X-Men : Grandeur et décadence Partie 2 : La chute des Mutants

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Jeffzewanderer Par

PARTIE 1 : Le règne des Mutants

 

Premier sauvetage

Pourtant les ventes tiennent toujours. Néanmoins Marvel semble enfin prendre conscience que quelque chose cloche dans la maison X. Les arrivées de Bill Jemas aux manettes et surtout de Joe Quesada en tant qu’éditeur en chef permettront un électrochoc salutaire. Le duo se fixa pour objectif de remettre Marvel au top créativement ce qui passe, dixit Jemas, par le fait de reconnaître que pas mal de leurs séries étaient mauvaises. Le big boss connu pour ses phrases chocs déclara aussi qu’il était indispensable de rendre les X-Men plus faciles à aborder, affirmant qu’en tant qu’avocat il se baladait quand il s’agissait de lire le code des impôts mais qu’il lui avait fallu plus de six mois pour comprendre ce qui se passait dans les séries X-Men.

Concrètement ça se traduit par l’arrivée de Grant Morrison et Frank Quitely sur X-Men #114, rebaptisée New X-Men pour l’occasion, et une toute nouvelle direction créative. Exit les costumes colorés, bienvenue au cuir noir. Et surtout tous les tabous sont brisés. Xavier est « outé » comme mutant, son institut devient une école publique ouverte à tous et plus seulement à ses X-Men, Wolverine redevient un meurtrier dangereux, Cyclops est totalement déconstruit et se lance dans un triangle amoureux avec Jean et Emma Frost… Et surtout Morrison a vraiment la liberté nécessaire pour raconter son histoire, ce qui lui réussit franchement.

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De son côté Claremont récupère une série créée pour l’occasion : X-Treme X-Men, où il peut continuer à raconter son genre d’histoire plus traditionnelle. Et Uncanny X-Men devient une sorte de « série compagne » de New X-Men, suivant le tempo dicté par celle-ci. C’est d’ailleurs la première fois qu’on se retrouve avec une ligne éditoriale à deux vitesses pour les séries X-Men principales. On avait cependant déjà eu un phénomène comparable avec X-Men et Uncanny X-Men d’un côté, et le reste des séries X (Force, Factor, Generation…) de l’autre en termes de vente comme d’impact.

A noter qu’on observe aussi une cassure en termes de qualité créative. Uncanny X-Men commence à souffrir d’expériences pas toujours inspirées telles que certains redesigns par le mangaka Kia Asamiya ou surtout le run très controversé de Chuck Austen. Et X-Treme X-Men peine à trouver son rythme même si elle a ses adeptes. Même la tentative de coller au deuxième film X-Men en faisant un story arc « God Loves, Man Kills 2 » (le graphic novel original ayant vaguement inspiré long métrage) avec relooking de Stryker et Deathstrike, ne convainc pas.

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Le début du déclin

New X-Men est donc la star des séries X, mais comme les bonnes choses ne durent qu’un temps, le run de Grant Morrison prend fin au numéro 154. Et c’est Chris Claremont qui re-revient s’occuper d’Uncanny X-Men, avec à mon (pas si) humble avis aussi peu d’inspiration que lors de son premier comeback. Chuck Austen passe quant à lui d’Uncanny à X-Men, avant que Peter Milligan ne lui succède. La ligne X-Men change aussi globalement d’orientation, revenant à ses origines super-héroïques après la parenthèse SF/cuir noir de Morrison. Cependant une nouvelle série de prestige est lancée à cette époque, reprenant les personnages principaux du run de Morrison (Cyclops, Emma, Wolverine, Beast…) et en préservant l’esprit tout en s’inscrivant dans le nouveau contexte éditorial. Si vous ne l’avez pas déjà compris, il s’agit bien sûr du superbe Astonishing X-Men de Joss Whedon et John Cassaday (#1 à 24 plus le Giant-Size Astonishing X-Men #1). Cette série perpétue la tradition de squat du haut des charts des séries X, mais elle a un problème : des retards de plus en plus conséquents.

