et le second numéro de Detective Comics du duo Manapul/Buccellato fait mieux que confirmer la bonne impression du mois précédent.

Quatre titres qui font souffler un vent de fraîcheur chez DC, et laissent augurer du meilleur pour les mois à venir. Quatre vrais bons blockbusters qui permettent au lecteur occasionnel de DC que je suis d’avoir l’impression de lire les comics « qui comptent ». Parce que si les « petites séries » ont leur charme, et peuvent être les meilleurs comics d’un éditeur, Marvel et DC ne peuvent pas non plus vivre sans leurs blockbusters. Pas seulement pour des raisons économiques, mais parce que ces titres grands publics, spectaculaires, sont leur vitrine. Ils sont le symbole du statut de Big Two de la Maison des Idées et de la Distinguée Concurrence, les locomotives qui vont rameuter les gens et asseoir leur statut auprès d’eux. Et avec Justice League et Detective Comics, DC a enfin deux beaux TGV (et oui on peut ajouter Batman de Snyder, au moins commercialement), et une autre belle motrice avec Green Lantern. En attendant (impatiemment) le Superman de Geoff Johns et John Romita Jr.

Review Express Comic Talk

Nouveau départ pour la Justice League (Justice League #30).

Sur ce passons donc aux fameuses Reviews Express des sorties DC et indés de Mai, disponibles en avant première sur Twitter @Jeffzewanderer.

Semaine du 07/05

A retenir : Francis Manapul et Steve Buccellato avaient plutôt bien lancés leur run le mois dernier, ils transforment l’essai avec leur deuxième numéro : Detective Comics #31. Batman est toujours sur les traces de la mystérieuse drogue Icarus, et c’est Harvey Bullock qui mène l’enquête. Ce numéro est vraiment un résumé de tout ce qui fait un bon comic Batman. On a une enquête et ce cher Batounet qui joue les détectives. On a la scène de baston qui nous rappelle à quel point le Dark Knight peut être classe et impressionnant. On a un personnage secondaire très réussi en la personne de Bullock. C’est comme si les deux auteurs cochaient des cases les unes après les autres, mais le faisaient avec un tel brio que ça avait l’air tout à fait naturel. Et le dessin est sublime. C’est l’avantage quand scénariste et artiste ne font qu’un, et que ce « un » est bon dans les deux domaines (même si Buccellato doit aider, ne l’oublions pas). L’alliance entre histoire et image est parfaite, et si on sent bien que Manapul se fait plaisir au niveau des mises en page, il ne tombe jamais dans un délire d’artiste sacrifiant na narration pour la « belle image ». Au contraire cette narration est sublimée par les choix graphiques.

De son côté, avec Red Sonja #9 Gail Simone (assistée du très bon Walter Geovani au dessin, retenez bien ce nom, on tient peut-être un futur grand)continue sa série de done-in-one où la guerrière rouquine doit récupérer divers artisans experts pour empêcher un empereur mourrant d’emporter ses esclaves avec lui dans la tombe. Ce mois-ci c’est donc une courtisane que Sonja doit ramener. Et cette péripétie est un prétexte à une étude du personnage, que Simone s’efforce à la fois d’humaniser et de moderniser, que ce soit en la dotant d’émotions plus subtiles qu’à l’accoutumée, où en se penchant encore sur sa sexualité (thème qui semble vraiment travailler la scénariste). Le résultat est drôle et enlevé, une bonne aventure qui en profite pour dire quelque chose sur la diablesse à l’épée.

Suicide Risk #13 de Mike Carey et Elena Casagrande continue de nous apporter son lot de révélations sur Leo/Requiem, sans oublier l’action et une nouvelle utilisation intelligente des super-pouvoirs des personnages. L’arc qui s’achève ici marque bien un tournant pour le titre, et je vous renvoie à l’interview de Mike Carey que nous avons réalisée pour en savoir plus sur cette excellente série.

