Sailor Moon le film, la critique. Ou réflexions avec spoilers sur Wonder Woman.

Sailor-moon-Ok

Steeve Par

ATTENTION ! Article à forte teneur en SPOILERS (mais sans sucres ajoutés) !
(contient néanmoins du vocabulaire et des références qui échapperont sûrement à ta mamie et plein de gifs qui n’ont pas grand chose à faire ici)

Et si vous ne me croyez pas, ouvrons cette critique en parlant des « twists » du film :

  1. le méchant n’est pas le vilain allemand mais le vieux british

 

  1. l’épée de Wondie n’est pas la god killer, c’est Diana elle-même la god killer !

 

  1. Diana n’est pas faites d’argile, c’est la fille de Zeus !

 

Donc, après 1h30 d’un film pas folichon on nous déballe tout ça en 5min chrono. Et devinez quoi ? On s’en fout ! Ares aurait pu être incarné par un acteur qu’on n’aurait pas vu de tout le métrage, la portée émotionnelle de son apparition en fin de film aurait été exactement la même. Quant à la vérité sur la filiation de Diana : mieux vaut ne pas cligner des yeux à la mauvaise seconde.

On nous apprend au détour d’une phrase que son papounet est le créateur de l’humanité (dans vos gueules monothéistes de mes deux !), qu’elle est donc une déesse (comme annoncé dès l’affiche du film soit dit en passant) et que nous sommes donc en train d’assister à un duel fratricide. J’ai eu l’impression de revoir le dernier James Bond l’histoire d’un instant (oups… j’ai spoilé un autre film du coup :/). Diana apprend tout ça d’un coup et… elle s’en fout. Et nous aussi, on s’en fout.

Tout comme ces villageois et ces militaires qui, après avoir vu une petite meuf toute pimpante et pas bien épaisse démolir un clocher en se jetant à corps perdu dessus, ressortent de l’expérience aussi surpris que moi quand je croise mon facteur en allant acheter du pain le samedi matin : ils s’en foutent.

A l’image du capitaine Steve Trevor, espion de son état. Espion qui se contre-fout des concepts de discrétion, de subtilité ou encore de furtivité. Espion dont la seule conception de l’infiltration consiste à chourer ses fringues au premier méchant allemand venu, entrer dans la première pièce pleine de ses petits copains qu’il trouve et foutre le zbeul.

Le gars a beaucoup trop joué à Hitman. « Si je me fringue en méchant, personne ne se posera de questions. Comme je suis habillé comme eux j’ai qu’à attraper ce carnet qui traîne à la vue de tous et partir avec. Personne ne remarquera. Et pourquoi pas aller directement demander à la vilaine de me montrer le fruit de son travail ? Comme je suis séduisant elle devrait me livrer tous ses secrets dans la minute. » Un mauvais joueur de Hitman avec ça…

Mais les scènes d’infiltration foireuses c’est bien parti pour devenir un running gag dans les films de la Warner. On avait déjà eu le droit au Bruce Wayne, meilleur détective au monde formé par des ninjas, qui se fait griller par absolument tous les personnages en présence lorsqu’il crash la petite fête de Lex Luthor pour récupérer des informations de façon très subtile.

 

Maintenant c’est au tour de la petite brunette en robe bleue avec une épée dans le dos qui ne choque absolument personne lors d’une soirée mondaine. J’attends impatiemment de voir Flash à l’oeuvre dans Justice League.

"J'adore votre style."

« J’adore votre style. »

Alors oui, Gal Gadot est d’une beauté sans nom. Oui, les scènes de combat dépotent et sont intenses. Mais merde, le pouvoir de l’amour quoi. Le fucking pouvoir de l’amour. Qui triomphe de tout. Même de la méchanceté dans le petit cœur cramoisi des méchants vilains pas beaux qui s’apprêtaient à tuer des milliers de personnes trois minutes avant d’être irradiés par sa puissance. Je suis venu voir Wonder Woman, pas Sailor Moon bordel. Ou alors à la limite donnez moi un chat qui parle pour ma peine. Plus que dans de la romance, le film tombe dans le magical girl débridé. Bref. Le film ne m’a pas fait kiffer.

 

On en est donc au quatrième film de l’univers unifié DC au cinéma. Et plus ça va, moins c’est soutenable. Les nombreux reshoots de Justice League à peine quelques mois avant sa sortie n’augurent rien de bon pour la suite. Tout ça est bien dommage.

3 Responses to Sailor Moon le film, la critique. Ou réflexions avec spoilers sur Wonder Woman.

  1. Dionysos dit :

    Parfaitement résumé ! Power of love :D
    (j’adore le premier gif)

  2. Ramior dit :

    Wonder Woman ça toujours était du Magical Girl en avance.

    Donc rien d’étonnant

  3. Eddy Vanleffe dit :

    Je suis allé voir ce film et j’en suis également ressorti pour le moins mitigé…
    il règne depuis une drôle d’ambiance dans le landerneau du comics, certaines choses sont mesurées par leur teneur en féminisme parce qu’on l’est jamais assez. on partait il faut bien l’avouer d’assez loin. Ce film vient donc concrétiser des années de labeurs et de combat pour donner aux héroïnes l’aura qu’elles méritent. du coup on est assez nombreux à faire le déplacement pour adouber l’intention bien plus que le film en lui même. et que nous a t-on servi? l’histoire d’une nunuche bornée, affrontant une bande de vieux moustachus se trémoussant sur leurs tabourets et tombant dans les bras du PREMIER bellâtre venu…
    je trouve que ce film rate complémentent son message et je vais regarder à nouveau Buffy qui au moins ne mâchait pas ses mots sur le sujet.