The Powerpuff Girls #1, la review

Powerpuff girls

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Les dessins animés, cela a toujours été mon petit jardin secret. Durant mon adolescence, jamais je n’osais dire que j’appréciais encore les Thundecats, les Tortues Ninja, même Pokemon, et que ce n’était pas uniquement des souvenirs de mon enfance. Aujourd’hui, j’ai passé le stade de la peur d’avoir honte. Un de mes plaisirs coupable était les Super Nanas, typiquement le type de série qu’il fallait que je garde pour moi. Mon entourage se serait foutu de ma gueule. Il fallait que je reste le mec du groupe qui aime le football. Mon « coming out » a été tardif, et je vis maintenant mes passions sans me cacher. Quand IDW annonce une série The Powerpuff Girls, autant dire que j’étais aux anges. Une flopée de couvertures variantes plus tard, quelques minutes de lecture, et une review en découle.

Powerpuff Girls Cover

The Powerpuff Girls est avant tout un dessin animée par Craig McCracken qui a été diffusé pendant six saisons sur Cartoon Network, entre 1998 et 2005 en plus de films et d’épisodes spéciaux. L’univers coloré, les nombreuses références, ont fait le succès de la série qui a récolté de nombreuses récompenses pendant sa diffusion. On pouvait  suivre les aventures de trois super héroïnes, Bubbles, Blossom, et Buttercup, entre batailles contre des monstres s’attaquant à leur ville, et les problèmes que peuvent rencontrer des petites filles. C’est justement ce double discours qui faisait la force de la série et plaisait au public. Une série de comics de 70 numéros a été publiée chez DC a partir du début des années 2000. En marge de sa nouvelle série, IDW les republie dans des TPB qui vont permettre aux amateurs de les découvrir à moindre coût.

Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt à nos Super Nanas, qui débarquent chez IDW au milieu des Teenage Mutant Ninja Turtles, My Little Pony, ou encore Samourai Jack. Troy Little a la tâche d’essayer de rendre leurs lettres de noblesse à Blossom, Bubbles, et Buttercup. Il n’est pas le plus connu des artistes canadiens, mais on peut mettre au crédit d’un de ses bouquins d’avoir obtenu des louanges de la légende Dave Sim, ce qui a attiré l’attention en 2007 pour éditer ses creator owned. Cela va néanmoins être une découverte pour moi, à l’écriture comme au dessin. Du point de vue graphique tout d’abord, l’artiste nous replonge dès le premier coup d’oeil dans cet univers coloré qui nous plaisait quand on regardait le DA. C’est un véritable plaisir de retrouver les trois petites habillées de rose, vert, et bleu. Leur tête ovale surdimensionnée caractéristique est bien évidemment présente. On sourit rien qu’en voyant la couverture, et le bonheur continue en le feuilletant. On est en terrain connu et surtout conquis. Si on prend ce titre, on sait à quoi s’attendre et on est servi ! Chaque case colorée donne la patate, le sourire de nos héroïne est communicatif. Le visuel est là. Mais du côté de l’écriture, on reste sur notre faim…

Powerpuff Girls Hasting Covers

Le bon point, c’est qu’on évite des origines pour nos trois Super Nanas. Si on a pris The Powerpuff Girls, deux cas de figure : on est une petite fille qui accompagnait son papa lors de sa visite à son comics shop, ou on connait la série et on a envie de se replonger dans cet univers qui, je dois l’avouer, me manque. Les fans n’attendaient pas un numéro introductif, qui si le rythme n’est pas maitrisé aurait pu également perdre les quelques curieux. On démarre donc dans le vif du sujet avec un affrontement contre l’incontournable Mojo Jojo. Dans un robot géant bien évidemment. Malheureusement l’affrontement est rapidement expédié. Les tirades du singe maléfiques, qui normalement font mouches et participent grandement au charme et à la légende (oui, il fait partie de mon Top Best Vilain Ever), sont fades. Mojo Jojo n’a plus le mojo. L’importance de la voix dans la série prend encore une fois tout son sens. Tout n’est pas dans l’écriture, l’interprétation change tout. La seconde partie du single est moins accrocheuse, on aura même tendance à l’oublier dès que la fin qui amène au cliffhanger arrive. Mais au moins, on a envie de lire la suite.

Même si on en prend plein les yeux, qu’on retrouve avec un plaisir nous caché les Powerpuff Girls, c’est un gout amer qui reste en bouche après la lecture de ce premier numéro chez IDW. L’écriture ne fonctionne pas autant qu’un épisode, et le creux rythmique au milieu du single pèse sur la qualité globale. Cependant, l’esprit des Super Nanas est la. L’amour du combat contre les vilains de Bubbles, Blossom, et Buttercup est parfaitement palpable. Cet amour, elles nous le transmettent quand même en partie. La bonne humeur déborde des pages colorées de The Powerpuff Girls. Mais il manque ce petit plus pour complètement me replonger des années en arrière, mes tartines de Nutella et mon bol de lait, devant un épisode d’une de mes séries préférées. En tout cas, je sens que je vais encore me ruiner en Variant Covers…

La note : 3/5

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