#review Critter 20 Prix sympa (1$), l’aventure est là mais ça manque un peu de liant entre les évènements donnant un côté mal fini 3/5

#review Sharazad 5 La lutte contre Janus se termine un peu en queue de poisson mais le titre confirme son potentiel avec ce premier arc 3/5

#review Veil 3 Ce numéro mise tout sur son aspect visuel, et ça marche assez bien. Cliffhanger efficace en révélant (un peu) sur Veil 3,5/5

#review RatQueens 6 Héroïnes hyper attachantes, leurs relations sont impec’. Les intrigues lancées et le cliff’ sont cool aussi 4/5

#review LoneRanger 24 Super done-in-one sur une attaque de train. Le Ranger est cool, Tonto vole la vedette. Le vilain est intéressant 4/5

Review Express Comic Talk

Veil #3

#review GreenLantern 31 Le complot contre les Lanterns passe à l’attaque et Hal se révêle en tant que leader. Un bon event en vue 4/5

#review HellboyInHell 6 Nouveau stand-alone où HB croise le vampire de Prague. Beau et envoûtant malgré un héros encore très passif 4/5

#review SuicideRisk 13 Encore des révélations sur Requiem et son monde, un brin d’action bien pensée et un super cliffhanger 4,5/5

#review RedSonja 9 Sonja en quête d’une courtisane, Simone s’amuse avec le personnage et son image pour l’humaniser. Très réussi 4,5/5

#review DetectiveComics 31 Batman parfait en enquêteur comme en terreur des criminels, intrigue digne de Batman TAS, dessin superbe 4,5/5

Review Express Comic Talk

Detective Comics #31

Semaine du 14/05

A retenir : Robert Venditti aura mis du temps à remplir les bottes laissées par Geoff Johns mais y parvient de mieux en mieux, comme en atteste son nouveau crossover : Uprising (qui a commencé dans Green Lantern #31 et enchaîne sur Green Lantern Corps #31 et ainsi de suite). La cabale qui s’est mise en place contre les Lanterns passe à l’action, et ça donne du bon space opera qui perd peu à peu ce côté un peu série B qui avait tendance à plomber la série. En fait « plomber » est sans doute un terme un peu fort, mais disons qu’avec ce nouvel arc on a l’impression que le scénariste a enfin vraiment trouvé « son » histoire à raconter, et arrive à lui donner le souffle épique, l’ampleur, qui faisait défaut à son run jusque là. On n’est pas encore face à un blockbuster, mais on s’en approche.

Sinon Sons Of Anarchy #9 confirme avec cet arc que la série a bien trouvé sa voix et surtout justifie son existence, en nous racontant ce qui s’est passé entre les saisons 3 et 4, pendant que les cadres des Sons étaient en prison, menacés par les russes qu’ils avaient arnaqués. Pour le coup on a vraiment l’impression d’être face à un épisode de la série, et il est très agréable de voir ce comic remplir les blancs.

Par contre Shutter #2 de Joe Keatinge et Leila del Duca mise pour l’instant trop à mon goût sur son univers déjanté, et pas assez sur son scénario. Certes à chaque page on est surpris par les créatures loufoques qu’on croise (et le dessin de Leila del Duca est pour beaucoup dans le plaisir de lecture), mais au final quand on réfléchit à l’histoire, on se rend compte que c’est pour l’instant très léger, avec juste un mystère pas vraiment palpitant autour de l’héroïne.

Enfin Star Wars #17 de Brian Wood et Stéphane Créty achève de réhabiliter Luke Skywalker en en refaisant le héros qu’on connaissait. Et surtout c’est le tournant de l’arc en cours sur le mariage de Leia, avec le retour de l’aventure.

#review Shutter 2 L’univers vraiment barré a du charme mais pour l’instant c’est un peu le seul attrait du titre malgré l’héroïne 3/5

#review Returning 3 On a la révélation espérée sur les Changers. Le suspens pour savoir à qui faire confiance fonctionne. Dessin moyen 3,5/5

#review GreenLanternCorps 31 Suite d’Uprising avec le sauvetage des Lanterns capturés. L’action est au rendez-vous et ça fonctionne bien 4/5

#review StarWars 17 La trahison était attendue, mais c’est bien raconté, et on retrouve un Luke réussi. Le final s’annonce bien 4/5

#review SonsOfAnarchy 9 Course poursuite, règlements de compte un super épisode pendant que les Sons sont en prison. Atmosphère impec’ 4/5

Review Express Comic Talk

Shutter #2

Semaine du 21/05

A retenir : Allelujah Forever Evil #7 de Geoff Johns et David Finch marque enfin la fin de cet event. Et c’est en plus une franchement bonne fin, spectaculaire et avec de vraies conséquences pour l’avenir du DCverse. En tous cas pour ce qui est de la Jusrice League, ainsi qu’on le découvre dans Justice League #31, toujours de Johns avec Ivan Reis au dessin. Ainsi, et même s’il serait exagéré de crier au génie, Forever Evil finit en tenant son rang de mega event. Il est du coup d’autant plus dommage que la mini ait été plombée par des retards (auquels les lecteurs VF échapperont à priori) mais surtout par un gros problème de rythme sur le début (il faut quant même attendre la fin du numéro 4 pour que l’intrigue démarre vraiment, sinon c’est uniquement de la mise en place).

