Star Wars Episode VII : The Force Awakens, la critique (GARANTIE SANS SPOILER)

Star Wars VII Comic Talk Critique

Jeffzewanderer Par

CRITIQUE GARANTIE SANS SPOILER

Aucun élément de l’intrigue n’est dévoilé, ni la nature d’aucun lien entre les personnages.

Merci de respecter cela dans les commentaires. Tout commentaire contenant un spoiler sera aussitôt effacé.

Qu’il est donc difficile de critiquer une œuvre comme Star Wars Episode VII : The Force Awakens. Parce que c’est un film qui me tient particulièrement à cœur. Peut-être celui pour lequel je suis le plus fan et donc le moins objectif. Alors en parler sans recul et sans non plus tomber dans le dithyrambe exagéré n’est pas chose aisée. Ajoutez à cela le choix d’éviter tous spoiler, et je vous laisse imaginer le numéro de claquette en terrain miné que constitue cet article. Pourtant je vais quand même essayer de vous parler du dernier chef-d’œuvre de J.J. Abrams

There has been an awakening…

Premier constat, qui s’impose dès les premières images et ne fait que se confirmer tout au long du premier tiers du long métrage : le film cherche à casser les codes de Star Wars tout en affichant une grande révérence pour le matériaux original. En effet l’écriture des dialogues est plus moderne, on ne retrouve pas le côté parfois hiératique des anciens films. Les petites touches d’humour sont aussi plus présentes, plus directes surtout. Même la mise en scène est plus percutante que par le passé. On en sentirait presque l’impact des tirs de blaster.

Mais d’un autre côté on sent aussi à chaque instant l’amour de J.J. Abrams pour la franchise, ainsi qu’en témoigne les très nombreux clins d’œil. Ceux-ci sont de tout ordre, du  bon vieil œuf de pâques aux diverses références thématiques. On pourrait même dire que ce film est auto référencé à l’extrême, tant les temps forts de son intrigue reposent sur les diverses révélations des liens entre les nouveaux personnages et les anciens, ou de la destinées desdits anciens. Même le mcguffin prétexte au lancement de l’intrigue participe à cela. Le reste de la structure narrative est par contre très classique. Sachant que les réminiscences que le film évoque paraissent évidemment assumées.

En fait on pourrait dire que le film procède en deux temps : d’abord il s’évertue à casser les codes narratifs de la saga, pour mieux se les approprier et les recréer de plus en  plus (mais à sa façon) à mesure que le film avance. On est en fait face au premier vrai Star Wars du XXIème siècle : à la fois produit de son époque et indiscutablement dans le prolongement de ses illustres prédécesseurs.

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Chewie, we’re home

Harrison Ford, impérial en Han Solo grisonnant, en est peut-être la plus belle illustration. Il n’est plus le Solo qu’on connaissait, il a évolué, mais retrouve toute l’essence du personnage, toute sa mystique. Un constat qui vaut pour tous les revenants. Quant aux petits nouveaux, ils sont impeccables. Le trio Daisy Ridley (Rey)-John Boyega (Finn)-Adam Driver (Kylo Ren) porte se film et se pose en digne successeur des héros classiques. Chacun de ces personnages est touchant, attachant, et on sent un vrai travail sur leur psychologie, malgré quelques (rares) raccourcis. On évite notamment le piège du manichéisme. Mention spéciale aussi au Poe Dameron campé par Oscar Isaac. L’as de la Resistance s’affirme en effet comme un personnage de premier plan dans le film, sorte de nouvel Han Solo par sa gouaille et son charisme teinté d’arrogance. BB 8 est aussi très réussi en R2 version 2.0, on sent le futur chouchou du public.

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Que dire de plus sans trop en dévoiler ? Peut-être que la communication autour du film a été remarquablement maîtrisée. En ne dévoilant presque rien sur l’intrigue, Disney nous a laissé échafauder nos théories. Et du coup au visionnage du film, soit on réalise qu’on s’est planté et on a le plaisir de la surprise, soit on découvre qu’on avait raison, mais on en est tout fier. Ça n’a jamais le côté frustrant d’une intrigue déflorée par une bande annonce trop révélatrice. C’est juste la satisfaction du détective qui a vu juste.

Dans le même ordre d’idée, la découverte de l’univers mis en place pour cette nouvelle ère est un plaisir de chaque instant. Il est aussi amusant de constater que pas mal de questions sur l’équilibre des forces entre le First Order et la Resistance trouvent leur réponse dès le traditionnel texte introductif

La réalisation est elle aussi maîtrisée, efficace, entre hommages assumés et mise en scène typiquement moderne comme on l’a évoqué plus tôt. On retiendra peut-être plus particulièrement les passages à bords des vaisseaux spatiaux (X-Wing, Ties…),

épiques et habilement chorégraphiés. Idem pour les designs. Tous les espoirs nourris par les bandes-annonces sont concrétisés. Allez, pinaillons un peu, les effets du vent de la course d’un vaisseau en rase-mottes ont remplacé le lens flare comme gimmick visuel (très) récurrent. Mais ma foi c’est si beau…

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On pourrait aussi évoquer quelques faiblesses. La tendance à abuser de l’auto référencement pour faire naître l’émotion. Il y a notamment un passage précis où ça ne suffit clairement pas. On dénombre aussi beaucoup de ces coïncidences dont on sent bien qu’elles sont là pour éviter que l’intrigue ne soit paralysée. Ce n’est jamais rédhibitoire, il y a même souvent une explication, mais il y a un effet d’accumulation.

Au final, s’il ne faut retenir qu’une chose de ce film, c’est qu’il est vraiment le Star Wars de notre époque. Toujours fidèle au matériau d’origine, il le fait totalement sien. C’est Star Wars comme vous ne l’avez jamais vu, mais c’est bel et bien Star Wars. Le défi est donc bien relevé, et la saga mythique entre de la plus belle des manières dans l’ère moderne.

3 Responses to Star Wars Episode VII : The Force Awakens, la critique (GARANTIE SANS SPOILER)

  1. Noisybear dit :

    100% agree avec tout ce que tu écris.

  2. Matt dit :

    Tout à fait d’accords avec toi, il me fait penser au comics d’Aaron : rien de vraiment bouleversant sans l’écriture, mais diablement remise à niveau de notre temps avec un rythme intelligemment dosé entre action et émotion. On peut effectivement pinaillé un peu sur la sur-référence notamment à l’épisode IV mais le projet était tellement casse gueule et reste tellement jouissif au final qu’il faudrait vraiment être un amateur aigri pour ne pas apprécier enfin un bon bon film de genre.

  3. PoisonFanny dit :

    Excellente critique, même émotion de mon côté ! J’ai adoré de bout en bout même si parfois l’auto référence jusqu’à reprendre les mêmes plans était un peu trop, mais c’est la marque star wars après tout ! Les nouveaux personnages sont très bons, l’évolution des anciens crédible, le tout visuellement sublime… enfin je ne vais pas répéter ce que tu as dit en mieux, en résumé j’avais de grandes attentes et je n’ai pas été déçue, quel beau star wars, quel beau film !

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