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Et à coté de ça les séries X-Men historiques peinent de plus en plus à convaincre, surtout face à une concurrence qui se fait de plus en plus rude. L’année précédente Batman a en effet repris du poil de la bête en enchaînant deux excellents runs : Hush de Jeph Loeb et Jim Lee puis Broken City de Brian Azzarello et Eduardo Risso. Plus globalement DC hausse le ton (évoquons le brillant Identity Crisis de Brad Meltzer et Rags Morales, Green Lantern Rebirth de Geoff Johns et Ethan Van Sciver…) et redevient une menace pour la suprématie de Marvel sur les ventes. Et même dans la Maison des Idées la concurrence est rude, la ligne Ultimate portée par Ultimate Spider-Man, Ultimate X-Men et The Ultimates (malgré leurs retards) connaissant un essor impressionnant. A noter que cet essor avait commencé lors du run de Grant Morrison, mais son New X-Men avait tenu le coup. L’Astonishing X-Men de Whedon/Cassaday fait de même, mais seulement quand il sort. De même on commence à assister à la montée en puissance des Avengers avec les New Avengers de Brian Michael Bendis, nouveau scénariste phare de Marvel.

Les séries X-Men se trouvent donc dans une position étrange. Astonishing est un hit mais qui sort trop rarement. Uncanny et X-Men restent des gros titres en termes de vente mais n’ont plus leur splendeur d’antan. Ultime paradoxe, House Of M, event de prestige et de qualité, met même en scène les mutants mais a tout d’une histoire des Avengers. Sauf que ce sont les mutants qui trinquent à la fin avec le « no more mutants » passé à la postérité.  Alors Joe Quesada va encore tenter quelque chose.

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Le pari du contre-pied

Semblant reprendre conscience que Chris Claremont n’est pas l’homme de la situation, Joe Q va chercher de nouveaux auteurs, et en choisit deux plutôt surprenants. Sur Uncanny X-Men ce sera Ed Brubaker, valeur montante issue du polar qui a redonné un coup de boost à Captain America et sera le continuateur de l’omniprésent Bendis sur Daredevil. Il commence d’ailleurs à faire mumuse avec les mutants en résolvant l’un des derniers gros subplots traînant depuis des décennies : l’identité du troisième frère Summers (dans la mini X-Men : Deadly Genesis). Pour X-Men c’est encore plus improbable puisqu’il s’agit de l’Anglais Mike Carey, auteur du brillant Lucifer, spin-off de Sandman, et qui s’est aussi distingué par un run inspiré sur Hellblazer (#175 à 215). Pas les profils qu’on attendrait, surtout pour rebooster les ventes des anciens enfants prodigues de Marvel.

A cela s’ajoute le fait que les rosters d’X-Men avec lesquels on les laisse jouer ne font pas rêver. Wolverine, Cyclops, Emma, Beast, Colossus et Kitty Pryde sont monopolisés par Joss Whedon dans Astonishing, qui vit dans son coin pourtant loin de la continuité, à son rythme. Et étonnamment Marvel ne veut pas leur donner le don d’ubiquité qu’ont habituellement les super-héros. Du coup Brubaker doit faire avec Havok, Rachel Grey, Warpath… Quant à Mike Carey il compose aussi une équipe surprenante avec Rogue en leader, Cable, Canonball, Iceman et même Sabertooth (même s’il n’en fait jamais vraiment partie…).

Pourtant, malgré ces contraintes, et ce n’est encore une fois que mon avis, la mayonnaise prend, grâce au talent brut des deux scénaristes, bien épaulés par des artistes de talent (Billy Tan, Sal Larroca, Chris Bachalo). La critique comme le public semblent adhérer à ces titres qui contrairement à Astonishing sont bien là tous les mois. L’épopée spatiale de Brubaker (continuation de Deadly Genesis avec Vulcan, le troisième Summers, en vilain) et les histoires plus character driven de Carey fonctionnent. Si bien que ce qui semble être juste un ballon d’essai de Quesada (du style : on tente, et si on se plante ce sera pas pire qu’avant de toute façon) devient une vraie stratégie.