Justice League #31 par contre démarre sur les chapeaux de roue, malgré l’utilisation de la ficelle éculée du flash forward en ouverture. Lex Luthor y a la part belle et s’avère être traité de manière remarquablement subtile et intelligente. Sa relation avec Batman devrait valoir le détour dans les mois à venir.

TMNT 30th Anniversary Special partiat d’une bonne idée, en proposant cinq histoires courtes, une pour chaque volume des aventures des Tortues (la série Mirage originale, celle tirée du vieux dessin animé, la série Image, la seconde série Mirage, et la série IDW actuelle). Et les faire réaliser par des créateurs ayant travaillé sur ces titres était aussi bienvenu. Le problème c’est que certains de ces volumes auraient mieux fait de rester dans les limbes (la série Image avec son Raph borgne et son Don cyborg par exemple…). Par contre celle concernant la série actuelle, revenant sur les difficultés de Raph à s’adapter à la vie avec ses frères (juste après que ceux-ci l’ait retrouvé à la fin du premier arc) est très réussie. Et la première par Eastman et Laird est une bonne madeleine de Proust.

Green Hornet #12 continue de parfaitement exploiter la dualité du Hornet, justicier qui se fait passer pour un criminel, et ses conséquences. Mark Waid aura décidément écrit une série étonnamment subtile, mettant en avant l’ambiguïté morale de son protagoniste principal.

Mind The Gap #17 par James McCaan  et Rodin Esquejo marque le début du second acte de cette excellente série fantastique pleine de mystère. Mais sachez que ce ne sera un bon point d’entrée que si vous avez lu les seize premiers numéros.

Enfin si vous aimez l’espionnage, vous pourrez céder au plaisir coupable que représente Danger Girl Mayday #2, tout en style pour le retour d’un personnage bien connu et avec un John Royle qui singe à merveille le trait de Jeff Scott Campbell. Ou si vous préférez plus de subtilité, vous vous régalerez de Velvet #5 d’Ed Brubaker et Steve Epting où l’héroïne éponyme se dévoile un peu plus,

#review PennyForYourSoulDeath 7 Dommage que tout se règle par de la parlotte, mais ça annonce la prochaine mini et Joan Of Arc 2,5/5

#review Artifacts 37 Fin de l’intrigue plutôt efficace autour de l’équation démoniaque. Mais le dessin est souvent trop sombre & déformé 3/5

#review TMNT30thAnniversarySpecial 5 histoires courtes, 1 pour chaque volume des TMNT. 3 sympas (vol 1, 4,5) 2 mauvaises (vol 2,3). Cher 3/5

#review RocketGirl 5 Très beau dessin, plutôt fun malgré les motivations des persos qui sont parfois floues et un côté un peu confus 3/5

#review UrsaMinor 3 Petite pause dans l’action pour explorer les doutes de l’héroïne. Toujours une série B vraiment bien fichue 3/5

Review Express Comic Talk

TMNT 30th Anniversary Special

#review Batwoman 31 Résolution de la chasse au trésor. Relation Kate/Maggie bien faite, opposition avec Wolf Spider trop convenue 3,5/5

#review DangerGirlMayday 2 Le retour de [spoiler] se poursuit et s’avère plaisant et bien dessiné même si très convenu 3,5/5

#review WonderWoman 31 Diana tente de faire changer les Amazones et ça ne va pas tout seul. Personnages très réussis 4/5

#review GreenHornet 12 Mission accomplie pour le Hornet, c’est là que les ennuis commencent vraiment. Waid toujours aussi bon 4/5

#review MindTheGap 17 Nouveau départ et nouveaux mystères autour de Jairus, toujours aussi bon, prenant et beau 4/5

Review Express Comic Talk

Mind The Gap #17

#review EastOfWest 12 Réunion au sommet pour les leaders du monde. La tension et les complots sont bien là à défaut de l’action 4/5

#review ForeverEvil 7 Bon final spectaculaire, tout n’est pas résolu (c’est exprès) mais tout est bien géré. Luthor superstar ! 4/5

#review JusticeLeague 30 Nouveau départ après l’event, Luthor superstar, personnages et statu quo intéressants, un régal 4,5/5

#review Velvet 5 On en apprend un peu plus sur Velvet et le twist final est tout simplement brillant. Dessin toujours superbe 4,5/5

Review Express Comic Talk

Velvet #5

Semaine du 28/05

A retenir : dans Star Wars Rebel Heist #2 Matt Kindt utilise le même gimmick que le premier numéro en nous faisant voir un des héros légendaires de la saga à travers les yeux d’un anonyme. Dans le numéro précédent l’anonyme en question était un bleu admiratif d’Han Solo. Ici c’est Leia qui est à l’honneur, et c’est une espionne confirmée qui l’observe. Le gimmick fonctionne ici mieux, paraissant moins artificiel, et Leia devient vraiment très impressionnante vue à travers les yeux de sa partenaire. La qualité du dessin de Marco Castiello contribue aussi beaucoup au plaisir de lecture.

Niveau dessin Nicolas Daniel Selma s’améliore aussi dans Tomb Raider #4, mais la série peine toujours autant à décoller. Les doutes de Lara ne suffisent plus à porter le récit, et l’intrigue stagne dans ce numéro. Et si le retour à Yamatai fera peut-être plaisir aux inconditionnels du jeu, il sent pour l’instant surtout le réchauffé (on a même droit à un nouveau naufrage…).

Par contre Jason Aaron et Jason Latour  continuent de créer un véritable classique avec Southern Bastards #2. Je vous ai déjà parlé de l’atmosphère incroyable du titre dans la review du numéro 1. Elle est toujours présente et toujours aussi réussie. Mais en plus, tandis qu’Earl Tubb est pris entre son désir de laisser ce Sud crasseux et violent derrière lui et sa bonne nature,  le récit prend une tournure épique. Du tourment d’Earl à la scène finale anthologique, tout prend aux tripes dans ce numéro. Un classique vous dis-je ! Et il y a même du foot US dedans. Roll tide !

#review JoanOfArcPrologue Récap’ des origines de Joan qui pose le perso en vue de sa série. A 2$ c’est bien 3/5

#review TombRaider 4 Dessin toujours vide mais moins raide. Lara retourne à Yamatai. Ça rappelle le jeu mais ça ne suffit pas 3/5

#review KingConan 4 Conan affronte mages, vampires et assassin en quête du coeur d’Ahriman. 0% réalisme, 110% épique. Dessin impec’ 4/5

#review ConanTheAvenger 2 Bon équilibre entre action spectaculaire & le tourment de Conan hanté par le souvenir de Bêlit. Ching inspiré 4/5

#review StarWarsRebelHeist 2 Leia en mission secrète vue par son alliée. La princesse déborde de charisme 4/5

#review StarWarsLegacy 15 La traque d’Ania se termine, les révélations sont bien amenées et l’action efficace. Bon final 4/5

#review SouthernBastards 2 Tubb prêt à partir. Ou presque. Sale, violent, le titre devient presque mythologique par son cliffhanger 5/5

Review Express Comic Talk

Southern Bastards #2

9 Responses to Jeffzewanderer’s Reviews Express #16, spécial DC & Indé

  1. Jay dit :

    Tu devrais te metre a Green Arrow.Ma serie preferée actuellement chez Dc.

    • Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

      L’arc avec les différentes tribus m’avait un peu tenté mais j’avais raté le début. D’ailleurs ça fait un moment que la série me fait envie, mais je n’ai jamais trouvé de « point d’entrée ». Tu me conseillerais de commencer par où ?

  2. Eddyvanleffe dit :

    Le run de Jeff Lemire commence au 17

  3. cosmos dit :

    A ton avis, qu’est-ce qui fait que pas mal de lecteurs se définissent comme fan de Marvel *ou* fan de DC ?

    • Jeffzewanderer Jeffzewanderer dit :

      Je suppose que le mot important dans ta question est le « OU » (parce que sinon la réponse serait « la proportion de titre Marvel ou DC dans leurs lectures » :-) ).