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X-over, messie et nouvelle direction…

Cette stratégie consiste en un retour de cette grande marque de fabrique des 90s : le X-over. Cette fois il s’appelle Messiah Complex et touche presque toutes les séries X : Uncanny, X-Men, mais aussi X-Factor et New X-Men vol 2 (successeur spirituel de New Mutants). Mais pas Astonishing. Les personnages d’Astonishing justement, Cyclops et Wolverine en tête, sont rapatriés dans la continuité avec le fameux don d’ubiquité.

L’histoire sera une gigantesque course poursuite entre les X-Men, Mr Sinister, Cable et les racistes Purificateurs pour récupérer le premier bébé mutant né depuis House Of M. On assistera à bien des tournants majeurs dans cet event, à commencer par la métamorphose de Cyclops en véritable général parfois prêt à faire les choix difficiles plutôt qu’en soldat dévoué de Charles Xavier. Et il y aura aussi la naissance de la nouvelle mouture d’X-Force, escouade de tueurs black ops emmenée par Wolverine.

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Mais surtout quand la poussière retombe, une nouvelle ère s’ouvre pour les X-Men qui quittent leur base historique de l’institut Xavier à Westchester, NY, pour aller s’installer sous le soleil de Californie à San Francisco. Là-bas ils seront acceptés, perdant un temps leur statut de parias. Ed Brubaker écrira les premiers numéros de ce nouveau statu quo, puis sera rejoint et enfin remplacé par Matt Fraction sur Uncanny X-Men. De son côté Mike Carey tâtonne quelques numéros en centrant X-Men, rebaptisé X-Men Legacy, d’abord sur Charles Xavier puis sur Rogue. Cette dernière finira par devenir le personnage principal du titre, qui aura tout d’une série solo. Astonishing X-Men continue elle aussi avec Warren Ellis et Simone Bianchi, et si elle est censée être effectivement réintégrée à la continuité, ça ne dure pas à cause des retards des auteurs. Elle garde donc son statut de série de prestige à part, mais avec un prestige qui diminue au fil de l’inspiration chancelante desdits auteurs.

Mais revenons en à Uncanny, car au-delà du changement de statu quo et d’auteur, on assiste surtout à une métamorphose de l’esprit de la série. L’installation à San Francisco est celle des mutants, de vraiment tous les mutants, les X-Men voulant fédérer ce qui reste de leur espèce autour d’eux. Et plutôt qu’une classique série de super-héros, Uncanny devient peu à peu une sorte de chronique du peuple mutant. On retrouve certes des personnages récurrents, Cyclops et Emma Frost en tête, avec les ajouts plus ou moins improbables de Magneto et Namor notamment. Mais l’atmosphère du titre a changé. Une tendance confirmée par le déménagement sur les restes de l’astéroïde M pour fonder la nation mutant d’Utopia après l’assaut des Dark Avengers de Norman Osborn pendant Dark Reign.

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… qui s’enlise

Or le problème avec cette nouvelle direction, et soyons juste aussi avec l’écriture d’un Matt Fraction pas toujours inspiré et souvent plus à l’aise dans des délires indies, c’est qu’Uncanny devient assez soporifique. Les arcs manquent de punch et si la chronique du peuple mutant a de l’intérêt en soi, elle peine à passionner chaque mois. On commence aussi à déceler les bases d’une des faiblesses actuelles de la série : les méchants de qualité se font rares. La succession opérée par Kieron Gillen ne changera pas grand-chose à la direction globale de la série, même si l’obsession de l’Anglais pour Mr Sinister donnera lieu à un arc sympathique.

Plus globalement la période s’avèrera assez chaotique pour les joyeux mutants. Tout d’abord parce qu’il faut conclure le cycle commencé par Messiah Complex, ce qui donne donc Second Coming, X-over sur le même modèle que son prédécesseur. Sauf que refaire la même chose (impliquer toutes les séries X et raconter une nouvelle course poursuite) marcha moins bien la seconde fois, du moins au niveau de l’intérêt. Heureusement on récupère Hope Summers à la sortie, le bébé devenue ado après encore du voyage dans le temps avec Cable (et un crossover dispensable avec X-Force, Messiah War).