      Je pense que l’idée de base c’est que Marvel et DC proposent quand même chacun une offre différente. Certes ça reste du superhéros mainstream, mais les héros DC et les héros Marvel sont assez fondamentalement différents. Comme les univers DC et Marvel sont aussi différents. Je ne vais pas développer les raisons ici parce que :
      - ça prendrait trop de place pour un simple com’
      - ça sera le sujet d’un dossier sur lequel je planche et qui sortira ce mois-ci ou en juillet au plus tard (teasing… :-) ).

      Mais si tu veux bien admettre le postulat des différences « de nature » entre les comics DC et Marvel, il paraît dès lors logique que le lecteur moyen ait globalement une préférence pour l’un ou l’autre de ces éditeurs (ce qui n’empêche pas d’aimer certains titres de l’autre). Comme on va préférer un genre de films plutôt qu’un autre (action ou comédie romantique…), un réalisateur plutôt qu’un autre (Cameron ou Spielberg).

      Et cette préférence peut vite se transformer en plaisir un peu gamin mais tellement fun de vouloir que le « camp » qu’on préfère soit le meilleur, l’emporte sur « l’adversaire ». Comme on va préférer une équipe sportive à une autre par exemple. Ou une console de jeu à une autre (ah les grandes heures de la rivalité Super NES/Megadrive…). C’est rigolo d’asticoter ses copains, de débattre pour savoir qui est le plus cool de Superman ou Spidey, qui est le plus bad ass de Batman ou Wolverine. Et dans ce genre de débat, on se choisit UN camp (même si on lit en cachette les comics de la concurrence :-) ). Ne pas être raisonnable fait partie du plaisir.

      Et il y a la vraie rivalité commerciale entre les deux éditeurs, trop heureux d’encourager leurs fans respectifs à défendre leurs couleurs, à être fier de les aimer EUX plutôt que leur concurrent. Parce que ça fait de la pub. parce que créer une communauté de fans est un moyen très sûr de vendre des comics. Parce que ça crée un certain dynamisme autour de leur marque. On se rappellera les diverse provocations de Joe Quesada et Bill Jemas à l’encontre de DC lorsqu’ils prirent leur fonctions (éditeur en chef et CEO respectivement), lancées dans un esprit potache pour relancer une rivalité un peu en sommeil à l’époque.

      Quant à savoir pourquoi « Marvel ou DC » et pas « Marvel ou DC ou Dark Horse ou Image ou IDW etc… » je pense la réponse est dans ta question. Tu dis « la plupart des lecteurs ». Donc déjà en effet il y en a qui diront n’être fan ni de Marvel ni de DC mais d’un autre éditeur. Seulement, vue l’énorme domination de Marvel et DC sur le marché, c’est juste que statistiquement on a plus de chance de tomber sur quelqu’un qui lit surtout du Marvel ou du DC.

  4. Eddyvanleffe dit :

    J’ai fait personnellement beaucoup d’efforts envers DC qui possède un univers d’une richesse inouie avec certaines icones indétronables (Bon surtout Batman en fait!!) mais je reviens toujours indéféctiblement vers Marvel parce que bon je cotois les X-men, Spider-Man, Daredevil depuis que je suis en âge de lire et donc cela remonte à Lug… Cette continuité sans le moindre hiatus fidélise forcément le client. Il y a donc un contexte particulier à la France à ce sujet.

  5. cosmos dit :

    Merci pour vos réponses ! (oui effectivement c’était bien le OU au sens de « ou exclusif » le mot important de ma question, merci d’avoir lu entre mes lignes ce que je n’arrivais pas à formuler gentiment :P )

    Je réalise que le fait de parler de (et de suivre des discussions sur) les comics sur Internet quasi-exclusivement fait peut-être plus ressortir le côté « stupide querelle de clocher », car on est plus facilement sec voire agressif dans ses propos, alors que le sympathique esprit de camaraderie doit peut-être plus ressortir « en vrai ».

  6. Eddyvanleffe dit :

    Le coté agréable de comic talk, c’est justement que l’on peut vraiment discuter avec nos arguments de lecteurs sans y avoir la moindre aggréssivité. C’est vraiment relax. Les articles sont vraiment super bien foutus et toujours enrichissants.

Poster un commentaire