En fait, depuis Messiah Complex, on a d’ailleurs assisté à une recrudescence des X-over. J’évoquais Utopia puis Second Coming ou Messiah War, mais même X-Men Legacy, qui vit sa vie dans son coin la plupart du temps s’essaiera au genre aussi avec Necrosha (avec X-Force notamment) puis Age Of X. A cela s’ajoutent des tie-ins Fear Itself, Utopia ayant marqué le retour des X-Men de plein pied dans le grand tableau composant le Marvel Universe.

On se rend aussi compte à ce moment là que la ligne compte beaucoup de titres X-Men purs, et que la qualité ne suit pas toujours hélas. Ainsi la série de prestige Astonishing X-Men est devenu le titre dont on ne sait pas trop quoi faire. Et le nouveau volume de la série X-Men lancé en grande pompe par Victor Gishler et Paco Medina en septembre 2010 ( la série X-Men lancée en 1991 étant donc devenu X-Men Legacy depuis Messiah Complex, oui c’est compliqué…) n’est pas un chef d’œuvre. Après un arc où les X-Men affronteront des vampires, le titre deviendra en fait une série de team-up.

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Un Schism pour rien

A ce stade les ventes restent bonnes, même si un écart se creuse entre les meilleurs vendeurs (Uncanny X-Men surtout, X-Men vol 2 à ses débuts…) et le reste de la ligne (X-Men Legacy, X-Men par la suite et surtout Astonishing X-Men). Mais dans l’ensemble elles restent très bonnes. Il faut juste accepter l’idée que les X-Men sont juste une grosse licence Marvel parmi d’autres et plus les rois incontestés de la Maison des Idées comme dans les années 80-90.

Mais comme justement Marvel ne l’accepte pas, un énième pari va être tenté avec Schism, marquant une grande rupture idéologique entre Cyclops (qui a une vision assez militariste de ce que doit être l’avenir de la nation mutante pour s survie) et Wolverine (qui croit encore au rêve de coexistence pacifique de Charles Xavier) se soldant par le départ de ce dernier pour fonder sa propre école. Ce qui débouche sur une nouvelle série intitulée Wolverine & The X-Men par Jason Aaron (déjà star grâce notamment à ses divers tires Wolverine et dont la côte continuait de monter) et Chris Bachalo. Ce lancement s’accompagne d’un nouveau statu quo intitulé Regenesis qui touche les multiples séries X-Men et même d’un relaunch de l’historique Uncanny X-Men. On est censé être face à un point d’entrée parfait mais finalement à part le succès (globalement mérité, surtout au début) de Wolverine & The X-Men rien ne change sur le fond : érosion des ventes, direction artistique pas toujours inspirée, multiplicité de titres et ligne à deux vitesses.

Et surtout à peine Regenesis lancé, on s’avance déjà tout droit vers Avengers Vs X-Men (dès Uncanny X-Men vol 2 #11 pour vous donner une idée), le crossover qui doit mettre un point final à la saga de Hope avec le grand retour du Phoenix. Ce sera bien la fin d’une ère, et cet event débouchera carrément sur Marvel Now, grand bouleversement des équipes créatives et des statu quo pour toutes les séries de la Maison des Idées en réponse au coup de tonnerre commercial et critique que furent les New 52 chez DC.

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All-New X-Men, la méthode Bendis

Pour les X-Men Marvel Now se traduira par l’arrivée de l’iconique Brian Michael Bendis, scénariste le plus emblématique de Marvel depuis plus d’une décennie, aux commandes des séries X principales. Il lance donc All-New X-Men et peu de temps après relance Uncanny X-Men, écrivant les deux titres en parallèle comme il l’avait fait pour la doublette Avengers/New Avengers juste avant.

Wolverine & The X-Men, série on ne peut plus marquée par la patte de son créateur Jason Aaron échappe d’abord au relaunch, et continue son bonhomme de chemin. Puis elle sera relancé par Jason Latour mais avec beaucoup moins de succès. Et on a droit à un nouveau X-Men par Brian Wood (qui avait déjà fait un passage sur la série X-Men de 2010 après Regenesis) et Olivier Coipel (le temps du premier arc). X-Men Legacy a aussi son relaunch, mais c’est en fait une série solo sur Legion, fils schizophrène du Professeur Xavier.

On reste donc sur l’idée d’une ligne édito à deux vitesses, ce qui se voit encore nettement au niveau des ventes. All-New et Uncanny sont les locomotives, et les autres titres ne peuvent qu’espérer suivre le rythme (et n’y parviennent pas). Concrètement pour les séries de Bendis on est face à une histoire de voyage dans le temps (thème omniprésent chez Marvel à l’époque). Horrifié par les actes de Cyclops dans Avengers vs X-Men, qui se sont soldés par le meurtre de Charles Xavier, Beast fait venir les cinq X-Men originaux à notre époque, créant un paradoxe temporel. Et dans Uncanny, Cyclops se pose en leader de la révolution Mutante et recrute des jeunes mutants pour sa cause, arrivant au bout d’une évolution entamée dès Messiah Complex (avec son côté général) et poursuivie avec Utopia (pour sa radicalisation).

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Et ses limites

Mais malgré des qualités évidentes, cet énième grand revirement n’a pas vraiment remis les X-Men au sommet du monde. Ils restent une franchise importante, mais éclipsée par les Avengers montés en puissance depuis des années.

Artistiquement on peut avancer quelques hypothèses pour expliquer le semi échec de Brian Bendis, qui ne devrait pas rester comme un des scribes X de légende. On pourra lui reprocher d’être trop souvent tombé dans son travers de la décompression excessive, l’action se faisant parfois rare, et les histoires avançant très lentement. La série manque aussi cruellement de vilains de qualité, un problème récurrent notamment depuis Schism (et même un peu avant). En fait les X-Men passent plus de temps à se taper dessus entre eux, et parfois avec le SHIELD plutôt qu’à lutter contre leurs ennemis. Enfin le roster ne fait pas rêver : les versions ado des X-Men originaux ne sont finalement pas nos vrais X-Men, et les jeunes recrues de Cyclops et sa clique dans Uncanny n’ont jamais été assez développées à part à la limite Tempus. Mais surtout le scénariste s’est un peu enfermé dans un pitch impossible à résoudre, la tension dramatique autour du retour des jeunes X-Men à leur époque tournant vite en rond. Et paradoxalement après qu’ils se soient retrouvés coincés à notre époque suite au dernier X-over en date, Battle Of The Atom, la série a perdu toute direction au lieu de vraiment entamer son deuxième acte.

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Désormais c’est Secret War qui se profile à l’horizon, grande remise à plat du Marvel U, ainsi que le départ de Brian Bendis avec Uncanny X-Men #600. Le futur des Mutants est donc en suspens, surtout qu’on se dit bien que ce qui se passe avant Secret War n’aura que peu de conséquences, l’event ayant vocation à tout effacer derrière lui. A cela s’ajoutent les rumeurs et théories plus ou moins conspirationnistes expliquant que Marvel ne rêve que de couler les X-Men pour embêter la Fox, qui en conserve les droits au cinéma. Personnellement j’ai déjà donné mon avis sur la question précédemment, et je reste sur l’idée que si les comics peuvent préparer le terrain au cinéma, en fin de compte c’est le cinéma qui peut doper les ventes de comics, pas l’inverse. On verra lors de la sortie d’X-Men Apocalypse. Affaire à suivre, même s’il semble peu probable que les X-Men retrouvent leur statut de rois de Marvel à terme prévisible.

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4 Responses to X-Men : Grandeur et décadence Partie 2 : La chute des Mutants

  1. arnonaud dit :

    Très bons articles !

    On notera quand même que le FCBD de cette année était sur Secret Wars, les Avengers et les Inhumains. Et qu’après avoir tenté une vague de séries solos mutantes début 2014, Marvel est passé à une vague de séries Guardians depuis. Je ne pense pas qu’il y ait un complot quelconque de Marvel vis à vis de la Fox, mais force est de constater que la chute des mutants est plus que constatable et qu’ils ne sont plus trop la priorité en terme de communication en ce moment.

    Reste qu’il y a pas mal de titres mutants lancés durant Secret Wars, qui tentent des approches variées sur la licence. A voir quel sera leur succès, que ce soit au niveau de leurs ventes ou de leurs qualités propres.

    • Noisybear dit :

      Il y a plusieurs raisons pour lesquelles Marvel ne communique pas sur les X-Men. La première est que cela risque de spoiler le run en cours et le fameux Uncanny X-Men #600. Dans la même veine, durant Time Runs Out, deux membres des FF n’apparaissaient pas pour ne pas révéler la fin de Fantastic Four #645.

      Malgré les critiques, leur plan comm’ ne repose pas sur révéler à l’avance ce qu’il se passe dans les séries ;)

  2. Noisybear dit :

    Plusieurs remarques :

    « La série manque aussi cruellement de vilains de qualité, un problème récurrent notamment depuis Schism (et même un peu avant). »

    Ce qui est le cas depuis le départ de Morrison à vrai dire. Brubaker a bien tenté de le faire avec un personnage finalement creux. Il y a bien eu Mystique par Carey (avant X-Men Legacy) mais ce n’était pas si bien que ça. L’énorme problème selon moi c’est que les scénaristes se focalisent trop sur « les mutants sont détestés par le monde entier » et pas sur leur côté super-héros. Tu me diras que Whedon a fait de bons ennemis (qui rejoindront tous les X-Men à un moment donné après le départ du papa de Buffy) mais je trouve que, comme tu l’expliques si bien dans ton article, il y a eu tellement de retard que la série est trop à part. Même s’il y a eu de véritables conséquences.

    Ensuite, je trouve que Bendis est le seul qui a ramené de véritables ennemis comme sa Brotherhood, ces dernières années j’ai rarement vu des ennemis aussi menaçants et aussi justes pour les mutants. Et puis, il y a Dark Beast – même si la résolution était naze, il a chamboulé l’univers de Cyclops. Bien plus menaçant dans l’ombre certes.

    Et, justement à propos de Bendis, depuis qu’il a repris les séries mutantes, les ventes ont nettement progressé. Tous les mois, All-New X-Men et Uncanny X-Men se vendent mieux que les séries Avengers (je n’inclus pas les séries événements).

    Bien que les mutants restent en dehors de la plus part des gros événements – dans un sens tant mieux c’était l’accumulation d’événements qui a bousillé une grosse partie de ses Avengers – puisque, en effet, Avengers vend mieux auprès du grand public. Mais en séries régulières, les mutants vendent mieux.

    Enfin, dans Secret Wars, il semble que les mutants ont encore un rôle à jouer. Un très important même.

    « Le futur des Mutants est donc en suspens, surtout qu’on se dit bien que ce qui se passe avant Secret War n’aura que peu de conséquences, l’event ayant vocation à tout effacer derrière lui. »

    Je pense que tu t’avances un peu vite ;)

  3. Eddyvanleffe dit :

    Je dois être un des seuls au monde à ne pas aimer du tout le run de Morrisson qui n’a de X-Men le nom… Imaginez je reprends le Club des 5: Claude est un transexuel qui trafique des Pitbulls qu’elle appelle de noms de souverains français et pendant les vacances sa famille vient la voir :Annie se prend pour Miley Cyrus et aimerait bien monter autre chose que des chevaux. François trop intelligent aimerait craquer l’ordinateur pleins de secrets gouvernementaux de son oncle scientifique. Quant à Mick il cache un secret terrible, Il est attiré par Claude mais avant ou après l’opération? il ne sait plus et cela le plonge dans la confusion la plus totale. Si c’est marrant 5 minutes, c’est complétement hors continuité et pas si intelligent que cela. (Non mais le Fauve qui récite shakespeare en plein charnier àGenosha pff!!). Le run de Claremont a été shooté en plein vol par House of M. Brubaker sort une génération de Xmen en 5 minutes pour les flinguer en 2 pages. Utopia, les bioman-Phénix. Messiah Complex qui est un remake de X-cutionner’s song. C’est total WTF!

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